‹ Œuvres complètesChapitre 85 sur 324 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

LES PRÉCÉDENTS, excepté THOMAS GOFF.

EDOUARD, à Mortint.

Mais quel remède?

MORTINS.

S En chassant Harrington ,

Sois ministre.

Tu veux...

CAVERLY , qui se lève ayec vivacité.

Us ont tous deux raison ^ Soyez ministre.

MORTINS.

Eh quoi! vous plaidez notre cause !

CAVERLY.

La mienne.

EDOUARD

Quand le peuple k vos amis m'oppose , Quand Tordre , selon vous, n'a qu'eux seuls pour appui !

CAVERLY , s'exaltant par degréa.

Ils étaient Tordre hier, vous Tètes aujourd'hui :

Que feraient-ils enfin du pouvoir qu'on leur die ?

Je les plains-, je dirai que ce n'est pas leur faute ,

Que personne, après tout, ne s'en fût mieux tiré ;

Je m'écrirai chez eux, même je les verrai ;

Jamais je ne trahis un ami politique.

Mais ce n'est plus le cas d'être systématique :

Formez un cabinet ] cherchez , prenez partout,

Qui vous voudrez , pas moi, je n'y tiens pas du tout;

Et sur le bill, ce soir, pour Dieu, faites main basse.

Rejeté ! rejeté! point de salut s'il passe !

Je vous promets les voix dont je puis disposer-.

Mais c'est ce cabinet qu'il faudrait composer :

Cherchez donc, et trouvez, pour calmer la tempête,

Une combinaison qu'on leur jette k la tête.

MORTINS.

Comme vous prenez feu !

Page 1