‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 420 sur 496 · QUE LES TERRES DU PARTAGE DES BARBARES NE PAYOIENT POINT DE TRIBUTS · texte numérisé non relu

QUE LES TERRES DU PARTAGE DES BARBARES NE PAYOIENT POINT DE TRIBUTS

Des peuples simples, pauvres, libres, guerriers, pasteurs, qui vivoient sans industrie, et ne tenoient à leurs terres que par des cases de jonc S suiv oient des chefs pour faire du butin, et non pas pour payer ou lever des tributs. L'art de la maltôte est toujours inventé après coup, et lorsque les hommes commencent à jouir de la félicité des autres arts.

Le tribut^ passager d'une cruche de vin par arpent, qui fut une des vexations de Ghilpéric et de Frédégonde, ne concerna que les Romains. En effet, ce ne furent pas les Francs qui déchirèrent les rôles de ces taxes, mais les ecclésiastiques, qui, dans ces temps-là, étoient tous Romains ^ Ce tribut affligea principalement les habitants des villes^: or, les villes étoient presque toutes habitées par des Romains.

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