‹ Œuvres complètesChapitre 17 sur 135 · LA BEAUTÉ · texte numérisé non relu

LA BEAUTÉ

Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poëte un amour Éternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans Tazur comme un sphinx incompris; J'unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes; Je hais le mouvement qui déplace les lignes; Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes.

Que j*ai Tair d'emprunter aux plus fiers monuments,

Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car£ai, pour fasciner ces dociles amants,

De purs miroirs qui font toutes choses pi us belles \

Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles I

Wi LES FLEURS DU BlAL.

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