‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 170 sur 181 · Il n'est pas permis d'y raisonner bien ou mal, XIX · texte numérisé non relu

Il n'est pas permis d'y raisonner bien ou mal, XIX

Ce n'est que dans ce gouvernement que l'on peut forcer les enfants à n'avoir d'autre profession que celle de leur père, XX, 22. Les

ET ALPHABÈTIOUE

choses n'y représentent jamais la monnoie, qui en devroit être le signe, XXII, 2. Comment est gêné par le change, XXII, 14. La dépopulation qu'il cause est trèsdifficile à réparer, XXIII, 28. S'il est joint à une religion contemplative, tout est perdu, XXIV, II.

n est difficile d'établir une nouvelle religion dans un grand empire où il règne, XXV, 15. Les lois n'y sont rien, ou ne sont qu'une volonté capricieuse et transitoire du souverain : il y faut donc quelque chose de fixe ; et c'est la rehgion qui est quelque chose de fixe, XXVI, '2. L'inquisition y est destructive, comme le gouvernement, XXVI, 10. Les malheurs qu'il cause viennent de ce que tout y est incertain, parce que tout y est arbitraire, XXVI,

Dettes. Toutes les demandes qui s'en fai soient à Orléans, se vidoient par le combat judiciaire, XXVIII, 19. Il suffisoit, du temps dé saint Louis, qu'une dette fût de douze deniers, pour que le demandeur et le défendeur pussent terminer leurs différends par le combat judiciaire, ibkl.

Voyez Débiteurs, Lois, République, Rome,Solon.

Dettes de l'état. Sont payées par quatre classes de gens : quelle est celle qui doit être la moins ménagée, XXII, 18.

Dettes publiques. Il est pernicieux pour un état d'être chargé de dettes envers les particuliers :

inconvénient de ces dettes XXII, 17. Moyens de les paj'er sans fouler ni i"état ni les particuliers, XXII, 18.

Deuléronome. Contient une loi qui

ne peut pas être admise chez beaucoup de peuples, XII, 17.

Dictateurs. Quand ilsétoient utiles :

leur autorité : comment ils l'exerçoieut : sur qui elle s'étendoit :

quelle étoit sa durée et ses effets, II, 3; XI, 16. Comparés aux inquisiteurs d'état de Venise, II, 3.

Dictionnaire. On ne doit point chercher celui d'un auteur ailleurs que dans son livre même, D. Éclaircissements, I.

Dieu. Ses rapports avec l'univers, I, 2. Motifs de sa conduite, ibid.

La loi qui nous porte vers lui, est la première par son importance, et non la première dans l'ordre des lois naturelles, I, 2. Les lois humaines doivent le faire honorer, et jamais le venger, XII, 4. Les raisons humaines sont toujours subordonnées à sa volonté, XVI, 2.

C'est être également impie que de croire qu'il n'existe pas, qu'il ne se môle point des choses d'ici-bas, ou qu'il s'appaise par des sacrifices, XXV, 7. Veut que nous méprisions les richesses ; nous ne devons donc pas lui prouver que nous les estimons, en lui offrant nos trésors, ibid. Ne peut pas avoir pour agréables les dons des impies, ibid. Ne trouve d'obstacles nulle part où il veut établir la religion chrétienne, D., article Tolérance.

Digeste. Époque do la découverte de cet ouvrage : changements qu'il opéra dans les tribunaux, XXVIII,

Dignités. Avec quelles précautions doivent être dispensées dans les monarchies, VIII, 7.

Dimanche. La nécessité de le chômer ne fut d'abord imposée qu'aux habitants des villes, XXIV, 23.

TABLE ANALYTIQUE

Dîmes ecclésiastiques. Pépin en jeta les fondements : mais leur établissement ne remonta pas plus haut que Charlemagne, XXXI, l'i.

A quelle condition le peuple consentit de les payer, ibid.

Distinctions. Celles des rangs, établies parmi nous, sont utiles :

celles qui sont établies aux Indes par la religion sont pernicieuses, XXIV, 22.

Distributions faites au peup/e. Autant elles sont pernicieuses dans la démocratie, autant elles sont utiles dans l'aristocratie, V, 8.

Divinité. Voyez Dieu.

Division du peuple en classes. Combien il est important qu'elle soit bien faite dans les états populaires, II, 2.

Divorce. Différence entre le divorce et la répudiation, XVI, 15. Les lois dos Maldives et celles du Mexique font voir l'usage qu'on en doit faire, ibid. A une grande utilité politique, et peu d'utilité civile, ibid. Lois et usages de Rome et d'Athènes sur cette matière, XVI, 16. N'est conforme à la nature que quand les deux parties, ou l'une d'elles, y consentent, XXVI, 3. C'est s'éloigner des principes des lois civiles, que de l'autoriser pour cause de vœux en religion, XXVI, 9

Dogmes. Ce n'est point leur vérité ou leur fausseté qui les rend utiles ou pernicieux; c'est l'usage ou l'abus que l'on en fait, XXIV, 19.

Ce n'est point assez qu'un dogme soit établi par une religion, il faut qu'elle le dirige, ibid.

Domaine. Doit être inaliénable :

pourquoi, XXVI, 16. Étoit autrefois le seul revenu des rois :

preuves, XXX, 13. Comment ils

le faisoient valoir, ibid. On étoit bien éloigné autrefois de le regarder comme inaliénable, XXXI, 7.

Louis le Débonnaire s'est perdu, parce qu'il l'a dissipé, XXXI, 22.

DoMAT. Il est vrai que l'auteur a commencé son livre autrement que M. Domat n'a commencé le sien, D. I, ii, quatrième objection.

