‹ Œuvres complètesChapitre 8 sur 135 · LA MUSE MALADE · texte numérisé non relu

LA MUSE MALADE

Ma pauvre Muse, hélas! qu'as -tu donc ce matin ^ Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes, Et je vois tour à tour s'étaler sur ton teint La folie et Thorreur, froides et taciturnes.

Le succube verdâtre et le rose lutin font-ils versé la peur et l'amour de leurs urnes? Le cauchemar, d'un poing despotique et mutin , Ta-t-il noyée au fond d'un fabuleux Minturnes?

Je voudrais qu'exhalant l'odeur de la santé

Ton sein de pensers forts fût toujours fréquenté,

Et que ton sang chrétien coulât à flots rhythmiques

Comme les sons nombreux des syllabes antiques, Où régnent tour à tour le père des chansons, Phœbus, et le grand Pan, le seigneur des moissoy\s

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