‹ Œuvres complètesChapitre 152 sur 324 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

De mon front pâle cncor l'effroi mal efface ; Quoi ! des plenrsqo'ils yersaient mes yenx encore humides. Pour toi qui yeux monrir sont des garants perfides? Ce que font dit ma voix et le trouble oA je sois , Il faut te le redire! Eh bien donc! je ne puis ^i cesser de t'aimer, nifaimerdatantage; Eh bien! ce cceor Taincu t^appartknt sans partages. Te IVt-il assez dit? En subissant tes lois, Est-il dans sa tendresse assez fier de son ch<^, Lorsque je reconnais que ta jeune vaillance A , sur les pas du Qd, conquis son alliance; Que ma main dans ces nceuds, dont j'aime 2i me vanier. Trouve autant de lauriers qu'elle en doit apporter? Car, en m'en couronnant, c'est aux tiens que je donne Cette main que, toi mort, ne méritait personne; Cest k ceux dont pour moi tu viens de te co«ivrir , A ceux qui les suivront, et que me doit offrir Dans le cours d'une vie en victoires féconde Le bras d'un Cid nouveau qui se révèle au monde.

RonniGiTE.

Arrêtez : cette main qu'h votre erreur je doi , Loin de me la donner, retirez-la de moi ; On plutôt armez-la contre un sein qui s'élance Au-devant de ma peine et de votre vengeance. Vengez-vous de mes torts sans les avoir appris, Et qu'au moins par vos coups j'édiappe à vos siépris.

ELVIKE.

Qui peut me démentir quand je te rends justice?

ROunietE.

Moi , c'est moi ; mais que n'ai-je, 6 ciel 1 par quelque indice Pressenti le bonheur où j'étm appelé!

Il eAt changé mon élre, il TeAi renouvelé;

A ces hommes de fer il m'eût rendu semblable.

Devenu par amour comme eux inexorable ,

Je n'aurais pas alors, intrépide à moitié,

En étouffant la peur , écouté la piUé.

A travers mon espoir j'aurais d*un œil avide

Yu, comme eux, sans pâlir, cette gloire homicide,

Et me serais plongé, sans reculer d'un pas.

Dans cette œuvre de mort qui ne les émeut pas«

KLVIRK.

Reculer!

RODRIGUE

Je Tai Tait. Quand j'ose vous l'apprendre, Je sais h quelle honte ici je vais descendre-, Je le dis devant vous, le dirais devant eux ; Nier la vérité n'est-il pas plus honteux ? Oui, dès que j'eus frappé, je détestai ma rage, Et reculai d'horreur en voyant mon ouvrage. Je l'ai fait : je ne fus barbare qu'à demi.

ELVIRE

A la face du ciel , et devant l'ennemi?

RODRIGUE

A la face du ciel dont j'ai cru la voix sainte, Et devant l'ennemi que j'affrontais sans crainte. Quand j'ai senti sous moi mon coursier frémissant Nager jusqu'au i)oilrail dans un fleuve de sang, Itondir, les pieds rougis , sur des chairs palpitantes; De mon premier exploit quand, les mains dégouttantes, J'ai du meurtre , à mon tour, respiré la vapeur. Mon bras en retombant s'est glacé de stupeur. 11 venait de porter une atteinte trop sAre ;

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