Domination. Les hommes n'en auroient pas môme l'idée, s'ils n'étoient pas en société, I, 2.

(Esprit de). Gâte presque toujours les meilleures actions, XXVIII, 41.

DoMiTiE\. Ses cruautés soulagèrent un peu les peuples, III, 9. Pourquoi il fit arracher les vignes dans la Gaule, XXI, 13.

Donations à cause de noces. Les différents peuples y ont apposé différentes restrictions, suivant leurs différentes mœurs, XIX, 25.

DoRTE (le vicomte). Refuse par honneur d'obéir à son roi, IV, 2.

Dots. Quelles elles doivent être dans les gouvernements, VII, 15.

Douaire. Les questions qu'il faisoit naître ne se décidoient point par le combat judiciaire, XXVIII, Voyez Gains nuptiaux.

Douanes. Lorsqu'elles sont en ferme, elles détruisent la liberté du commerce et le commerce même ,

XX, 13. Celle de Cadix rend le roi d'Espagne un particulier trèsriche dans un état très-pauvre,

Droit. Diverses classes détaillées de celui qui gouverne les hommes:

c'est dans ce détail qu'il faut trouver les rapports que les lois doivent avoir avec l'ordre des choses sur lesquelles elles statuent, XXVI, I.

Droit canonique. On ne doit point

ET ALPHABÉTIQUE

régler sur ses principes ce qui est réglé par ceux du droit civil, XXVI, 8. Cencourut, avec le droit civil, à abolir les pairs, XXVIII, 42.

Droit civil. Ce que c'est, I, 3. Gouverne moins les peuples qui ne cultivent point les terres, que le droit des gens, XVIJI, 12 et 26.

De celui qui se pratique chez les peuples qui ne cultivent point les terres, XVIIl, 12. Gouverne les nations et les particuliers, XXI, 21.

Cas où l'on peut juger par ses principes, en modifiant ceux du droit naturel, XXVI, 5. Les choses réglées par ses principes ne doivent point l'être par ceux du droit canonique, et rarement par les principes des lois de la religion : elles ne doivent point l'être non plus parcelles du droit politique XXVI, 8, 15 et 16. On ne doit point suivre ses dispositions générales, quand il s'agit de choses soumises à des règles particulières tirées de leur propre nature, XXVI, 25.

Droit coutumier. Contient plusieurs dispositions tirées du droit romain, XXVIII, 45.

Droit de conquête. D'où il dérive :

quel en doit être l'esprit, X, 3.

Sa définition, X, 4.

Droit de guerre. D'où il dérive, X, 2.

Droit des gens. Quel il est, et quel en est le principe, I, 3. Les nations les plus féroces en ont un, ibid. Ce que c'est, X, 1 . De celui qui se pratique chez les peuples qui ne cultivent point les terres, XVIII, 12. Gouverne plus les peuples qui ne cultivent point les terres que le droit civil, XVIII, 26.

De celui des Tartarcs : causes de sa cruauté, qui parolt contradictoire avec leur caractère, XVIII, 20. Celui do Carthage étoit singu-

lier, XXI, H, Los choses qui lui appartiennent ne doivent pas être décidées par les lois civiles ni par les lois politiques, XXVI, 20 et 21.

La violation de ce droit est aujourd'hui le prétexte le plus ordinaire des guerres, XXVIII, 28.

Droit des maris. Ce que c'étoit à Rome, XXIII, 21.

Droit écrit (pays de). Dès le temps de l'édit de Pistes, ils étoient distingués de la France coutumier e, XXVIII, 4.

Voyez Pays de droit écrit.

Droit naturel. 11 est, dans les états despotiques, subordonné à la volonté du prince, III, 10. Gouverne les nations et les particuliers , XXI, 21. Cas où l'on peut modifier ses principes, en jugeant par ceux du droit civil, XXVI, 5.

Droit politique. En quoi consiste, I, 3. 11 ne faut point régler par ses principes les choses qui dépendent des principes du droit civil ; et vice versa, XXVI, 15 et 21. Soumet tout homme aux tribunaux civils et criminels du pays où il est : exception en faveur des ambassadeurs, XXVI, 21. La violation de ce droit étoit un sujet fréquent de guerre, XXVIII, 28.

Droit public, Les auteurs qui en ont traité sont tombés dans de grandes erreurs : causes de ces erreurs, X, 3.

Droit romain. Pourquoi, à ses formes judiciaires, on substitua celles des décrétales, XXVIII, 40. Sa renaissance , et ce qui en résulta :

changements qu'il opéra dans les tribunaux, XXVIII, 42. Comment fat apporté en France : autorité qu'on lui attribua dans les différentes provinces, ibid. Saint Louis le fit traduire, pour l'accréditer

dans ses états : en fit beaucoup usage dans ses Établissements., ibid. Lorsqu'il commença à être enseigné dans les écoles, les seigneurs perdirent l'usage d'assembler leurs pairs pour juger, ibid.

On en a inséré beaucoup de dispositions dans nos coutumes , XXVIII, 45.

Voyez Lois romaines, Rome, Romains.

Droits honorifiques dans les églises.

Leur origine, XXXL 15.

Droits seigneuriaux. Ceux qui existoient autrefois, et qui n'existent plus, n'ont point été abolis comme des usurpations ; mais se sont perdus par négligence ou par les circonstances, XXVIII, 43. Ne dérivent point, par usurpation, de ce cens cliimérique que l'on prétend venir de la police générale des Homains : preuves, XXX, 15.

DuBOS (M. l'abbé). Fausseté de son système sur l'établissement des Francs dans les Gaules : causes de cette fausseté, XXVIII, 3. Son ouvrage sur Vétablissement de la monarchie française dans les Gaules, semble être une conjuration contre la noblesse, XXX, 10.

