‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 440 sur 496 · LIVRE XXX, GHAP. XVII · texte numérisé non relu

LIVRE XXX, GHAP. XVII

taire et Childebert, dans la vue d'obliger chaque district à répondre des vols qui s'y feroient : on voit cela dans les décrets de ces princes*. Une pareille police s'observe encore aujourd'hui en Angleterre.

Comme les comtes menoient les hommes libres à la guerre, les leudes y menoient aussi leurs vassaux ou arrière-vassaux; et les évêques, abbés, ou leurs avoués^ y menoient les leurs ^

Lés évêques étoient assez embarrassés : ils ne convenoient pas bien eux-mêmes de leurs faits ^ Ils demandèrent à Gharlemagne de ne plus les obliger d'aller à la guerre; et, quand ils l'eurent obtenu, ils se plaignirent de ce qu'on leur faisoit perdre la considération publique : et ce prince fut obligé de justifier là-dessus ses intentions. Quoi qu'il en soit, dans les temps où ils n'allèrent plus à la guerre, je ne vois pas que leurs vassaux y aient été menés par les comtes ; on voit au contraire que les rois ou les évêques choisissoient un des fidèles pour les y conduire ^

Dans un capitulaire de Louis le Débonnaire % le roi distingue trois sortes de vassaux : ceux du roi, ceux des évêques, ceux du comte. Les vassaux d'un leude^ ou sei-

1. Donnés vers l'an 595, art. 1. Voyez les Capitulaires, édit. de Baluze, p. 20. Ces règlemens furent sans doute faits de concert. (M.)

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