‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 55 sur 78 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

MÉLUSIPTE.

Qaisait?

CONTRAN.

Vous, si fière D^avoir de tant d'erreurs secooé la poussière! Quelle pitié! Laissez les Yolgaires esprits Croire ii ce merveilleux dont ils sont tous épris. Que souvent d'un hasard Thomme fait un miracle !... Mais ce hasard aussi dément plus d'un oracle : Lusignan sur ces bords fut l'exemple vivant Des maux que nous prépare un espoir décevant. Tenté par l'avenir, il quitta sa patrie :

Son sang devait, dit-on, régner sur la Syrie-, Et, comme votre mère, attachée à son sort.

En y cherchant un sceptre il y trouva la mort.

MÉLUSINE

Son sang bat dans mon cœur, Contran.

CONTRAN.

Vous êles vaine :

S'il n'a pas été roi, vous pouvez être reine; C'est là votre pensée; eh bien, craignez l'orgueil :

Î5S MÉLUSINE

Un par esprit do del périt sur cet ëcaeil , Où récrasa de Dieo b main victorieuse.

MÉLUSIXE.

Cest sons Dieo qall tmnba, sa chate est ^^orieuse

GOXTRAN.

Soperbe, courbez-Toos, et ne me forcez pas

A maudire cette heure oà le double trépas

Que j'ai long-temps pleuré vous laissa sans famille.

Lus^an m^élait cher, et j'adoptai sa ^e.

Si j'ai trop tôt mûri votre jeune raison ,

Au Ueu de m'en punir, rejetez le poison

Qui, pour TOUS égarer, dans votre seia fermente.

Imitez votre soeur : aucun soin ne tourmente

Le repos de ses ouits, le calme de ses jours^

Mathilde est plus henreqse, et le sera toi^ours.

MÉLUSINE

Que dnq ans entre nous mettent de différence! Son coeur naïf s'endort dans sa sainte espérance, Dans la paix qui Fattend k Tombre de Fautel, Sous le pieux bandeau des filles du Garmel ; Mais, moi , depuis un temps je me sens orpheline Vous ne refusiez rien naguère k Mélusine.

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