Donne aux mots une fausse signification, et imagine des faits pour appuyer son faux système, XXX, 12. Abuse des capitulaires, de l'histoire et des lois, pour établir son faux système, ibid. Trouve tout ce qu'il veut dans le mot census, et en tire toutes les conséquences qui lui plaisent, XXX, 14. Idée générale de son livre :

pourquoi, étant mauvais, il a séduit beaucoup de gens : pourquoi il est si gros, XXX, 23. Tout son livre roule sur un faux système : réfutation de ce système,

XXX, 24. Son système sur l'origine de notre noblesse françoise est faux, et injurieux au sang de nos premières familles, et aux trois grandes maisons qui ont régné successivement sur nous, XXX, 25. Fausse interprétation qu'il donne au décret de Cliildebert, ibid. Son éloge et celui de ses autres ouvrages, ibid.

Du Gange Erreur de cet auteur relevée, XXX, 22,

Ducs. En quoi différoient des comtes :

leurs fonctions, XXX, 18 Où on les prenoit chez les Germains :

leurs prérogatives, XXX, 19. C'étoient en cette qualité, plutôt qu'en qualité de rois, que nos premiers monarques commandoient les armées, XXXI, 4.

Duels. Origine de la maxime qui impose la nécessité de tenir sa parole à celui qui a promis de se battre, XXVIII, 2l). Moyen plus simple d'en abolir l'usage que ne sont les peines capitales, XXVIII, Voyez Combat judiciaire.

Eau bouillante. Voyez Preuve par l'eau bouillante.

Ecclésiastiques. La roideur avec laquelle ils soutinrent la preuve négative par serment, par la seule raison qu'elle se faisoit dans les églises, fit étendre la preuve par le combat, contre laquelle ils étoient déchaînés, XXVIII, 18.

Leurs entreprises sur la juridiction laie, XXVIJI, 40. Moyens par lesquels ils se sont enrichis, XXVIII, 41. Vcndoient aux nouveaux mariés la permis-

ET ALPHABÉTIQUE

sion de coucher ensemble les trois premières nuits de leurs noces. Pourquoi ils s'étoient réservé ces trois nuits plutôt que d'aufes, ibid. Les privilèges dont ils jouissaient autrefois sont la cause de la loi qui ordonne de ne prendre des baillis que parmi les laïques, XXVIH, 43. Loi qui les fait se battre entre eux, comme des dogues anglois, jusqu'à la mort, XXIX, 4. Décliiroient, dans les commencements de la monarchie, les rôles des taxes, XXX, 12.

Levoient des tributs réglés sur les serfs de leurs domaines ; et ces tributs se nommoient census ou cens, XXX, 15. Les maux causés par Brunehault et par Frédégonde ne purent être repaies qu'en rendant aux ecclésiastiques leurs privilèges, XXXI, 1. Origine des grands fiefs qu'ils possèdent en Allemagne, XXXI, 19.

Voyez Clergé, lioi de France, Seigneurs.

Echange. Dans quel cas on commerce par échange, XXII, 1.

Échevins. Ce que c'étoit autrefois :

respect qui étoit dû à leurs décisions, XXVIII, 28. Étoient les mêmes personnes que les juges et les rathimburges, sous différents noms, XXX, 18.

Ecole deVhonneur. Où elle se trouve dans les monarchies, IV, 2.

Écrits. Quand, et dans quels gouvernements peuvent être mis au nombre des crimes de lèse-majesté, XII, 13.

Ecriture. L'usage s'en conserva en Italie, lorsque la barbarie l'avoit bannie de partout ailleurs; de là vient que les coutumes ne purent prévaloir, dans certaines provinces, sur le droit romain, XXMII,

11. Quand la barbarie eu fit perdre l'usage, on oublia le droit romain, les lois barbares et les capitulaires, auxquels on substitua les coutumes, XXVIII, 19. Dans les siècles où l'usage en étoit ignoré, on étoit forcé de rendre publiques les procédures criminelles, XXVIII, 3i. C'est le témoin le plus sûr dont on puisse faire usage, XXVIII, 44.

Édifices publics. Ne doivent jamais être élevés sur le fonds des particuliers, sans indemnité, XXVI, 15.

Édile. QuaUté qu'il doit avoir, II, 2.

Édit de Pistes. Par qui, en quelle année il fut donné : on y trouve les raisons pour lesquelles le droit romain s'est conservé dans les prorinces qu'il gouverne encore, et a été aboli dans les autres, XXVIII, 4.

Éducation. Les lois de l'éducation doivent être relatives au principe du gouvernement, Livre iv. Ce n'est point au collège que se donne la principale éducation dans une monarchie, IV, 2. Quels en sont les trois principes dans une monarchie, ibid. Sur quoi elle porte dans une monarchie, ibid. Doit, dans une monarchie, être conforme aux règles do l'honneur, ibid. Quelle elle doit être dans les états despotiques, IV, 3.

Différence de ses effets, chez les anciens et parmi nous,lV, 4. Nous en recevons trois aujourd'hui :

causes des inconséquences qu'elles mettent dans notre conduite, ibii.

Quelle elle doit être dans une république, IV, 5. Combien il dépend des pères qu'elle soit bonne ou mauvaise, ibid. Combien les Grecs ont pris de soins pour la diriger du côté de la vertu, IV, 6.

TABLE ANALYTIQUE

Comment Aristodème faisoit élever les jeunes gens de Cumes, afin de leur énerver le courage, X, 12.

Les Perses avoient, sur l'éducation, un dogme faux, mais fort utile, XXIV, 20.

