FANES, CHEVALIERS
FANÉS
Nous aurions dû les vaincre ou mourir k la peine.
Puisque les deui partis veulent reprendre haleine,
Épuisés par la lutte et comme épouvantés
Des coups qu'ils ont tous deux ou reçus ou portés,
Laissez-nioi ^ mon chagrin cherche la solitude.
Vous dont les bras sanglants tombent de lassitude ,
Allez-, je vous ai vus gagner en Castillans
L'honneur de vous asseoir au banquet des vaillants.
Ma présence animait d'une gaité plus vive
Ces repas où le brave a la mort pour convive ^
Mon dé(i de buveur lui fut porté souvent^
Ce temps n'est plus! Mais vous, riez en la bravant.
Triste, je ne veux pas attrister voire joie,
Et je dois porter seul les maux que Dieu m'envoie.
Mon fils! cherchez mon fils! je l'atlends.