‹ Œuvres complètesChapitre 145 sur 324 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

LE CID

Toi-«iéme

Encore un coup, pas moi!

LE CID

Toi comme un autre.

FANÉS

Non!

LE CID

A ta première affaire. . .

FANÉS

Non!

LE CID

Ton cœur a battu plus fort qu'k Tordinaire.

FANÉS

Jour de Dieu! non!...

LE CID

Cest sur.

FANÉS

Tu le crws?

LE CiD«

Je le croîs.

FANÉS

To n'as donc pas dit vrai pour la première fois !

Un démenti, Fanés!

FANÉS

A qui m'insulte en face Je le donne.

LE CID

AtoaCid!

PÀNÈS.

Choisis rheiire et la place :

Je ne crains pas le Cid.

LE CID

Je le sais.

FàNÈS.

Pas aulant Que tu vas en champ-clos le savoir à Tiustant.

LE CID

Conviens qu'il fera beau, lanès, nous voir aux prises, Nous, leur exemple ii tous, leurs chefs, nous, têtes grises! Nos jeunes hidalgos sont prompts a s'emporter, Et c'est une leçon qui doit leur proflter : Ils feront comme nous. Eh quoi! si la colère Allait jusqu'à t'armer contre le sein d'un frère , Le sein que tant de fois tu vins couvrir du tien , Tes entrailles pour moi ne te diraient donc rien? Tu crois ton bras bien fort-, mais , Fanés, qu'il me blesse, Et toi, qui de ton fils accuses la faiblesse , Devant un peu de sang reculant aujourd'hui , Tu sentiras le cœur te manquer comme à lui.

Pardonne, j'étais fou.

LE ClD.

Vieille barbe!

FANÈS

Pardonne!

Tu sais qu'au moindre choc le sang-froid m'abandonne. Je ne fus jamais bon qu'à me battre, à mourir; Mais à mourir pour toi , dont je dois tout souffrir, Dont la volonté calme ou me pousse ou m'arrête ;

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