Égalité. Doit être l'objet de la principale passion des citoyens d'une démocratie : effets qu'elle y produit, V, 3. Comment on en inspircl'amour dans une république, V, 4. Personne n'y aspire dans une monarchie, ni dans les états despotiques, ibid. Comment doit être établie dans une démocratie, V, 5. Il y a des lois qui, en cherchant à l'établir , la rendent odieuse, ibid. On ne doit pas chercher à l'établir strictement dans une démocratie, ibid.' Dans quels cas peut être ôtée dans la démocratie, pour le bien de la démocratie, ibid. Doit être établie et maintenue dans une aristocratie, entre les familles qui gouvernent :

moyens d'y réussir, V, 8. Dans quelles bornes doit, être maintenue dans une démocratie, VIII, 2.

Ce que c'est : cesse entre les hommes, dès qu'ils sont en société, VIII, 3.

Égalité réelle. Est l'âme de la démocratie : très-difficile à établir :

comment y suppléer, V, 5.

ÉGiGA. Fit dresser, par le clergé, le code que nous avons des lois des Wisigoths, XXVIII, I .

' Église. A quelle superstition est redevable des fiefs qu'elle acquit autrefois, XXX, 11. Quand commença à avoir des justices territo-

" riales : comment elle les acquit, XXX, 21. Comment ses biens furent convertis en fiefs, XXXI, 9.

Églises. La piété les fonda ; et l'esprit militaire les fit passer entre

les mains dos gens de guerre, XXXI, 10. Les laïques s'en étoient emparés, sans que les évêques pussent faire usage des lois qui proscrivoient cet abus : autorité qui étoit restée aux évêques de ce temps-là ; source de toutes ces choses, XXXI, IL

Egypte. Est le principal siège de la peste, XIV, 11. Est un pays formé par l'industrie des hommes , XVIII , 6. Quand et comment devint le centre de l'univers, XXI, 9. Plan de la navigation de ses rois, ibid. Cas où il soroit avantageux d'en préférer la route à celle du cap de Bonne-Espérance, XXI , 10. Pourquoi son commerce aux Indes fut moins considérable que celui des Romains, XXI, 16. Son commerce et sa richesse, après l'afl^olblissement des Romains en Orient, XXI, 19. C'est le seul pays, et ses environs, où une religion qui défend l'usage du cochon puisse être bonne : raisons physiques, XXIV, 2.'i.

Égyptiens. Leur pratique sur la lèpre a servi de modèle aux lois des Juifs touchant cette maladie, XIV, 11. Nature et étendue de leur commerce, XXI, G. Ce qu'ils connoissoient des côtes orientales de l'Afrique, du temps de leurs rois grecs, XXI, 10. Pourquoi avoient consacré certaines familles au sacerdoce, XXV, 4. Leur stupide superstition, lorsque Cambyse les attaqua, prouve qu'il ne faut point décider par les préceptes de la religion, lorsqu'il s'agit de ceux de la loi naturelle, XXVI, 7. Épousoient leurs sœurs, en l'honneur d'Isis , XXVI, 14.

Pourquoi le mariage entre le

ET ALPHABÉTIQUE

beau-frère et la belle-sœur ctoit permis chez eux, ibid. Le jugement qu'ils portèrent de Solon, en sa présence, appliqué à ceux qui rendent modernes les siècles anciens, XXX, 14.

Élections. Avantages de celles qui se font par le sort, dans les démocraties, II, 2. Comment Solon a corrigé les défectuosités du sort, ibid. Pourquoi les rois ont abandonné, pendant quelque temps, le droit qu'ils ont d'élire les évèques et les abbés, XXXI,

Élection à la couronne de France.

Appartenoit, sous la seconde race, aux grands du rojaume : comment en usoient, XXXI, 17.

Élection des papes. Pourquoi abandonnée par les empereurs au peuple de Rome, XXXI, 13.

Éléens. Comme prêtres d'Apollon, jouissoient d'une paix éternelle :

sagesse de cette constitution religieuse, XXIV, 16.

Élotes. Voy. Ilotes.

Empereurs romains. Les plus mauvais étoient les plus prodigues on récompenses, V, 18. Maux qu'ils causèrent, quand ils furent juges eux-mêmes, VI, 5. Proportionnèrent la rigueur des peines au rang des coupables, VI, 15. N'infligèrent des peines contre le suicide que quand ils furent devenus aussi avares qu'ils avoient été cruels , XXIX, 9.

Leurs rescrits sont une mauvaise sorte de législation, XXIX,

Empire (1'). A toujours du rapport avec le sacerdoce, XXIII, ±1.

Empire d' Allemagne. Pourquoi, sortant de la maison de Charlemagne, est devenu électif purement

et simplement, XXXI, 17. Comment en sortit, XXXI, 31. Est resté électif, parce qu'il a conservé la nature des anciens fiefs, XXXI, 32.

Empire romain. Les peuples qui le conquirent étoient sortis de la Germanie. C'est dans leurs mœurs qu'il faut chercher les sources des lois féodales, XXX, 2.

Emplois militaires. Doit-on forcer un citoyen d'en accepter un inférieur à celui qu'il occupe?

Sont -ils compatibles, sur la môme tête, avec les emplois civils?

Emplois publics. Doit-on souffrir que des citoyens les refusent?

Émulation. Est funeste dans un état despotique, IV, 3.

Enchantements. Sourcedu préjugéoù l'on étoit autrefois qu'il y avoit des gens qui usoient d'enchantements dans les combats, XXVIII, 22. Origine de ceux dont il est parlé dans les livres de chevalerie, ibid.

Enfants. Il n'est bon que dans les états despotiques de les forcer à suivre la profession de leur père, XX, 22. Quand doivent suivre la condition du père; quand doivent suivi-e celle de la mère, XXIII, 3.

