‹ Œuvres complètesChapitre 283 sur 324 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

CHARLES, ODETTE

ODETTE, à part.

C'est lui!... toujours pleurant!... mais sa douleur amère

En m'écoutant s'adoucira, S'il comprend que demain, au jardin de mon père. Le dauphin, que je quitte, en secrcl l'attendra.

(An roi.)

Sire!... Il ne m'entend poinl... Sire, c\st voira Odette, Parlez-lui.

La tombe est muciit\ Les morts ne parlent pas.

ODETTE , qui s'approche et place sn ipaJn sur le comit du wU

Ce cœnr h:it, îl r^grnttn Quelqu'un que vous aimez.

Non, 1rs morts n'aîmrni mn.

440 CHAULES VI.

ODETTE

Voire jeune et vaillaot soutien , Qui vous chérit plus que lui-même.

Les morts, personne ne les aime.

Quelques larmes sur eux! et puis dormez en paix! Et puis Toubli.

ODETTE

Ne pourrai-je jamais Écarter cette idée?

(A Charles.)

Ah! qu'un ciel sans nuage Pour les regards est doux ! et quelle volupté De se ranimer sous Tombrage A Pair pur de la liberté!

L'automne s'envole si vite!

Demain nous irons, au réveil, \'oir sa dernière marguerite Fleurir sous son dernier soleil.

CHARLES, en souriant.

L'automne s'envole si vite!

Demain nous irons, au réveil, Voir sa dernière marguerite Fleurir...

(Retombant dans sa tristesse.)

Mais pour les morts il n'est fleur ni soleil.

ODETTE , à part.

Comment donc l'arracher à ce morne sommeil.^

(Apercevant des cartes sur la table.)

0 bonheur!

(A Charles.)

Regardez.

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