CHAPITRE Xn
AUTRE DIFFÉ RENCE .
La loi salique ne permettoit point ^ la preuve par le combat singulier; la loi des Ripuaires % et presque ^ toutes celles des peuples barbares, la recevoient. Il me paroît que la loi du combat étoit une suite naturelle, et le remède de la loi qui établissoit les preuves négatives. Quand on faisoit une demande, et qu'on voyoit qu'elle alloit être injustement éludée par un serment, que restoit-il à un guerrier ^ qui se voyoit sur le point d'être confondu , qu'à demander raison du tort qu'on lui faisoit, et de l'offre même du parjure? La loi salique, qui n'admettoit point l'usage des preuves négatives, n'avoit pas besoin de la preuve par le combat, et ne la recevoit pas ; mais la loi des Ripuaires ^ et celle des autres peuples *^ barbares qui admettoient l'usage des preuves négatives, furent forcés d'établir la preuve par le combat.