XXII
Amortissement (droit d'). Son utilité : la France doit sa prospérité à l'exercice de ce droit : il faudroit encore l'y augmenter, XXV, 5.
Amour. Raisons physiques de l'insensibilité des peuples du nord et de l'emportement de ceux du midi pour ses plaisirs, XIV, 2. A trois objets; et se porte plus ou moins vers chacun d'eux, selon les circonstances, dans chaque siècle et dans chaque nation, XXVIII, 22.
TABLE ANALYTIQUE
Amour de la patrie. Produit la bonté des mœurs, V, 2. Ce que c'est dans la démocratie, V, 3.
Amphictyon. Auteur d'une loi qui est en contradiction avec ellemême, XXIX, 5.
Anastase, empereur. Sa clémence est portée à un excès dangereux, VI, 21.
Anciens. En quoi leur éducation étoit supérieure à la nôtre, IV, 4.
Pourquoi ils n'avoient pas une idée claire du gouvernement monarchique, XI, 8, Leur commerce, XXI, C.
Angles. Tarif des compositions de ce peuple, XXX, 19.
Angleterre. Fournit la preuve qu'une démocratie ne peut s'établir sans vertu, III, 3. Pourquoi les emplois militaires y sont toujours unis avec les magistratures, V, 19. Comment on y juge les criminels, VI, 3. Pourquoi il y a dans ce pays moins d'assassinats qu'ailleurs, VI, 16. Peut-il y avoir du luxe dans ce royaume ? VII, 6.
Pourquoi la noblesse y défendit si fort Charles I'^ VIII, 9. Sa situation, vers le milieu du règne de Louis XIV, contribua à la grandeur relative de la France, IX, 9. Objet principal de son gouvernement, XF, 6. Description de sa constitution, ibid. Conduite qu'y doivent tenir ceux qui y représentent le peuple, ibid. Le système de son gouvernement est tiié du livre des moeurs des Germains par Tacite : quand ce système périra, ibid. Sentiment de l'auteur sur la liberté de ces peuples, et sur la question de savoir si son gouvernement est préférable aux autres, ibid. Les jugements s'y font à peu près comme
ils se faisoient à Rome, du temps de la république, XI, 18. Comment et dans quoi cas on y prive un citoyen de sa liberté, pour conserver celle de tous, XII, 19.
On y lève mieux les impôts sur les boissons qu'en France, XIII, 7.
Avances que les marchands y font à l'état, XIII, 14. Effet du climat de ce royaume, XIV, 13. Dans quelques petits districts de ce royaume, la succession appartient au dernier des mâles : raison de cette loi, XVIII, 21. Effets qui ont dû suivre, caractère qui a dû se former, et manières qui résultent de sa constitution, XIX, 27. Le climat a produit ses lois en partie, ibid. Causes des inquiétudes du peuple et des rumeurs qui en sont l'effet : leur utilité, ibid. Pourquoi le roi y est souvent obligé de donner sa confiance à ceux qui l'ont le plus choqué, et de l'ôter à ceux qui l'ont le mieux servi, ibid. Pourquoi on y voit tant d'écrits, ibid. Pourquoi on y fait moins de cas des vertus militaires que des vertus civiles, ibid. Causes de son commerce, de sa jalousie sur les autres nations, ibid. Comment elle gouverne ses colonies, ibid. Comment elle gouverne rirlande, ibid. Source et motif de ses forces supérieures de mer, de sa fierté, de son influence dans les affaires de l'Europe, de sa probité dans les négociations :
pourquoi elle n'a ni places fortes, ni armée de terre, ibid. Pourquoi son roi est presque toujours inquiété au dedans et respecté au dehors, ibid. Pourquoi le roi y ayant une autorité si bornée, a tout l'appareil et tout l'extérieur d'une puissance absolue, ibid.
ET ALPHABÉTIQUE
Pourquoi il y a tant de sectes de religion : pourquoi ceux qui n'en ont aucune ne veulent pas qu'on les oblige à changer celle qu'ils auroient s'ils en avoient une :
pourquoi le catholicisme y est haï : quelle sorte de persécution il y essuie, ibid. Pourquoi les membres du clergé y ont des mœurs plus régulières qu'ailleurs :
pourquoi ils font de meilleurs ouvrages pour prouver la révélation et la providence : pourquoi on aime mieux leur laisser leurs abus que de souffrir qu'ils deviennent réformateurs, ibid. Les rangs y sont plus séparés et les personnes plus confondues qu'ailleurs, ibid. Le gouvernement y fait plus de cas des personnes utiles que de celles qui ne font qu'amuser, ibid. Son luxe est un luxe qui lui est particulier, ibid. 11 y a peu de politesse :
pourquoi, ibid. Pourquoi les femmes y sont timides et vertueuses, et les hommes débauchés, ibid. Pourquoi il y a beaucoup de politiques, ibid. Son esprit sur le commerce, XX, 8. C'est le pays du monde où l'on a le mieux su se prévaloir de la religion, du commerce et de la liberté, ibid.
