‹ Œuvres complètesChapitre 100 sur 324 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

ÉJH)UARD , assis près d'une table couverte de pamphlets et de joamanx , et se tournant vers les fenêtres.

Cest par Ik qu'k mes pieds ils jetaient des couronnes! Volage opinion, pour que tu m'abandonnes, Qu'ai-je fait? mon devoir; je n'ai plus un appui.

( Prenant un des journaux. )

La feuille de Mortins! ah! voyons :

<i Hier la loi a passé , grâce à Téloquence de celui qu » Tavait le plus éloquemment combattue. Hier, aux fu* » nérailles de Névil , tous les privilèges de la Gté ont été >» violés, encore par Tbomme sur qui le peuple avait le » plus compté pour les défendre. Nous Taimions , cet ^ homme; aussi notre cœur se brise, la plume tombe de » nos mains, et nous nous bornons h dire dans notre » douleur : Anglais, ce n'est pas sur Névil qu'il faut » pleurer. »

Jusqu'à lui, Qvî croirait s'avilir en prenant ma défense!

Et c'est un cceur bien né, c'est mon ami d'enfance^ Mais j'ai fait k sa honte échouer son dessein ^ L'amitié pour tonjoors est morte dans $on sein. Aucune injure, au moins, n'échappe à sa colère.

(Frappant de la main sur un autre Journal quMl Tient de prendre.)

Ma terreur, c'est Godwin. Que dit-il de mon père,^

( Après avoir Jeté les yeux sur le Journal. )

Ciel, Julia!...

( Lisant. )

(c 11 n'est bruit que du pèlerinage fait à Londres par la » belle lady Strafford , si célèbre sous le nom de lady )) Montrose. Dans plusieurs entrevues, tout k fait coofi- )> denlielles, avec un jeune orateur qu'elle voulait gagner » ^ sa cfânse, elle a, dit-on, dépassé de beaucoup les in- » structions de son royal amant. Mais que ne pardonne- » t*oti pas âti dévouement politique !

Chez moi son danger la conduit ^ Pour la déshonorer l'outrage l'y poursuit. Achevons :

» Quant à Téctatantè défection dont tout le monde » parie, die s'explique ti'ès-naturellement, par une 1) domme de vingt-cimq nrille livres sterling dovinée de la » main ï (a main, par une promesse de pairie qu'on ne » tiendra pas, et par l'offre d'an ministère qu'on ne veut » phis donfier. An reste, on pourra se convaincre, en )) lisant tft tettre suivante dont nous garantissons l'au- » tliemticité, que l'apostasie k beaux deniers comptants » était pour l'honorable Edouard Lindsey une traditfoii » de famille. ^)

Puis ta lettre , ëi plus bas :

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