Comment se reconnoissent dans les pays où il y a plusieurs ordres de femmes légitimes, XXIII, 5. Il n'est point incommode d'en avoir beaucoup dans un peuple naissant ; il en est autrement dans un peuple formé, XXIII, 10.

Privilèges qu'ils donnoient àRome, XXIII, 21. L'usage de les exposer est-il utile? lois et usages des Romains sur cette matière, XXIII 22.

Les Perses avoient, au sujet de

l'éducation de leurs enfants, un dogme faux, mais fort utile, XXIV, 20. Il est contre la loi de la nature de les forcer à se porter accusateurs contre leur père ou leur mère, XXVI, 4. Dans quel cas le droit naturel leur impose la loi de nourrir leurs pères indigents, XXVI, 5. La loi naturelle les autorise à exiger des aliments de leur père, mais non pas sa succession : elle leur est due en vertu du droit civil ou politique, XXVI, 6. L'ordre politique demande souvent, non pas touj )urs, que les enfants succèdent aux pères, ibid. Pourquoi ne peuvent épouser ni leurs pères, ni leurs mères, XXVI, 14. Habitoient tous, et s'établissoient dans la maison du père : de là l'origine de la prohibition des mariages entre parents , ibid. Dans l'ancienne Rome, ne succéduient point à leur mère, et vice versa : motifs de cette loi, XXVII, 1. Pouvoient être vendus à Rome par leur père : de là la faculté sans bornes de tester, XXVII, 1. S'ils naissent parfaits à sept mois, est-ce par la raison des nombres de Pytliagore ? XXIX, 16.

Enquête. L'accusé pouvoit arrêter celle qui se préparoit contre lui, en offrant le combat au premier témoin que l'on produisoit , XXVIII, 26. C'est par la voie des enquêtes que l'on décidoit autrefois toutes sortes de questions, tant de fait que de droit : comment on a suppléé à une voie si peu sûre, XXVIII, 44.

Enquêtes (cliambres des). Ne pouvoient autrefois, dans leurs arrêts, employer cette forme, Vappel au néant ; V appel et ce dont a été ap-

pelé au néant : pourquoi, XXVIII,

Envoyés du roi. Voyez Missi dominici.

Epaminondas. Est une preuve de la supériorité de l'éducation des anciens sur la nôtre, IV, 4. Sa mort entraîna la ruine de la vertu à Athènes, VII, 6, note.

Éphèse. Cause des transports du peuple de cette ville, quand il sut qu'il pouvoit appcUer la sainte Vierge : iMère de Dieu, XXV, 2.

Éphores. Moyen de suppléer à cette magistrature tyran nique, XI, 6.

Vice dans l'institution de ceux de Laccdémone, ibid.

Épidammiens. Précautions qu'ils prirent contre la corruption que les barbares auroient pu leur communiquer par la voie du commerce, IV, 6.

Époux. Ne pouvoient, à Rome, se faire des dons, autrement qu'avant le mariage, XIX, 25. Ce qu'ils pouvoient se donner par testament XXIII, 21. Ce qu'ils pouvoient se donner chez les VVisigoths ; et quand pouvoient se donner, XIX, 25.

Épreuve par le fer. Quand avoit lieu chez les Ripuaires, XXVIII, 17.

Équilibre. Ce qui le maintient entre les puissances de l'Europe, XIII, 1 7.

Équité. Il y a des rapports d'équité qui sont antérieurs à la loi positive qui les établit : quels ils sont, 1, 1.

Erreur. Quelle en est la source la plus féconde, XXX, 14.

Érudition. Embarras qu'elle cause à ceux chez qui elle est trop vaste, XXX, 12.

EscHiNE. Pourquoi condamné à l'amende, XII, 20.

Esclavage. Pourquoi plus commun dans le midi que dans le nord, XIV, 2. Les jurisconsultes romains

ET ALPHABÉTIQUE

se sout trompés sur l'origine de l'esclavage : preuves de leurs erreurs, XV, 2. Est contraire au droit naturel, et au droit civil, ibid. Peut-il dériver du droit de la guerre? ibid. Peut-il venir du mépris qu'une nation conçoit pour une autre, ce mépris étant fondé sur la différence des usages? Raison admirable des Espagnols, pour tenir les Américains en esclavage, XV, 3. Raisons admirables du droit que nous avons de tenir les nègres en esclavage, XV, 5. Sa véritable origine, XV, 6.

Origine de cet esclavage trèsdoux que l'on trouve dans quelques pays, ibid. Est contre la nature : mais il y a des pays où il est fondé sur une raison naturelle, XV, 7. Est inutile parmi nous, XV, 8, Ceux qui voudroient qu'il pût s'établir parmi nous, sont bien injustes, et ont les vues bien courtes, XV, 9.

Combien il y en a de sortes : le réel et le personnel : leurs définitions, XV, 10. Ce que les lois doivent faire par rapport à l'esclavage, XV, 11. Ses abus, XV, 12.

Est une partie des coutumes du peuple esclave, XIX, 27.

Voyez Esclaves, Servitude.

Esclavage civil. Ce que c'est : il est pernicieux au maître et à l'esclave : dans quels pays il est le plus tolérable, XV, 1.

Esclavage de la glèbe. Quels tributs doivent se payer dans les pays où *■ il a lieu. Quelle en est ordinairement l'origine, XIII, 3.

Esclavage domestique. Ce que l'auteur appelle ainsi, XVI, 1.

