A. B. Étoient des espèces de religion
3. Considérations sur la grandeur et la décadence des Romains, ch. xvi. Les leçons des anciens n'avoient point d'autre but que celui de rendre
les hommes plus heureux, et par conséquent plus vertueux; ils regardoient les dogmes de la religion comme des choses sur lesquelles il étoit facile à l'esprit de l'homme de se tromper; ils n'exigeoient donc pas une croyance, mais une pratique. Nous voulons absolument que les hommes croient; nous mettons le principal mérite dans la foi; nous ne faisons aucun quartier sur ce sujet. L'esprit de l'homme tourné vers cet objet avec force, s'y attache ; il oublie qu'il y en a un autre; et dans la ferme persuasion que la foi le mène au salut, il néglige ses devoirs, suit ses penchants, se laisse entraîner par ses passions, et devient un être tout différent de ce que le principe