ACTE I\, SCÈNE
Dieu, quand on a passé tant de nuits a gémir, Affranchi de ses maux , qu'il est doux de revivre !
Oh! de noire immortalité Divin garant, raison sublime, A tes rayons je me ranime Pour sentir ma félidté.
Sur moi tu brilles sans nuage:
Ton éclat m'inonde, et je nage Dans un torrent de volupté.
Qu'ai-je entendu?... Quels lugubres murmures!... Mes sens m'avaient trom|)é... Xon, des gémissements Se mêlent par moments \u sourd cliquetis des armures.
,Un des panneaux de la boiserie a glisse sur lui-même et laisse roir une iimncnse galerie ) où des formes hideuses, et des spectres traînant des chaînes, sont à pdne éclairés par une lumière fantastique. )
0 ftinèbres lueui*s! que vois-je à leur clarté?... D'effrayantes figures Se meuvent dans robscuriic!
ciiaeuR.
Tremble, la tombe s'ouvre :
La mort qu'elle découvre A tes regards en soil ; Elles pâles ranlùmes Désertent ses royaumes Tour l'annoncer ton sort.
CHARLES , qwi s'"t élancé de son Ht.
OÙ suis-je ?
l'homme de la FORIÎT DtJ MANS, s avançant tout à coup vers lui.
Ose un instant me regarder en Tace?
47g CHARLES VI.
Eh bien! me reoonnais-Ui, roi?
CHARLKS.
Non , non ; mais ton aspect me glace.
l'homme de Là forêt.
De la Torcl du Mans te souviens-tu?
Cesttoi!
C'est bien toi!... Que ma tête alors était brûlante! Elle brûle...