ACTE I, SCÈNE VU
11 vit, il bal pour elle; eo vain vous le niei; Car il est bon ce cœur que vous ealomoiei; n est gnad; il s'émeul k cette voix chérie, Et souffre tous les maux que souffre la patrie. Ne rentendez-voos pas se plaindre dans les vents Où de leur étendard flottent les crins mouvants? Ne la voyez-vous pas tressaillir k la place Qui d'un pied sarrazin garde k regret la trace? Oui, vous voulez combattre, et vaincre, et la sauver; Mais , quand ce bras pour elle est prêt k se lever , Un pouvoir inconnu que je ne puis comprendre Vous pousse k la trahir au lieu de la défendre.
RODRIGUE
Mais que voulez-vous donc, vous qui me méprisez? M'arracher mon secret? quoi! ma soeur, vous Tosez! Non, pas ma sœur; ce titre me pèse et m'irrite ; n finit trembler mon corps du frisson qui m'agite-, U trouble ma raison; sais-je en vous le donnant Si je chéris encore ou déteste Femand?
Je viHs entre nous deux un être pur, un ange , Mais fier , mais indigné , qui me hait, qui se venge , Eh! de quoi donc, grand Dieu? d'être aimé de ai bas. n m'obsède, il consume en impuissants combats Ma force qui s'éteint , ma vertu qui se lasse, Et rend mortel pour moi l'air où son souffle passe. Son nom, si je restais, m'édiapperait ici En m'écrasant de honte, Elvire, et vous aussi. Sauvez-moi ; laissez-moi le lien qui m'arrête ; Pour vous comme Femand , si j'exposais ma télé, Je voudrais ce qu'il veut ; ce qu il est, je le suis. Que dis-je? Il est aimé ; voilà pourquoi je fuis ;
(]e que je crains , c'est moi^ pour la mort, je l'appelle; Près de vous, loin de vous, je n'ai d'espoir qu^en elle; Mais loin de vous du moins sans honte die m'attend. Ah ! qu'elle soit prochaine , et je mourrai content !
ELVIRE
Obéissez, Rodrigue , à Dieu qui vous entraine ; Séparons-nous; fuyez.
RODRIGUE
Chargé de votre haine; Et pour toujours!
ELVlRE.
Le ad!