VI
Actions de bonne foi. Pourquoi intro-
duites à Rome par les préteurs, et admises en France, VI, 4.
Actions tant civiles que criminelles.
Étoient autrefois décidées par la voie du combat judiciaire, XXVIII,
Adalingues. Avoient chez les Angles, la plus forte composition, XXX,
Adelhard. C'est ce favori de Louis le Débonnaire, qui a perdu ce prince par les dissipations qu'il lui a fait faire, XXXI, 22.
Adoption. Pernicieuse dans une aristocratie, V, 8. Se faisoit chez les Germains par les armes , XVIII, 28.
Adulalion. Comment l'honneur l'autorise dans une monarchie , IV, 2.
Adultère. Combien il est utile que l'accusation en soit publique dans une démocratie, V, 7. Étoit soumis, à Rome, à une accusation publique : pourquoi, VII, lO.
Quand et pourquoi il n'y fut plus soumis à Rome, VII, 11. Auguste et Tibère n'infligèrent que dans certains cas les peines prononcées par leurs propres lois contre ce crime, VII, 13. Ce crime se multiplie en raison de la diminution des mariages, XVI, 10. Il est contre la nature de permettre aux enfants d'accuser leur mère ou leur belle-mère de ce crime, XXVI, 4.
La demande en séparation, pour raison de ce crime, doit être accordée au mari seulement, comme fait le droit civil ; et non pas aux deux conjoints, comme a fait le droit canonique, XXVI, 8.
Adultérins. Il n'est point question de ces sortes d'enfants à la Chine, ni dans Icsautres pays de l'Orient :
pourquoi, XXIII, 5.
ET ALPHABÉTIQUE
.Erarii. Qui l'on nommoit ainsi à
Rome, XXVII, 1. Affranchis. Inconvénients de leur trop grand nombre, XV, 18. Sagesse des lois romaines à leur égard : part qu'elles leur laissoient dans le gouvernement de la république, ibid. Loi abominable que leur grand nombre fit passer chez les Volsiniens, ibid. Pourquoi ils dominent presque toujours à la cour des princes et chez les grands, XV, 19.
Affranchissements. Règles que l'on doit suivre à cet égard dans les différents gouvernements, XV, 18.
Affranchissement des serfs. Est une des sources des coutumes de France, XXVIII, 45.
Afrique. Il y naît plus de filles que de garçons : la polygamie peut donc y avoir lieu, XVI, 4. Pourquoi il est et sera toujours si avantageux d'y commercer, XXI, 2, Du tour de l'Afrique, XXI, 10. Description de ses côtes, ibid. Comment on y commerçoit avant la découverte du cap de Bonne-Espérance, ibid. Ce que les Romains en connoissoicnt, ibid. Le voyage des Phéniciens et d'Eudoxe autour de l'Afrique étoit regardé comme fabuleux par Ptolomée :
Erreur singulière de ce géographe à cet égard, ibid. Les anciens en connoissoient bien l'intérieur et mal les côtes : nous en connoissons Lien les côtes, et mal l'intérieur, ibid. Description de ses côtes occidentales, ibid. Les noirs y ont une monnoie, sans en avoir aucune, XXII, 8. Comparaison des mœurs de ses habitants chrétiens avec celles de ceux qui ne le sont pas, XXIV, 3.
Agilolflngues. Ce que c'étoit chez
les Bavarois : leurs prérogatives, XXX, 19.
Agnats. Ce que c'étoit à Rome :
leurs droits sur les successions, XXVII, 1.
Agobard. Sa fameuse lettre à Louis le Débonnaire prouve que la loi salique n'étoit point établie en Bourgogne, XXVIII, 4. Elle prouve aussi que la loi de Gondebaud subsista longtemps chez les Bourguignons, XXVIII, 15. Semble prouver que la preuve par le combat n'étoit point en usage chez les Francs : elle y étoit cependant en usage, XXVJII, 18.
Agraire. Voyez loi agraire.
Agriculture. Doit-elle, dans une république, être regardée comme une profession servile ? IV, 8.
Étoit interdite aux citoyens dans la Grèce, ibid. Honorée à la Chine, XIV, 8.
Aïeul. Les petits -enfants succédoient à l'aïeul paternel et non à l'aïeul maternel : raison de cette disposition des lois romaines,
Aînesse (Droit d';. Ne doit pas avoir lieu dans une république commerçante, V, 6. M entre les nobles dans l'aristocratie, V, 8. Ce droit, qui étoit inconnu sous la première race de nos rois, s'établit avec la perpétuité des fiefs, et passa même à la couronne, qui fut regardée comme un flef, XXXI, 33.
Air de cour. Ce que c'est dans une monarchie, IV, 2.
AiSTULPHE. Ajouta do nouvelles lois à celles des Lombards, XXVIII, 1.
Alahic. Fit faire une compilation du code Théodosien, qui servit de loi aux Romains de ses états,
TABLE ANALYTIQUE
Alcibiade. Ce qui l'a rendu admirable, V, 4.
Alcoran. Ce livre fixe l'arbitraire dans les pays despotiques, XII, 29.
Gengiskan le fait fouler aux pieds de ses chevaux, XXV, 3.
Alep (Caravane d'). Sommes immenses qu'elle porte en Arabie, XXI, IG.
Aïeux. Comment furent changes en fiefs, XXXI, 8 et 25.
Alexandre. Son empire fut divisé parce qu'il étoit trop grand pour une monarchie, VIII, 17. Bel usage qu'il fit de sa conquête de la Bactriane, X, 5. Sagesse de sa conduite pour conquérir et pour conserver ses conquêtes, X, 14, 15.
