SCÈNE I
GOJN 1 RAJN , qui dort appoyë sur une des tables où une lampe br&le près de
m-, IVIÉLUSINE.
MELUSINE j ouvrant avec précaution la porte du finid et apercevant Contran.
Encor lui!... mais il dort. Oh! ce livre, ce livre, Qq'ud hasard Tavorable à mes regards le livre I Pourquoi me Tarracher? avec quel cfi d'effroi
252 MÉLUSINE
Il s'est jelé, tout pâle, entre ce livre et moi ! Ses mains Tonl caché là.
( Elle s'avance vers la bibliothèque .)
Cherchons. Peine inutile!
s* âaDçant pour aaialr on volame sur la table qui fait face à oeUe où GoBtfxa est
endormi. )
Que vois-je?ô ciel!
(Elle l'ouvre. )
Eh! non : le Coran!
(Elle en ouvre on aotfe. )
L*ÉvangileJ Deux écrits quMci-bas on ne lit qu'à genoux.
Oui, Tun est vrai pour eux, et Tautre vrai pour nous; Mais rien sous le soleil n'est vrai pour tous les hommes. Qu'est-ce donc que savoir? C'est douter; et nous sommes Ramenés par le doute au besoin de savoir :
Cercle où tourne sans fin notre esprit sans pouvoir. Mais ce livre...
(L'orage éclate avec violence.)
Est-ce moi que Jéhovah menace Sur cette terre en deuil qui l'a vu face a face? En vain blanchit l'éclair ; de la mer Morte en vain Les flots semblent bondir sous le courroux divin ; La foudre en vain mugit; qu'il soit sacré, profane,