DE LA SECTE STOÏQUE
Les diverses sectes de philosophie chez les anciens pouvoient être considérées^ comme des espèces de religion. Il n'y en a jamais eu dont les principes fussent plus dignes de l'homme, et plus propres à former des gens de bien, que celle des stoïciens; et, si je pouvois un moment cesser de penser que je suis chrétien, je ne pourrois m*empêcher de mettre la destruction de la secte de Zénon au nombre des malheurs du genre humain^.
Elle n'outroit que les choses dans lesquelles il y a de la grandeur : le mépris des plaisirs et de la douleur.
1. Ce chapitre serait pris da Traité général des Devoirs, œuvre de la jeunesse de l'auteur. Ce travail fut lu en partie à l'académie de Bordeaux en 17'i5. V. un article de M. De-^pois, dans la Revue politique (14 novembre 187 4), article intitulé: De quelques opuscules inédits de Montesquieu.