‹ Œuvres complètesChapitre 115 sur 324 · A L'ESPAGNE · texte numérisé non relu

A L'ESPAGNE

A toi, veuve du Qd, k toi, sœur de la France, La fleur que j'ai cueillie au jardin de Valence !

Mais il est un soleil plus beau Dont la nuit ne peut plus envahir le domaine : Sur un peuple afl'ranchi qu'il arrache au tombeau , Il fait fleurir des lois Téquité souveraine , Fait germer les vertus aux feux de son flambeau , Et mûrit les moissons de la pensée humaine. Ce soleil que tes fils ont vu poindre pour eux , Ce radieux géant qui doit grandir encore. Il sort pur des vapeurs d'une sanglante aurore ; C'est de la liberté le soleil généreux. Ah! n'en ternis jamais la splendeur tutélaire! Pour les mûrir, tes droits, pour te les conserver. Que l'astre, à son midi, pur comme k son lever, Ne brûle pas tes yeux du jour qui les éclaire. Te voilk sans tyrans , reste aussi sans bourreaux , Le front ceint des rayons d'une double lumière ; Et de tes deux soleils, veuve du Cid, sois fière.

Comme tu l'es de ton héros.

Espagne, à toi ces vœux! à toi, sœur de la France, La fleur que j'ai cueillie au jardin de Valence!

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