‹ Œuvres complètesChapitre 108 sur 324 · ACTE V, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV

Je ne m'en dédis point, ce parti dangereux , Pour Yous je Tadoptai ; j'y persiste ponr eux. 11 but que je les suive, ou que je les ramène. Ce qui n'était qu'amour peut-être et gloire humaine , Aujourd'hai c'est devoir-, je n'ai pas murmuré Quand votre honneur par vous fut Ji moi préféré ; Mais ferais-je, k mon tour, ce que le mien m'ordonne S j'abandonnais ceux que le sort abandonne ? Qu'ils reviennent vainqueurs : avec eux je reviens; Je reviens en triomphe, et je vous appartiens...

EDOUARD

Vain espoir!

CAVERLT.

Il dit vrai...

Sm GILBERT.

Car leur cause est perdue.

LADY* STRÀPFORD.

Jusqu'il la fin du moins je l'aurai défendue. Le temps seul, Edouard, peut dégager ma foi , Et libre... mais alors penserez-vous k moi.

EDOUARD

Yous pleurez! ce dessein...

LADT STRAFFORD.

n est irrévocable; Et mon amour^pour vous n'est pas plus immuable. N'espérez rien des pleurs qui roulent dans mes yeux ; Pourquoi les retenir , quand ce sont des adieux Qu'à peine de retour ici je vous adresse? Vous cacher ma douleur, c'est nier ma tendresse : Voyez-4a , mon ami ; mais ne m'arrêtez plus ; Si je n'étouffais pas ces regrets superflus ,

On pourrait sur mon front en retrouver la trace ;

(En JeUnt un coup d'œil sur CtTwly.)

Pour des yeux ennemis il faut que je Tefface; Car je yeux dignement soutenir leurs regards : Ces pleurs m'aviliraient*, je les sèche et je pars.

EDOUARD , qui veut la luivre.

Du moins...

SIR GILBERT

Reste, et commande au transport qui f agite.

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