Esclaves. Ne doivent point être affranchis pour accuser leurs maîtres, XII, 15. Quelle part doi-

vent avoir dans les accusations, ibid. Il est absurde qu'on le soit par naissance, XV, 2. Leur grand nombre est plus ou moins dangereux, suivant la nature du gouvernement, XV, 13. Il est plus ou moins dangereux qu'ils soient armés, suivant la nature du gouvernement, XV, 14. La douceur des lois qui les concernent, et des maîtres à qui ils appartiennent, est le vrai moyen de les tenir dans le devoir, XV, IG. Règlements à f.iire entre leurs maîtres et eux, XV, 17. Étoient mis, à Rome, au niveau des bêtes, ibid.

Il est contre la loi naturelle de les condamner comme parricides, lorsqu'ils tuent un homme libre en se défendant contre lui, XXVI, 3. Hors des sérails, il est absurde que la loi civile leur mette entre les mains le soin de la vengeance publique, domestique et particulière, XXVI, 19.

Voyez Esclavage, Servitude.

Esclaves (guerre des). Principale cause de cette guerre attribuée aux traitants, XI, 18.

Espagne. Combien le pouvoir du clergé y est utile au peuple, II, 4.

Moyens étranges et absurdes qu'elle employa pour conserver sa vaste monarchie, VIII, 18. Heureuse étendue de ce royaume, IX, G. Sa situation contribua,vers, le milieu du règne de Louis XIV, à la grandeur relative de la France, IX, 9. Singularité des lois que les Wisigoths y avoient établies :

elles provenoient du climat, XIV, 14. Mauvaise politique de cette monarchie touchant le commerce, en temps de guerre, XX, 14.

Opinion des anciens sur ses richesses : ce qu'il eu faut croire :

ses mines d'or et d'argent, XXI, 11. S'est appauvrie par les richesses qu'elle a tirées de rAmérique, XXI, 'i'i. Absurdité de ses lois sur l'emploi de l'or et de l'argent, ibid. N'est qu'ua accessoire, dont les Indes sont le principal, ibid.

C'est un mauvais tribut pour son roi, que celui qu'il tire de la douane de Cadix, ibid. Pourquoi l'intérêt de l'argent y diminua de moitié aussitôt après la découverte des Indes, XXII, 6. La liberté sans bornes qu'y ont les enfants de se marier à leur goût, est moins raisonnable quelle ne le seroit ailleurs, XXIII, 8. Étoit pleine de petits peuples, et regorgeoit d'iiabitants, avant les Romains, XXIII, 18. Comment le droit romain s'y est perdu , XXVIII, 7. C'est l'ignorance de l'écriture qui y a fait tomber les loiswisigotlics, XXVIII, 11. Pourquoi ses lois féodales ne sont pas les mêmes que celles de France, XXX, 11.

Espagnols. Bien qu'ils pouvoient faire aux Mexicains; mal qu'ils leur ont fait, X, 4. Raisons admirables pour lesquelles ils ont mis les Américains en esclavage, XV, 3. La religion a été le prétexte de tous leurs crimes en Amérique, XV, 4. Maux qu'ils font à eux et aux autres , par leur orgueil , XIX , 9. Leur caractère comparé avec celui des Chinois : leur bonne foi éprouvée dans tous les temps : cette bonne foi, jointe à leur paresse, leur est pernicieuse, XIX, 10. Leurs conquêtes et leurs découvertes. Leur différend avec les Portugais : par qui jugé, XXI, 21. No feroient-ils pas mieux de rendre le commerce

des Indes libre aux autres nations?

XXI, 23. Leur tyrannie sur les Indiens s'étend jusque sur les mariages, XXIII, 7. Leurs cruautés déterminoient les femmes de l'Amérique à se procurer l'avortement, XXIII, 11. Ont violé cruellement et stupidement le droit des gens en Amérique, XXVI, 22.

Ce n'étoit pasuneabiurditéde dire que leur religion valoit mieux pour leur pays que pour le Mexique.

Espagnols ou Wisigoths. Motifs de leurs lois, an sujet des donations à cause de noces, XIX 25.

Espions. Leur portrait : il ne doit point y en avoir dans la monarchie, XII, 23.

Esprit des Lois. Ce que c'est, I, 3.

Comment, et dans quel ordre cette matière est traitée dans cet ouvrage , ibid. La nature de cet ouvrage n'a pas dû engager l'autour à travailler pour faire croire la religion chrétienne : mais il a cherché à la faire aimer, D., I, 1.

Est-ce la bulle Unigenitus qui est la cause occasionnelle de cet ouvrage? D. I. n, dixième objection.

Cet ouvrage a été approuvé de toute l'Europe. Quel en est le but; ce qu'il contient. Pourquoi le gazctier ecclésiastique l'a si fort blâmé, et comment il a raisonné pour le blâmer, D., seconde partie.

Esprit général d'une nation. Ce que c'est, XIX, 4. Combien il faut être attentif à ne le point changer, XIX, 5.

Esséens. Sont une preuve que les lois d'une religion, quelle qu'elle soit, doivent être conformes à celles de la morale, XXIV, 9.

Établissements de Philippe-Augustej

ET ALPHABÉTIQUE

et ceux de saint Louis, sont une des sources des coutumes de France, XXVIII, 45.

Établissements de saint Louis. Révolutions qu'ils apportèrent dans la jurisprudence , XXVIII , 20.

Pourquoi admis dans des tribunaux, et rejetés dans d'autres, ibid. Sont l'origine de la procédure secrète, XXVIII, 34. Comment tombèrent dans l'oubli, XXVIII, 37. Ce qu'il faut penser du code que nous avons sous ce nom, ibid. Ne furent point confirmés en parlement, ibid. Le code, que nous avons sous ce nom, est un ouvrage sur les établissements, et non pas les établissements mêmes, ibid. Ce que c'est, comment, par qui a été fait ce code, et d'où il a été tiré, XXVIII, 38.

