‹ Œuvres complètesChapitre 193 sur 324 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

CRISPIN

Le président, qui va devenir le beau-père de M. de La Pommeraie! vous \o\h bien tombés! Qu'on soit abbé, avocat ou médecin, c'est celui-lîi qui ne pardonne pas un accroc qu'on fait h sa robe. Formaliste, au point qu'il a destitué un greffier pour l'avoir rencontré en veste de chasse à la campagne; d'ailleurs, à cheval sur la fidélité conjugale, et, soit dit entre nous, d'une bêtise opiniâtre qui déroute le raisonnement : il suffit de le regarder pour être convaincu que depuis cinq générations il n'y a pas eu d'esprit dans sa famille.

LàBRàNCHE.

Pourtant les femmes auraient dû mettre ordre à cela.

CRISPIN

Tais-toi! voici mon maître.

LABRANCHE

Qui cause sur le pas de sa porte d'un ton fort animé avec le mien.

Peste! la jolie façon d'avocat! Il a des airs de cour qui me reviennent tout à fait.

LABRANCHE

Yoilk comme nous sommes tous dans le barreau ^ l'univers nous appartient. Pour peu qu'un homme puisse parler deux heures durant sans prendre haleine , il tend de droit à la monarchie universelle. Reliens bien ceci , Crispin : Le règne des avocats arrivera avant la fin du monde.

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