D0RAÏ4TE
Quoi donc?
LA POMMERAIE
Son frère Temmène.
DORANTE
G>mment, son Trère?
LA POMMERAIE
Je veux dire le frère de son mari, de ma victime, Ion secrétaire.
DORANTE , à part.
Labranche! mais ceci n'était pas convenu.
LA POMMERAIE
Il est allé se procurer des chevaux de poste, et ils partent tous deux dans une heure*, je leur donne ma voiture ]K>ur aller en Italie.
DORANTE
En Italie! ( a part.) Est-ce que M. Labranche se permettrait de marcher sur mes brisées?
C'est peut-être cinq cents louis qu'il m'en coûtera *, mais je ne pouvais pas balancer.
DORANTE , à part.
Ah! le traître! (a La Pommeraie.) Et tu uc t'es pas opposé a ce voyage?
LA POMMERAIE
Au contraire.
DORANTE
Mais, moi, je n'y consentirai pas.
LA POMMERAIE
A l'autre !
DORANTE
Jamais je ne le souffrirai.
LA POMMERAIE
Tu veux donc ma ruine?
DORANTE
Toi, magistrat, tu t'es rendu coupable d'une telle prévarication !
LA POMMERAIE
Peux-tu me faire de la morale dans un çî^ml momeet!
DORANTE
D'un rapt!
f.A POMMERAIE.
Mais elle y consent.
P(ORiNT£.
fjÛBver une femme à . .
LA POMMERAIE
A qui?
DORANTE
A qui?... k qui?... ^ sou mari.
LA POMMERAIE
U»i& puisque je Pai tué, son mari, qi^'esi-ce que (u veux que cela lui fasse?
DORANTE
K'imparie, je ne la laisserai pas partir.
LA POMMERAIE, hors de lui.
Eh bien , si lu ne veax pas if u'elte parte avec son frère, c'est moi qui partirai avec elle.
DORANTE
Toi!
LA POMMERAIE
J'aime mieux aller avec elle en Italie, que de me livrer