Établissement-le-roi. Ce que c'étoit du temps de saint Louis, XXVIII, 29. Ce code est un ouvrage trèsprécieux ; pourquoi : ses défauts, sa forme, XXVIII, 38.

Établissement de la monarchie française. Vojez Dlbos.

État. Comment les états se sont formés, et comment subsistent, I, 3.

Quelle en doit être la grandeur, pour qu'ils soient dans leur force, IX, 6. Plus un état est vaste, plus il est facile de le conquérir, ibid. Vie des états comparés avec celle des hommes : de cette comparaison dérive le droit de la guerre, X, 2. Chaque état, outre la conservation, qui est leur objet général, en a un particulier, XI, 5. De combien de manières un état peut changer, XI, 43. Quel est l'instant où il est le plus florissant, ibid. Sa richesse dépend de celle des particuliers : conduite qu'il doit tenir à cet égard, XIII,

7. Doit à tous les citoyens une subsistance assurée, la nourriture, un vêtement convenable, un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé, XXIII, 29. Un grand état devenu accessoire d'un autre, s'affoiblit, et affoiblit le principal:

conséquences de ce principe, au sujet de la succession à la couronne, XXVI, 23.

État civil. Ce que c'est, I, 3.

État modéré. Quelles y doivent être les punitions, VI, 8.

État politique. De quoi est forme, I, 3.

États. Étoient fréquemment assemblées sous les deux premières races : de qui composés : quel en étoit l'objet, XXVIII, 9.

États (pays d'). On ne connoît pas assez en France, la bonté de leur gouvernement, XIII, 12.

Ethiopie C'est la religion chrétienne qui en a banni le despotisme, XXIV, 3.

Étrangers. Ceux qui arrivoient autrefois en Franco étoient traités comme des serfs : de ce fait, l'auteur prouve que ce qu'on appelloit census ou cens, ne se levoit que sur les serfs, XXX, 15.

Êtres. Ont tous leurs lois, I, 1 .

Êtres intelligents. Pourquoi sujets à l'erreur : pourquoi s'écartent de leurs lois primitives, et de celles qu'ils se prescrivent eux-mêmes, 1, 1 ; XXVI, 14.

EucuER (saint). Songe qu'il est ravi dans le paradis, d'où il voit Charles -Martel tourmenté dans l'enfer, dès son vivant, parce qu'il entreprit sur le temporel du clergé, XXXI, 11.

Eunuques. Pourquoi on leur confie en Orient des magistratures :

pourquoi on y souffre qu'ils se

marient : usage qu'ils peuvent faire du mariage, XV, 19. Il semble qu'ils sont un mal nécessaire en Orient, ibid. Sont chargés, en Orient, du gouvernement intérieur de la maison, XXI, 14.

EuRic. C'est lui qui a donné les lois, et fait rédiger les coutumes des Wisigoths. XXVIII, 1 et 4.

Europe. Se gouverne par les mœurs ; d'où il suit que c'est un crime contre le genre humain d'y vouloir introduire le despotisme, VIII, 7.

Pourquoi le gouvernement de la plupart des états qui la composent est modéré, XI, 6. Pourquoi les peines fiscales y sont plus sévères qu'en Asie, XIII, 11. Les monarques n'y publient guère d'édits qui n'affligpnt avant qu'on les ait vus; c'est le contraire en Asie, XIII, 15. La rigueur dos tributs que l'on y paie, vient do la petitesse des vues des ministres, ihid.

Le grand nombre des troupes qu'elle entrelient, en temps de paix comme en temps de guerre, ruine les princes et les peuples,

XIII, \1. Le monachisme y est multiplié, dans les différents climats, en raison de leur chaleur,

XIV, 7. Sages précautions qu'on y a prises contre la peste, XIV, 11.

Le climat ne permet guère d'y établir la polygamie, XVI, 2. Il y naît plus de garçons que de filles :

la polygamie ne doit donc pas y avoir lieu : c'est aussi ce qui la rend moins peuplée que d'autres pays, XVI, 4; XXIII, 12. Ses différents climats comparés avec ceux de l'Asie : causes physiques de leurs différences : conséquences qui résultent de cette comparaison pour les mœurs et pour le gouvernement des différentes nations :

raisonnement de l'auteur confirmé, à cet égard, par l'histoire, XVII, 3. Inculte, ne seroit pas si fertile que l'Amérique, XVllI, 9. Pourquoi est plus commerçante aujourd'hui, qu'elle ne l'étoit autrefois, XXI, 4. Le commerce y fut détruit avec l'empire d'occident, XXI, 17.

Comment le commerce s'y fit jour à travers la barbarie, XXI, 20. Son état, relativement à la découverte des Indes orientales et occidentales, XXI, 21. Lois fondamentales de son commerce, ihkl. Sa puissance et son commerce depuis la découverte de l'Amérique, ibid. Quantité prodigieuse d'or qu'elle tire du Brésil, XXI, 22. Révolutions qu'elle a essuyées, par rapport au nombre de ses habitants, XXIII, 24. Ses progrès dans la navigation n'ont point augmenté sa population, XXIII, 25. Est actuellement dans le cas d'avoir besoin de lois qui favorisent la population, XXIII, 26. Ses mœurs, depuis qu'elle est chrétienne, comparées avec celles qu'elle avoit auparavant, XXIV, 3.

Les peuples du midi de l'Europe ont retenu le célibat, qui leur est plus difficile à observer qu'à ceux du nord, qui l'ont rejeté : raisons de cette bizarrerie, XXV, 4.

