LES DEUX SOLEILS
A loi , veuve da Qd , k loi , sœur de la France , La fleur que j'ai cueillie au jardin de Valence!
Espagne, il esl beau ce soleil Qoi mêle li tes jasmins les roses que les fliles Suspendent en dansant aux nœuds de leurs résilles! Souriant dans Tazur, il te cherche au réveil , Comme heureux d'admirer les trésors qu'il te donne; Pour toi sous ses baisers la pomme d'or rayonne , El le raisin pour toi s'enlace au fruit vermeil Dont Grenade t'invite k cueillir la couronne, n charge d'épis mûrs ton rivage où deux mers Viennent en s'enflammant briser leurs flots amers ; SoQs l'aloës, l'acanthe et les lauriers sauvages De les vieux monuments il cache les outrages, Et semble avec des Heurs, des rameaux toujours verts, Rajeunir leurs débris mutilés par les âges. Il t'a prodigué tout : fruits sans culture éclos , Et printemps éternel, et parfums, et lumière : Comment de ton soleil ne serais-tu |)as fière,
Gomme tu l'es de ton héros?