‹ Œuvres complètesChapitre 97 sur 135 · A UNE PASSANTE · texte numérisé non relu

A UNE PASSANTE

La rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse. Une femme passa, d'une main fastueuse Soulevant, balançant le feston et Tourlet;

Agile et noble, avec sa jambe de statue. Moi, je buvais, crispé comme un extravagant, Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan, La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Oii éclair... puis la nuit! — Fugitive beauté Dont le regard m'a fait soudainement renaître, Ne te verrai-je plus que dans l'éternité?

Ailleurs, bien loin d'ici! trop tard! jamais peut-être I Car l'isnore où tu fuis, tu ne sais où je vais , 0 toi que j'eusse, g-ipaée^ ô toi qui le savais I

TABLEAUX PARISIENS. 27i

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