‹ Œuvres complètesChapitre 109 sur 135 · LA DESTRUCTION · texte numérisé non relu

LA DESTRUCTION

Sans cesse à mes côtés s* agite le Démon Il nage autour de moi comme un air impalpable; Je l'avale et le sens qui brCile mon poumon Et l'emplit d*un désir éternel et coupable.

Parfois il prend, sachant mon grand amour de TArt, La forme de la plus séduisante des femmes, Et, sous de spécieux prétextes de cafard, Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.

11 me conduit ainsi, loin du regard 4e. X)ieu,

Haletant et brisé de fatigue, au milieu

Des plaines de l^^Ennui, profondes et^désmes,

Et jette dans mes yeux pleins de confusion Des vêtements souillés, des blessures ouvertes. Et l'appareil sanglant de la Destruction 1

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