‹ Œuvres complètesChapitre 241 sur 324 · ACTE III, SCENE f · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE f

CRlftPIN.

Je ne Faifirinerais pas, parce que son logement a une entrée particulière.

LABRANGHE.

Je ne Taffirmerais pas non plus.

CRISPIN

Quoi qu'il en soit, quand mon maître a su que le tien iHait absent, il m'a commandé de le lui amener, en quelque lieu que je pusse le joindre, ajoutant que lui-même resterait enfermé tout le jour, ne recevrait que M. Dorante, et n'ouvrirait qu'à sa voix.

LABRÀNCHE.

Ainsi nous voilà les maîtres de la maison !

CRISPIN

Comme j'allais me permettre une objection, il m'a chassé, outrageusement chassé de sa chambre en tirant les verrous sur lui. Il ne se possédait plus. Je lui crois le cerveau blessé... Qu'est-ce que tu ferais à ma place?

LABRANCHE

L'aimes-tu, ton maître?

CRISPIN

Ma foi, non!

LABRANCHE

A ta place, j'irais chercher un médecin.

J'ai tant d'autres affaires en tête !.. D'abord il but que j'avertisse M. Dorante.

LABRANCHE

Je m'en charge.

CRISPIN

Et que je me mette aux trousses de ce damné Coriiiquct.

LABRANCHE

Il s'est échappé?

CRISPIN

Hier, au coin de la grande place.

LABRANCHE

Je comprends que cette évasion te donne à penser, vu la coïncidence qu'elle semblerait avoir avec le meurtre...

CRISPIN

Quel meurtre?

LABRANCHE

Le meurtre qui s'est commis au Grand-Cerf.

CRISPIN

Au Grand-Cerf?... un meurtre!... Il faut absolument que j'en prévienne M. de La Pommeraie. Mais, non-, j'aime mieux aller trouver le président.

LABRANCHE

Tu as raison, c'est un homme de tête, et, ^ vous deux, vous ferez quelque chef-d'œuvre.

Mais le moyen de rattraper ce Corniquet?

LABRANCHE

Il est vraisemblable que la jalousie qui lui porte k la tête le ramènera dans les environs du Grand-Cerf, (a pan ) Je l'ai vu rôder de ce côté-Ih.

CRISPIN

Cependant si, comme tu l'assures, il est complice...

LABRANCHE

Halte-1^! je n'ai rien assuré; Dieu me préserve d'accuser k la légère, même un marchand de drap! Cet homme peut être innocent... comme il est possible qu'il soit le seul auteur du crime.

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