‹ Œuvres complètesChapitre 274 sur 324 · ACTE I, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIII

ODETTE

Vous causez seul le trouble qui Tagite^

Ce cœur maudil voire retour.

Pourquoi faut-il que de crainte il palpite.

Quand il devrait battre d'amour?

Je vous connais!

hE DAUPHIN.

Est-il possible?

ODETTE

Cestdonc vrai?

Pardonne*moi !

ODETTE

Non.

LE DAUPHIN

A mon repentir sois sensible.

ODETTE

Pour un traître point de pardon !

LE DAUPHIN, la poareuivant.

Viens dans mes bras, toi que j'adore.

ODETTE, qui l'arrête.

Non.

LE DAUPHIN

Je t'arracherai le pardon que j'implore.

ODETTE

Je veux vous fuir -, je pars.

LE DAUPHIN

Toi , partir !

ODETTE

Jeledoi...

Il m'attend.

Qui?

ODETTE

Celui que je révère, Que je vais coasoler dans sa noble misère.

LE DAUPHIN

Pour t*anracber à moi quel est-il donc?

ODETTE

Le roi!

LE DAUPHIN , qui recule et tomb« un cenou en tan.

En respect mon amour se change :

Reste pure, Odette, et sois Fange De tes rois et de ton pays !

Pour eux c'est en toi que j'espère ^ L'ange qui va sauver le père Sera respecté par le fils.

ODETTE

Son fils, que dites-vous? son fils!

Je le suis.

ODETTE

Le dauphin de France!

LE DAUPHIN

C'est moi.

ODETTE

Vous, mon maitre et seigneur, C'est vous!.. Ah! pauvre fille, et dans mon ignorance J'aimais... Pour mon amour il n'est plus d'espérance.

(Elle cache sa tête dans ses mains pour étouffer ses sanglots. } LE DAUPHIN.

En renonçant k mon bonheur, Je t'aimerai sans espérance,

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