‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 60 sur 496 · Ce paragraphe n'est point dans A. B · texte numérisé non relu

Ce paragraphe n'est point dans A. B

3. A. B. Les bâtards doivent être plus flétris que dans les monarchies.

4. « Les Romains n'appeloient point bâtards les enfants qui naissoient du concubinage; ils les appeloient /i/s naturels. Les bâtards étoient ceux qu'ils nommoient Spurii. Il est vrai que les dispositions contre les bâtards étoient dures, mais elles ne l'étoient pas contre les enfants nés d'une concubine. La législation de Rome a toujours toléré et même permis le concubinage. » Pilati de Tassulo, Traité des lois civiles, la Haye 1774, t. II, p. 18.

DE L'ESPRIT DES LOIS

sidérable dans les démocraties, où elle emportoit avec elle la souveraine puissance^ il s'y faisoit souvent des lois sur l'état des bâtards, qui avoient moins de rapport à la chose même et à l'honnêteté du mariage qu'à la constitution particulière de la république. Ainsi, le peuple a quelquefois reçu pour citoyens* les bâtards, afin d'augmenter sa puissance contre les grands. Ainsi, à Athènes, le peuple retrancha les bâtards du nombre des citoyens, pour avoir une plus grande portion du bled que lui avoit envoyé le roi d'Egypte. Enfin , Aristote * nous apprend que, dans plusieurs villes, lorsqu'il n'y avoit point assez de citoyens, les bâtards succédoient, et que, quand il y en avoit assez, ils ne succédoient pas.

Page 1