ACTE il, SCENE III. 44l
CHABLES, se levant.
Des cartes! ce sont elles, Les miennes...
ODETTE
il renail.
Que de ses mains cruelles La reine vint m'ôler quand je désobéis.
ODETTE
Le dauphin, s'il Teût vu, ne l'aurait pas permis.
CHARLES , en s'adressant aux cartes.
Hector! Ogier! mes féaux, mes fidèles, Votre roi vous retrouve enfin :
Aux armes pour sa cause!
ODETTE
Imitez le dauphin.
Frappez et d*estoc et de taille!
(Divisant les cartes en deux parties.)
Pour nos soldats le rouge, et le noir pour les leurs.
(A Odette.)
Joue avec moi.
ODETTE, à part.
D'abord il faut sécher ses pleurs-, Plus tard il m'entendra.
CHARLES , qui pr^-sente k Odette la moitié des cartes.
Bataille!
ODETTE
Eh bien , bataille !
DUO
ODETTE
A la victoire, où nous courons, Je guide k travers la poussière
442 CHARLES Vl.
Des Anglais les noirs escadrons :
Sonnez, clairons!
Moi, les Français, comme aux beaux jours Où de leur sanglante bannière Les couleurs triomphaient toujours.
Rattez, tambours!
ODETTE , posant une carte sur la Ubie.
Ogier!
CHARLES, qui prend.
Judith est la plus forte.
ODETTE
Un dix!
Un as!
ODETTE
J'ai du malheur.
CHARLES, radienv.
Urf contre dix, et je l'emporte!
ODETTE
* Le nombre cède à la valeur.
Jette un guerrier dans la carrière.
ODETTE
David!
Il a le sort d'Ogier :
Pris!
ODETTE
Votre fureur meurtrière Aux miens ne Tait aucun quartier.