‹ Œuvres complètesChapitre 170 sur 324 · ACTE m, SCÈiSE · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈiSE

Puisqu'il n'a pas de fils pour venger cet outrage!

Qu'il veille , en vous suivant, non sur moi , mais sur vous !

LE CID

Femmes, enfants, vieillards, qui vous défendra?

ELVIRE

Nous ; Nous seuls : le cœur suffit h qui veut se défendre. Vous le disiez tantôt, ma iiarole peut rendre L'âme aux plus abattus, la jeunesse aux plus vieux, El le regard du Cid peut briller dans mes yeux.

LE CID, à Fanés.

Tu comprends maintenant ma crainte paternelle ] Ce sacrifice, ami, le feras-tu pour elle?

FANÉS

Va donc seul !

LE cil).

J'ai ta foi?

FANÈS

Ma foi de chevalier ; Mais ton danger pourtant pourra m'en délier?

LE GID.

Je n'attendais pas moins; viens dans celte accolade Donner force et vaillance a ton vieux camarade !

PANES

Hâlc-toi de les vaincre, ou je n'y tiendrai pas.

ELVIRE

Quel second vous perdez !

LE CID

Je le sais ^ mais Ih-bas Un plus jeune, Fanes, m'attend la tête haute, Et son aide au besoin ne me fera pas faute.

276 LA FILLE DU ClD.

( A Elvirc. )

Libre du dernier soin qui pouvait m'cmouvoir, Je le quitte, et je sens que je dois te revoir.

( Les chevaliers le suivent. )

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