Comparé à César, X, 15. Sa conquête : révolution qu'elle causa dansle commerce. Ses découvertes, ses projets de commerce et ses travaux, XXI, 8. A-t-il voulu établir le siège de son empire dans l'Arabie? ibid. Commerce des rois grecs qui lui succédèrent, XXI, 9.
Voyage de sa flotte, ibid. Pourquoi il n'attaqua pas les colonies grecques établies dans l'Asie : ce qui en résulta, XXI, 12. Révolution que sa mort causa dans le commerce, XXI, 16. On peut prouver, en suivant la méthode de M. l'abbé Dufcos, qu'il n'entra point dans la Perse en conquérant, mais qu'il y fut appelé par les peuples, XXX,
Alexandre Sévère, empereur. Ne veut pas que le crime de lèsemajesté indirect ait lieu sous son règne, XII, 9.
Alexandrie. Le frère y pouvoit épouser sa sœur, soit utérine, soit consanguine, V, 5. Où et pourquoi elle fut bâtie, XXI, 8.
Alger. Les femmes y sont nubiles à
neuf ans : elles doivent donc être esclaves, XVI, 2. On y est si corrompu, qu'il y a des sérails où il n'y a pas une femme, XVI, (i. La dureté du gouvernement fait que chaque père de famille y a un trésor enterré, XXII, 2.
Aliénation des grands offices et des fiefs. S'étant introduite, diminua le pouvoir du roi, XXXI, 28.
Allemaone. République fédérative, et par là regardée en Europe comme éternelle, IX, 1. Sa république fédérative plus imparfaite que celle de Hollande et do Suisse, IX, 2. Pourquoi cette république subsiste malgré le vice de sa constitution, i6((/. Sa situation vers le milieu du règne de Louis XIV contribua à la grandeur relative de la France, IX, 9. Inconvénients d'un usage qui se pratique dans ses diètes, XI, G. Quelle sorte d'esclavage y est établi, X, 10. Ses mines sont utiles parce qu'elles ne sont pas abondantes, XXI, 22.
Origine des grands fiefs que les ecclésiastiques y possèdent, XXXI, 19. Pourquoi les fiefs y ont plus longtemps conservé leur constitution primitive qu'en France, XXXT, 30. L'empire y est resté électif, parce qu'il a conservé la nature des anciens fiefs, XXXI, 32.
Allemands. Les lois avoient établi un tarif pour régler, chez eux, les punitions des difl"érentes insultes que l'on pouvoit faire aux femmes, XIV, 14. Ils tcnoient toujours leurs esclaves armés, et cherchoient à leur élever le courage, XV, 15. Quand et par qui leurs lois furent rédigées, XXVIII, 1. Simplicité de leurs lois : cause de cette simplicité, itic/. Leurs lois criminelles étoient faites sur le
ET ALPHABÉTIQUE
môme plan que les lois ripuaires, XXVIII, 13. Voyez Ripuaires.
Alliances. L'argent que les princes emploient pour en acheter est presque toujours perdu, XIII, 17.
Allié. Ce qu'on appelloit ainsi à Rome, XXII, 22.
Allodiales (terres). Leur origine, XXX, 17.
Ambassadeurs. Ne sont soumis ni aux lois, ni au prince du pays où ils sont : comment leurs fautes doivent être punies, XXI, 26.
Ambition. Est fort utile dans une monarchie, III, 7. Celle des corps d'un état ne prouve pas toujours la corruption des membres , XXVIII, 41.
Ame. 11 est également utile ou pernicieux à la société civile de la croire mortelle ou immortelle suivant les différentes conséquences que chaque secte tire de ses principes à ce sujet, XXIV, 19. Le dogme de son immortalité se divise en trois branches, ibid.
Amendement des jugements. Ce que c'étoit : par qui cetta procédure fut établie : à quoi fut substituée, XXVIII, '29.
Amendes. Les seigneurs en payoient autrefois une de soixante livres, quand les sentences de leurs juges étoient réformées sur l'appel ; abolition de cet usage absurde, XXVIII, 32. Suppléoient autrefois à la condamnation des dépens, pour arrêter l'esprit processif, XXVIII, 35.
Américains. Raisons admirai les pour lesquelles les Espagnols les ont mis en esclavage, XV, 3 et 4.
Conséquences funestes qu'ils tiroient du dogme de l'immortalité de l'âme, XXIV, 19.
Amérique. Les crimes qu'y ont com-
mis les Espagnols avoient la religion pour prétexte, XV, 4. C'est sa fertilité qui y entretient tant de nations sauvages, XVIII, 9. Sa découverte : comment on y fait le commerce, XXI, 21. Sa découverte a lié les trois autres parties du monde : c'est elle qui fournit la matière du commerce, ibid.
L'Espagne s'est appauvrie par les richesses qu'elle en a tirées,
XXI, 22. Sa découverte a favorisé le commerce et la navigation de l'Europe, XXII, 5. Pourquoi sa découverte diminua de moitié le prix de l'usure, XXI [, G. Quel changement sa découverte a dû apporter dans le prix des marchandises, XXII, 8. Les femmes s'y faisoient avorter, pour épargner à leurs enfants les cruautés des Espagnols, XXIII, 1 1 . Pourquoi les sauvages y sont si peu attachés à leur propre religion, et sont si zélés pour la nôtre quand ils l'ont embrassée, XXV, 3.
Amimones. Magistrats de Gnide inconvénients de leur indépendance, XI, 6.
Amortissement. Il est essentiel, pour un état qui doit des rentes, d'avoir un fonds d'amortissement,