ACTE IV, SCÈNE IV
ODETTE
Que vous aimez.
Il vient*, je cours sous ses drapeaux.
ODETTE
A la fatigue du voyage Préparez-vous par le repos, Et pour que le sommeil ferme votre paupière , Votre air chéri, je vais vous le chanter.
Au ciel, j'ai pour mon peuple adressé ma prière, Plus calme je peux Técouler.
( Il va s'étendre sur son Ut.)
Avec la douce chansonnette
Qu'il aime tant , Berce, berce, gentille Odette,
Ton vieil enfant.
ODETTE
Chaque soir, Jeanne sur la t)lagë Donnait rendez-vous au beau page
Qu'elle adorait.
En l'attendant, Jeanne la blonde Mêlait sa voix au bruit de l'onde
Et murmurait :
<( Viens me rejoindre sur la rive, » Si du rendez-vous où j*arf ive
» Tu te souviens. »
Et dans la nuit l'écho fidèle , Qui semblait l'appeler comme elle.
Disait : Viens, viens!
CHARLES, comme eti têvant.
Avec la douce chansonnette
Oiril aime tant , lîerce encore, gentille Odeile, Ton vieil enfant.
Mais bientôt Jeanne sur la plage Attendit en vain le beau page
Qu'elle adorait.
Au bord des flots, Jeanne la blonde Mêlait ses larmes \k leur onde ,
Et murmurait :
a Ne viens plus , toi qui m'as trahie , » Ne viens plus, de ta perfidie
» Je me souviens. »
Au fond du cœur que disait-elle ?
Je ne sais; mais Técho fidèle
Disait : Viens! viens!
(A part, après s'être assuré qae le roi dort. )
Hàtons-notts d'obéir h la reine Isabelle ; Je cours et je reviens.
(P.lle s*approche encore du lit et sort sur la pointe du pied en chantant à voix basse.)
Au fond du cœur que disait-elle?
Je ne sais; mais Técho fidèle Disait : Viens! viens!