ACTE I;II, SCÈNE I
En tombant sur mon cceur des lèvres de mon père.
Sm GILBERT.
Hier, avec quel feu, quel coarroux véhément, Ne TOUS a-t-on pas va tonner an parlement! Votre succès fat grand , immense.
EDOUARD
Il voas irrite?
SlR GILBERT.
J'en suis plus fier qae vous; mais contre le mérite , Les services , Thonneur, contre un choix excellent, Pour plaire k vos amis, tourner votre talent , Ces! en flétrir Tosage. Oui, monsieur, l'éloquence E&t un mal , quand le mal en est la conséquence :
Celoi-lk fait le mal, qui prouve éloquemment
Que la raison a tort , que la vérité ment;
Et dans ce député, qu'k sa honte on renomme ,
J'admire Torateur, mais je méprise Thoaune.
EDOUARD
Sois-je cet homme ?
sm GILBELT.
Non; si vous Tétiez!...
EDOUARD
Alors, Veuillez m'entendre!
SlR GILBERT.
Adieu !
EDOUARD
Modérez ces transports.
SIR GILBERT , qui s'est rapproché d'une fenêtre.
Que voîs-je?
ÉDOUAUD.
Où donc?
SIR GlLBBRt.
Là-bas , dans ces flots de poussière, Un cavalier courl, vole, et franchit la barrière.
EDOUARD
C'est MortiDs:
SIR GILBERT
Je le fuis.
EDOUARD
Veuillez le recevoir...
SIR GILBERT
Venez.
EDOUARD
Un seul moment.
Pas un.
EDOUARD
De ce devoir, A votre place , au moins , souffrez que je m'acquitle.
SIR GILBERT
Choisissez entre nous : venez , ou je vous quitle.
EDOUARD
Mais..
SIR GILBERT
C'est sans moi, monsieur, que vous le recevrez. Fêtez-les , ces amis qui me sont préférés \ Vous leur appartenez plus qu'à votre vieux père, Plus qu'à vous-même. Adieu ^ j'emporte ma colère, Et sous l'ombrage épais où je vais la cacher, Quand ils le permettront vous viendrez me chercher,