‹ Œuvres complètesChapitre 102 sur 324 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

EDOUARD, SIR GILBERT, t.«MitBnjo»«i.

SIR GILBERT , qui s'est avancé vers son flls à pas lents.

Edouard!

EDOUARD

Vous !

SIR GILBERT

Ton père a pendant soixante ans Passé pour honnête homme.

EDOUARD

Et, comme de son temps, H est l'honneur du nôtre.

SIR GILBERT

11 s'est vendu, ton père.

m LA POPULARITÉ.

EDOUARD

Qui le dit dans une heure aura vécu , j'espère.

Mais qui le dit le prouve : a&-tu lu ce papier.^

EDOUARD

Oui.

SIR GILBERT

La lettre de moi qu'on vient d'y publier, L'as-tu lue?

EDOUARD

A Tinstant.

SIR GILBERT

T'avait-on fait connaître, Avant de m'en flétrir, qu'elle y devait paraître?

EDOUARD

Mortins.

SIR GILBERT

Et pouvais-tu sauver ma dignité, En m'épargnant l'affront de la publicité?

EDOUARD

Moi!

SIR GILBERT

Dis, le pouvais-tu?

EDOUARD

Je ne le pouvais faire Sans trahir mon devoir.

Et pour y satisfaire , Ce sont mes cheveux blancs que vous avez trahis?

EDOUARD

Il fallait immoler mon père ou mon pays.

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