‹ Œuvres complètesChapitre 204 sur 324 · SCENE VIIL · texte numérisé non relu

SCENE VIIL

DORANTE, poia LA POMMERAIE.

DORANTE

Elle est charmante, cette Normande... qui pourrait bien être une Parisienne ^ et, foi de marquis, je crois

322 LE CONSEILLER UAPPORTELR.

que j'en liens pour elle, (au Pommrraie, qui entre.) Eh bien! que t'ea semble?

LA POMMERAIE

Tu avais raison , Dorante, il y a dans ton habit quelque choi^e qui voum» porie au cervean.

DORAMTK.

N'est-ce pas?

LA POMHEaAIE.

Qui vous pousse aux aventures.

Si tu n^en as pas, ce ne sera ni sa faute ni la mienoe.

LA POMMERAIE

Mais il me revient des scrupules de magistrat qui combattent la vertu du costume.

DORANTE

Tu ne fais rien que d'innocent 5 clouffe-les, tes scrupules ^ mais fi ! comment marchcs-tu donc? On dirait que tu portes la défroque de ton maître; tu as Tair d'un fermier-général.

LA POMMERAIE

Que veux-lu? Phabitude me manque

DORANTE

Déhanche^loi un peu ; renverse la tête sur les épaules, imite-moi.

LA POMMERAIE

Comme ceci?

DORANTE

A la bonne heure! Prends l'univers en piiié; mai-cbe comme s'il n'y avait que toi de gentilhonime dans te royaume.

LA POMMERAIE

Je ciois que m'y voifô.

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