Entraves dans lesquelles elle met ses commerçants : liberté qu'elle donne à son commerce, XX, 12, La facilité singulière du commerce y vient de ce que les douanes sont en régie, XX, 13. Excellence de sa politique touchant le commerce en temps de guerre, XX, 14. La faculté qu'on y a accordée à la noblesse de pouvoir faire le commerce est ce qui a le plus contribué à affoiblir la monarchie, XX, 21. Elle est ce qu'Athènes auroit dû être, XXI, 7. Conduite injuste
et contradictoire que l'on y tint contre les Juifs dans les siècles de barbarie, XXI, 20. C'est elle qui, avec la France et la Hollande, fait à peu près tout le commerce de l'Europe, XXI, 21. Dans le temps de la rédaction de sa grande chartre, tous les biens d'un Anglois représentoient de la monnoie, XXII, 2. La liberté qu'y ont les filles sur le mariage, y est plus tolérable qu'ailleurs, XXIII,8.
L'augmentation des pâturages y diminue le nombre des habitants, XXIII, 14. Combien y vaut un homme, XXIII, 17. L'esprit de commerce et d'industrie s'y est établi par la destruction des monastères et des hôpitaux, XXXIII, 29. Loi de ce pays touchant des mariages contraires à la nature, XXVI, 3. Origine de l'usage qui veut que tous les jurés soient du même avis pour condamner à mort, XXVIII, 27. La peine de»
faux témoins n'y est pas capitale ; elle l'est en France : motif de ces deux lois, XXIX, 11. Comment on y prévient les vols, XXX, 17.
Est-ce être sectateur de la religion naturelle que de dire que l'homicide de soi-même est en Angleterre l'effet d'une maladie? D., I, H, Dixième objection.
Anglois. Ce qu'ils font pour favoriser leur liberté, II, 4. Ce qu'ils seroicnt s'ils la perdoient, ibid.
Pourquoi ils n'ont pu introduire la démocratie chez eux, III, 3.
Ont rejeté l'usage de la torture sans aucun inconvénient, VI, 17.
Pourquoi plus faciles à vaincre chez eux qu'ailleurs, IX, 8. C'est le peuple le plus libre qui ait jamais existé sur la terre : leur gouvernement doit servir de mo-
TABLE ANALYTIQUE
dèle aux peuples qui veulent être lïb Tes .XII, 19. Raisons physiques du penchant qu'ils ont à se tuer :
comparaison entre eux et les Romains, XIV, 12. Leur caractère : gouvernement qu'il leur faut en const-quence , XIV, 13.
Pourquoi les uns sont royalistes, et les autres parlementaires : pourquoi ces deux partis se haïssent mutuellement si fort, et pourquoi les particuliers passent souvent de l'un à l'autie, XIX, 27. On les conduit plutôt par leurs passions, que par la raison, ibid. Pourquoi ils suppoitent des impôts si onéreux, ibid. Pourquoi et jusqu'à quel point ils aiment la liberté, ibid. Source de leur crédit, ibid.
Trouvent, dans leurs emprunts même, des ressources pour conserver leur liberté, ibid. Pourquoi ne font point et ne veulent point faire de conquêtes, ibid. Causes de leur humeur sombre, de leur timidité et de leur fierté, ibid.
Caractère de leurs écrits, ibid.
Anil's Asellijs. Pourquoi il put, contre la lettre de la loi voconienne, instituer sa fille unique héritière, XXVII, 1.
Annibal. Les Carthaginois, en l'accusant devant les Romains, sont une preuve que, lorsque la vertu est bannie de la démocratie, l'état est proclie de sa ruine, III, 3.
Véritalilf motif du refus que les Carthaginois firent de lui envoyer du secour.-. en Italie, X, 6. S'il eût pris Rome, sa trop grande puissance auroit perdu Carlhage, ibid.
Anonymes (lettres). Cas que l'on en doit faire, XII, 24.
Antilles, ^os colonies dans ces îles sont admirables, XXI, 21.
Antioche. Julien l'Apostat y causa
une affreuse famine, pour y avoir fixé le prix des denrées, XXII, 7.
AiNTiPATER. Forma à Athènes , par sa loi sur le droit de suffrage, la miiilleure aristocratie qui fût possible, II, 3.
Antiquaires. L'auteur se compare à celui qui alla en Egypte, jeta un coup d'œil sur les pyramides, et s'en retourna, XX VIII, 45.
Antonins. Abstraction faite des vérités révélées , est le plus grand objet qu'il y ait eu dans la nature, XXIV, 10.
Antrustions. Étymologie de ce mot, XXX, IG. On nommoit ainsi, du temps de Maiculfe, ce que nous nommons vassaux, ibid. Étoient distingués des Francs par les lois mêmes, ibid. Ce que c'ctoit : il paroît que c'est d'eux que l'auteur tire principalement l'origine de notre noldesse françoise, XXX, 25. C'étoit à eux principalement que l'on donnoit autrefois les fiefs^ ibid.
