ACTE IV, SCÈNE Mil
Lady Marlha chez vous m'a seule accompagnée ; Adieu! je la rejoins.
EDOUARD
Julia!
LÀDT STRAFFORD.
Résignée Au sort que me fera cet honneur rigoureux, Cest vous que je plaindrai : vous serez malheureux. Pourquoi Têlre, Edouard? Follement révoltée, J'ai cherché ma sentence et je l'ai méritée. Pensez que c'est justice, et que ma vie enfin Ne vaut pas qu'un regret en attriste la (in. Tout a changé pour moi^ mourir est mon envie : Je ne suis plus aimée, et n'aime plus la vie.
EDOUARD
Tu l'es encor-, ta vie, ah! c'est la mienne.
LADY STRAFFORD , avec exaltation.
Eh bien!
Dérends-la donc pour toi^ défends, sauve ton bien. Mon cœur souffre k t'en faire une loi tyrannique, Mais ta victoire enfin est mon refuge unique. Et quelque châtiment qui doive me frapper. C'est par elle, Edouard, que j'y veux échapper. 0 del! et je verrais s'accomplir ce beau rêve-, Ta monterais au faite où mon espoir t'élëve. Et, te devant mes jours, j'y pourrais savourer Le glorieux bonheur de te les consacrer! Je n'ajouterai rien, non, rien pour t'y résoudre^ Sois mon juge et prononce. Adieu, tu peux m'absoudre, Tu peux me perdre-, k toi jusqu'au dernier moment,
Ou je vis pour t'aimer, ou je meurs en l'aimant \ J'attends mon sort. Adieu!