‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 77 sur 496 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

QUE LES ROMAINS FURENT DANS LA NECESSITE DE FAIRE DES LOIS POUR LA PROPAGATION DE l'eSPÈCE.

Les Romains, en détruisant tous les peuples, se détruisoient eux-mêmes. Sans cesse dans l'action, l'effort et la violence, ils s'usoient, comme une arme dont on se sert toujom'S.

Je ne parlerai point ici de l'attention qu'ils eurent à se donner des citoyens * à mesure qu'ils en perdoient, des associations qu'ils firent, des droits de cité qu'ils donnèrent, et de cette pépinière immense de citoyens qu'ils trouvèrent dans leurs esclaves. Je dirai ce qu'ils firent, non pas pour réparer la perte des citoyens, mais celle des hommes ^ ; et, comme ce fut le peuple du monde qui sut le mieux accorder ses lois avec ses projets, il n'est point indifférent d'examiner ce qu'il fit à cet égard.

1. J'ai traité ceci dans les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains, c. xiir. (M.) A. B. disent : Un auteur moderne a traité ceci dans ses Considérations, etc.

2. A. B. Je dirai ce qu'ils firent, non pas pour réparer les citoyens, mais pour réparer les hommes; et comme ce fut, etc.

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