‹ Œuvres complètesChapitre 8 sur 324 · ACTE 1, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE

EDOUARD

Le journal de Godwin ? Non.

SIB GILBERT.

Je l'en félicite.

MORTINS.

Pourquoi?

\ oyez :

{ Qtant de mémoire. )

... « L'excès de l'oppression nous affranchit désormais deTobëissance...

...» Le peuple a crié trop long-temps, qu'il agisse, n

SIR GILBERT

Cela me parait imprudent.

GAYERLY.

Surtout lorsqu'on s'agite au nom du Prétendant.

MORTINS.

Toujours le Prétendant! Eh! que peut pour sa cause, Avec quelques Français, cette lady Montrose, Qui, courant les châteaux et les clans montagnards, Se perd comme une fée au milieu des brouillards?

CAVERLY.

Que la noble lady soit ou sorcière ou fée,

La flamme qu'elle atlise est loin d'être étouffée.

Mais revenons au fait : Godwin a mal cité.

SIR GILBERT

J'en suis ravi.

EDOUARD

Godwin , dire la vérité?

Le peut-il? Au trésor employé sous Walpole, Des diffamations il eut le monopole -, Et pour quelques méfaits justement supprimé,

22 LA POPLLARITÉ.

TraDchant de Thomme libre , il s*est dit opprimé. 11 flagorne aujourd'hui ceux qu'il couvrait de boue. Salit de son encens la liberté qu'il loue; Le tout, pour un parti qui se travaille en vain A prêcher l'anarchie au nom du droit divin.

CAVRRLY.

Le démentirez-vous ?

EDOUARD y, montrant un papier sur ttnd table.

Certe, et voici ma lettre :

Dans ta feuille aujourd'hui, Mortms, tu vas la mettre.

MORTINS.

A quoi bon t'excuser? le public te connaît.

CAVERLY.

On ne peut trop, monsieur, paraître ce qu'on est. L'avis de sir Gilbert?

SIR GILBERT

Mon fils le sait d'avance :

Je suis pour la droiture en toute circonstance.

( Bas i Caverly. )

Demain...

CAVERLY.

Comptez sur moi.

SIR GILBERT

Je vous laisse.

( A Edouard , qu'il prend à part, en s'en allant.)

A propos, Monsieur l'homme d'état qui me grevez d'impôts. J'ai tant payé pour vous que je suis sans ressource ^ Comme celle du peuple il faut trailer ma bourse.

l L'arrêUnt. )

Reste.

EDOUARD

Je vous conduis.

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