‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 59 sur 78 · ACTE I, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IL

MÉLUSINE, basàGontnii.

Je YOas sais gré, Gontran, d'avoir calmé Torage.

CONTRAN, à Mâusine.

Elncor!

HELUSINE.

Qae fait Baudouin? où va de son courage S'exposer loin du camp Faventureuse ardeur, Eln poursuivant la gloire au prix de la grandeur?

CONTRAN.

Comment donc?

HELUSINE.

Ce château qui du milieu des sables A surgi tout k coup...

CONTRAN.

Vous croyez k ces fables?

MATHILDE

Nous croyons que, bâti par les esprits du ciel , 11 fut gardé par eux ; le soldat d'ismaël Ne put, même en passant, y planter sa bannière. Et de ses pieds jamais n'y laissa la poussière. Quel miracle, Gontran!

266 MÉLUSINÊ.

A VOQS.

bONTRAI*.

Ce miracle, il estâû...

MELUSINE, TiTemeiit.

GOirrRAN.

Gomme aux guerriers qui Tout bien défenda.

L'Arabe aime k conter, laissons là les merveilles Dont, les deux bras croisés, il amuse ses veilles.

MÉLUSINE

Mais enfin, seuls debout dans des champs dësbiés, Ces murs verront demain îios barons rassemblés. Si Baudouin est absent de ce conseil auguste. Qui défendra la cause a mes yeux la plus juste, La sienne?

CONTRAN.

Voiih donc ce héros sans rival?

MÉLUSINE

11 a mille rivaux, mais il n'a point d'égal.

CONTRAN.

Quoi! pas même Rsiymond, pas même ce Taûcrède Qui s'est fait de sa gloire un titre à qtii tbut cède;

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