ACTE II, SCENE IX
montrant Corniquet.) inonsieur, qnî cherche sa femme partout, s'est mis dans la tête de me prendre la mienne.
(Labranche et Dorante rient aux éclats, et le pr^idcnt finit par Taire comme eux. )
CORNIQUET.
Mais, monsieur le président, c'est tout le contraire.
C'est la vérité, monsieur le président.
LE PRÉSIDENT
Expliquez-moi donc ce qu'ils me disent. Dorante; car je n'y comprends rien.
DORANTE
La chose est pourtant simple.
LE PRÉSIDENT
Pas si simple : ou j'y vois double, on il y a ici un mari de plus qu'il ne faut.
DORANTE
Et une femme de moins.
LABRANCHE
Mais quel est le mari ?
CORNIQUET.
Et à qui la femme?
CRISPIN
C'est là toute la question.
LE PRÉSIDENT
Assurément... Mais c'en est une quesl!o:i.
DORANTE
Prononcez, et il n'y en aura plus.
LE PRÉSIDENT
Prononcez! prononcez!... je le ferais dans tout autre moment; mais je cherche cette trahi esse de chanson que je n'ai |mi retrouver au dessert.
|K)BâOTE.
N'y soagez plus, çt prononcez pour mon ami.
CORNIQUET.
Contre lui, monsieur le président.
JULIE
Hitez-vous, de grâce , et que cet affreux débat finisse.
LABRANCHE , d'un air dégagé.
S'il se prolongeait, je serais forcé, au retour, d'en dire deux mots a M. le chancelier, mon parent.
LE PRÉSIDENT , à Dorante.
Peste! il parait qu'il tient li la robe par le haut bout.
DORANTE
C'est le gentilhomme le mieux apparenté de la Touraine. Jugez, maintenant.
LE PRÉSIDENT
Patience, Dorante, patience. . . (Apr^ avoir cherché dans sa l^te.)
M'y voici.
DORANTE
Ah!
LE PRÉSIDENT, chccchant de nouTcau.
Si vous me rappeliez seulement l'air et les paroles, je me souviendrais du reste.
Je le crois bien, avec une mémoire comme la vôtre. Mais laissez là votre chanson , et jugez.