Appel. Celui que nous connoissons aujourd'hui n'étoit pas en usage du temps de nos pères : ce qui en tenoit lieu, XXVIII, 27. Pourquoi étoit autrefois regardé comme félonie , ibid. Précautions qu'il falloit prendre pour qu'il ne fût point regardé comme félonie, ibid.
Devoit se faire autrefois sur-lechamp, et avant de sortir du lieu où le jugement avoit été iirononcé, XXVIII, 31. Différentes observations sur les appels qui étoient autrefois en usage, XXVIII, 31.
Quand il fut permis aux vilains d'appeler de la cour de leur seigneur, ibid. Quand on a cesse d'ajourner les seigneurs et les baillis sur les appels de leurs jugements, XXVIII, 32. Origine
ET ALPHABÉTIQUE
de cette façon de prononcer sur les appels dans les parlements :
La cour met l'appel au néant : La cour met l'appel et ce dont a été appelé au néant, XXVIII, 33.
C'est l'usage des appels qui a introduit celui de la condamnation aux dépens, XXVIII , 35. Leur extrême facilité a contribué à abolir l'usage constamment observé dans la monarchie, suivant lequel un juge ne jugeoit jamais seul,
XXVIII, 42 Pourquoi Charles VU n'a pu en fixer le temps dans un bref délai ; et pourquoi ce délai s'est étendu jusqu'à trente ans,
Appel de défaute de droit. Quand cet appel a commencé d'être en usage, XX VJII, 28. Ces sortes d'appels ont souvent été des points remarquables dans notre histoire :
pourquoi, ibid. En quel cas, contre qui il avoit lieu : formalités qu'il falloit observer dans cette sorte de procédure : devant qui il se relevoit, ibid. Concouroit quelquefois avec l'appel de faux jugement, ibid. Usuge qui s'y observoit, XXVIII, 32. Voyez Dé faute de droit.
Appel de faux jugement. Ce que c'étoit : contre qui on pouvoit l'interjeter : précautions qu'il falloit prendre pour ne pas tomber dans la félonie contre son seigneur, ou être obligé de se battre contre tous ses pa'rs, XX.VIII, 27. Formalités qui dévoient s'y observer, suivant les différents cas, ibid. Ne se décidoit pas toujours par le combat judiciaire, ibid. Ne pouvoit avoir lieu contre les jugements rendus dans la cour du roi, ou dans celle des seigneurs, par les hommes de la cour du roi, ibid. Saint Louis
l'abolit dans les seigneuries de ses domaines, et en laissa subsister l'usage dans celles des barons , mais sans qu'il y eût de combat judiciaire, XXVIIl, 29. Usage qui s'y observoit, XXVIIl, 32.
Appel de faux jugement à la cour du roi. Etoit le seul appel établi; tous les autres proscrits et punis, XXVIIl, 28.
Appel en jugernent. Voyez Assignation.
Appius décemvir. Son attentat sur Virginie affermit la liberté à Rome, XII, 22.
Arabes. Leur boisson, avant Mahomet, étoitde l'eau, XIV, 10. Leur liberté, XVIII, 19. Leurs richesses :
d'où ils les tirent : leur commerce :
leur inaptitude à la guerre : comment ils deviennent conquérants, XXI , IG. Comment la religion adoucissoit, chez eux, les fureurs de la guerre, XXIV, 18. L'atrocité de leurs mœurs fut adoucie par la religion de Mahomet, ibid. Les mariages entre parents au quatrième degré sont prohibés chez eux : ils ne tiennent cette loi que de la nature, XXVI, 14.
Arabie. Alexandre a-t-il voulu y établir le siège de son empire?
XXI, 8. Son commerce étoit-il utile aux Romains? XXI, 16. C'est le seul pays, avec ses environs, où une religion qui défend l'usage du cochon peut être bonne : raisons physiques, XXIV, 25.
Aragon. Pourquoi on y fit des lois somptuaires, dans le xm^ siècle, VII, 5. Le clergé y a moins acquis qu'en Gastille, parce qu'il y a, en Aragon, quelque droit d'amortisment, XXV, 5.
Arbogaste. Sa conduite avec l'empereur Valentinien est un exemple
TABLE ANALYTIQUE
du gt5nic de la nation françoise à l'égard des maires du palais , XXXI, 4.
Arcades. Ne dévoient la douceur de leurs mœurs qu'à la musique, IV, 8.
Arcadius. Maux qu'il causa à l'empire, en faisant la fonction de juge, VI, 5. Ce qu'il pensoit des paroles criminelles, XII, V2. Appela les petits enfants à la succession de l'aïeul maternel, XXVII, 1.
Arcadius ctHoNomus. Furent tyrans, parce qu'ils étoient foibles, XII?