LE QD, ELVIRE, RODRIGUE
LE CID , qui revient en rêvant.
n est trop vrai, c'est lui-, J'y comptais : les dix ans expirent aujourd'hui.
RODRIGUE 9 arec dooleur, A part.
Fernand revient !
ELYIRE , au Cid.
Pardon si je sais indiscrète; Mais qu'avez-vous?
LB CID
FcNTcé d'acquitter une dette Qu'au château de Bivar je contractai jadis , Je n'ai pas pour le faire un seul maravédis.
RODRIGUE
Ma mère en expirant m'a laissé peu de dicte ; Ce peu qui m'aj^rtient, que le Qd en dispose.
LE CID
Grand merci, cher filleul! mais, quand j'accepterais, Comment payer ma dette et dix ans d'inléréts? Le bon juif a laissé s'accumuler la somme.
ELYIRE.
Vous pouvez d'un seul mot faire trembler cet homme.
LE GID.
J'ai toujours observé qu'avec son air si doux, Leur sexe k la rigueur incline plus que nous. Oui , je lui peux d'un mot mettre la mort dans l'âme, Mais je ne le veux pas : c'est son bien qu'il réclame. Le bien même d'un juif doit être respecté; Pièce k pièce par lui quand son or est compté, 11 rêve en le prêtant aux sueurs qu'il lui coûte. Et c'est son propre sang qu'il compte goutte à goutte.
(Montrant le coffre. )
Ce garant de ma foi d'ailleurs lui fut donné.
ELVIRE
Qu'il lui soit en patment par vous abandonné.