‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 157 sur 496 · DU LUXE DE LA SUPERSTITION · texte numérisé non relu

DU LUXE DE LA SUPERSTITION

« Ceux-là sont impies envers les dieux, dit Platon % qui nient leur existence; ou qui l'accordent, mais soutiennent^ qu'ils ne se mêlent pointdes choses d'ici-bas ; ou enfin, qui pensent qu'on les apaise aisément par des sacrifices : trois opinions également pernicieuses. » Platon dit là tout ce que la lumière naturelle a jamais dit de plus sensé en matière de religion .

La magnificence du culte extérieur a beaucoup de rapport à la constitution de l'État. Dans les bonnes républiques, on n'a pas seulement réprimé le luxe de la vanité, mais encore celui de la superstition. On a fait dans la religion des lois d'épargne. De ce nombre sont plusieurs lois de Solon, plusieurs lois de Platon sur les funérailles, que Gicéron a adoptées; enfin quelques lois de Numa' sur les sacrifices.

(( Des oiseaux, dit Gicéron, et des peintures faites en un jour, sont des dons très-divins ^ »

« Nous offrons des choses communes, disoit un Spar-

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