‹ Œuvres complètesChapitre 127 sur 324 · LE QD, ELVIRE, RODRIGUE · texte numérisé non relu

LE QD, ELVIRE, RODRIGUE

LE CID , qui revient en rêvant.

n est trop vrai, c'est lui-, J'y comptais : les dix ans expirent aujourd'hui.

RODRIGUE 9 arec dooleur, A part.

Fernand revient !

ELYIRE , au Cid.

Pardon si je sais indiscrète; Mais qu'avez-vous?

LB CID

FcNTcé d'acquitter une dette Qu'au château de Bivar je contractai jadis , Je n'ai pas pour le faire un seul maravédis.

RODRIGUE

Ma mère en expirant m'a laissé peu de dicte ; Ce peu qui m'aj^rtient, que le Qd en dispose.

LE CID

Grand merci, cher filleul! mais, quand j'accepterais, Comment payer ma dette et dix ans d'inléréts? Le bon juif a laissé s'accumuler la somme.

ELYIRE.

Vous pouvez d'un seul mot faire trembler cet homme.

LE GID.

J'ai toujours observé qu'avec son air si doux, Leur sexe k la rigueur incline plus que nous. Oui , je lui peux d'un mot mettre la mort dans l'âme, Mais je ne le veux pas : c'est son bien qu'il réclame. Le bien même d'un juif doit être respecté; Pièce k pièce par lui quand son or est compté, 11 rêve en le prêtant aux sueurs qu'il lui coûte. Et c'est son propre sang qu'il compte goutte à goutte.

(Montrant le coffre. )

Ce garant de ma foi d'ailleurs lui fut donné.

ELVIRE

Qu'il lui soit en patment par vous abandonné.

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