DES BATARDS DANS LES DIVERS G 0 U VE RNE M E NT S
On ne connoit donc guère les bâtards dans les pays où la polygamie est permise. On les connoit dans ceux où la loi d'une seule femme est établie. 11 a fallu, dans ces pays, flétrir le concubinage; il a donc fallu flétrir les enfants qui en étoient nés *.
Dans les républiques , où il est nécessaire que les mœurs soient pures, les bâtards doivent être encore plus odieux^ que dans les monarchies.
On fit peut-être à Rome des dispositions trop dures contre eux. Mais les institutions anciennes mettant tous les citoyens dans la nécessité de se marier, les mariages étant d'ailleurs adoucis par la permission de répudier, ou de faire divorce, il n'y avoit qu'une très-grande corruption de mœurs qui pût porter au concubinage
11 faut remarquer que lâ qualité de citoyen étant con-