Rogum vino ne respergito. Loi des Douze Tables. (M
4. Cic. De Legib., II, 45. Gicéron ne fait que traduire Platon, des Lois, liv. XII.
DE L'ESPRIT DES LOIS
tiate, afin que nous ayons tous les jours le moyen d'honorer les dieux ^ »
Le soin que les hommes doivent avoir de rendre un culte à la divinité, est bien différent de la magnificence de ce culte. Ne lui offrons point nos trésors, si nous ne voulons lui faire voir l'estime que nous faisons des choses qu'elle veut que nous méprisions.
(( Que doivent penser les dieux des dons des impies, dit admirablement Platon % puisqu'un homme de bien rougiroit de recevoir des présents d'un malhonnête homme? »
Il ne faut pas que la religion, sous prétexte de dons, exige des peuples ce que les nécessités de l'État leur ont laissé; et, comme dit Platon % des hommes chastes et pieux doivent offrir des dons qui leur ressemblent.
Il ne faudroit pas non plus que la religion encourageât les dépenses des funérailles. Qu'y a-t-il de plus naturel, que d'ôter la différence des fortunes dans une chose et dans les moments qui égalisent toutes les fortunes^?