Européens. Raisons pour lesquelles leur religion prend si peu dans certains pays, XXV, 15.

Évangile. Est l'unique source où il faut, chercher les règles de l'usure, et non pas dans les rêveries des scolastiques, XXI, 20. Est-il vrai qut l'auteur en regarde les préceptes comme desimpies conseils?

D. ch. des conseils de religion.

Ëvéchés. Pourquoi les rois en ont abandonné les élections pendant un temps, XXXI, 13.

ET ALPHABÉTIQUE

Évéques. Comment sont devenus si considérables, et ont acquis tant d'autorité dès le commencement de la monarchie, XVIII, 31. Ont refondu les lois des Wisigoths, desquelles viennent toutes les maximes, tous les principes, et toutes les vues de l'inquisition,

XXVIII, 1. Charles le Chauve leur défend de s'opposer à ses lois, et de les négliger, sous prétexte du pouvoir qu'ils ont de faire des canons, XXVIII, 9. Parce qu'ils sont évoques, sont-ils plus croyables que les autres homme?,

XXIX, 16. Ceux d'autrefois avoient la charité de racheter des captifs.

XXX, 11. Leçons d'économie qu'ils donnent à Louis, frère de Charles le Chauve, afin qu'il n'incommode point les ecclésiastiques,

XXX, 13. Menoient anciennement leurs vassaux à la guerre : demandèrent la dispense de les y mener, et se plaignirent quand ils l'eurent obtenue, XXX, 17. Pourquoi leurs vassaux n'étoient pas menés à la guerre par le comte, XXX, 18.

Furent les principaux auteurs de l'humiliation de Louis le Débonnaire, et principalement ceux qu'ils avoit tires de la servitude, XXX, 25. Du temps de Chilpéric, leurs richesses les mettoient plus dans la grandeur, que le roi même

XXXI, 9. Lettre singulière qu'ils écrivirent à Louis le Germanique, XXXI, 11. Par quel esprit de politique Charlemagne les multiplia, et les rendit si puissants en Allemagne, XXXI, 19. Quand quittèrent les habits mondains, et cessèrent d'aller à la guerre, XXXI,

Exclusion de la succession à la couronne. Quand peut avoir lieu

contre l'héritier présomptif, XXVI»

Excommunication. Les papes en firent usage pour arrêter les progrès du droit romain, XXVIII, 42

Exécutrice. Voyez Puissance exécutrice.

Exemples. Ceux des choses passées gouvernent les hommes, concurremment avec le climat, la religion, les lois, etc., de là naît l'esprit général d'une nation, XIX, 4.

Exhérédation. Peut être permise dans une monarchie, V, 9.

Fabiens. Il est assez difficile de croire qu'il n'en cchi.ppa qu'un enfant, quand ils furent exterminés par les Véiens, XXIII, 21.

Faculté d'empêcher. Ce que c'est en matière de lois, XI, 6.

Faculté de statuer. Ce que c'est, et à qui doit être confiée dans un état libre, XI, 6.

Famille. Comment chacune doit être gouvernée, IV, 1. La loi, qui fixe la famille dans une suite de personnes du même sexe, contribue beaucoup à la propagation XXIII, 4.

Famille (noms de). Leur avantage sur les autres noms, XXIII, 4,

Famille régnante. Celui qui, le premier, l'a fait monter sur le trône, et ses trois ou quatre successeurs immédiats fuient les vices qui ont détrôné la famille qui les précédoit : et ces mêmes vices s'emparent enfin de leurs successeurs, et ouvrent le trône à une autre race, VII, 7. Ce n'est pas pour elle qu'on a établi l'ordre de succession à la couronne; c'est pour l'état, XXVI, 16.

Familles particulières. Comparées au clergé : il résulte de cette comparaison, qu'il est nécessaire de mettre des bornes aux acquisitions du clergé, XXV, 5.

Famines. Sont fréquentes à la Chine :

pourquoi : y causent des révolutions, Vin, 21.

Fatalité des matérialistes . Absurde :

pourquoi, 1, 1. Une religion qui admet ce dogme doit être soutenue par des lois civiles très-sévères, et très-sévèrement exécutées, XXIV, Fausser la cour de son seigneur. Ce que c'étoit : saint Louis abolit cette procédure dans les tribunaux de ses domaines; et introduisit, dans ceux des seigneurs, l'usage de fausser sans se battre, XXVIII, '2.9.

Fausser le jugement. Ce que c'étoit,

Faux monnoyeurs. Sont-ils coupables de lèse-majesté? XII, 8.

Fécondité. Plus constante dans les brutes, que dans l'espèce humaine :

pourquoi, XXIII, 1.

Félonie. Pourquoi l'appel étoil autrefois une branche de ce crime, XXVIII, 27.

Femmes. Leur caractère; leur influence sur les mœurs. Elles sont capricieuses, indiscrètes, jalouses, légères, intrigantes; leurs petites âmes ont l'art d'intéresser celles des hommes. Si tous ces vices étoient on liberté dans un état despotique, il n'y a point de mari, point de père de famille qui put y être tranquille; on y verroit couler des flots de sang, VII, 9; XVI, 9. Il y a des climats qui les portent si fort à la lubricité, qu'elles se livrent aux plus grands désordres, si elles ne sont rete-

nues par une clôture exacte. Leur horrible caractère dans ces climats, XVI, 10. Ce caractère mis en opposition avec celui de nos Françoises, XVI, 11. Il y a des climats où elles ne résistent jamais à l'attaque, XVI, 42. Leur luxe rend le mariage si onéreux, qu'il en dégoûte les citoyens.

XXIII, 21. Un Romain pensoit qu'il est si difficile d'être heureux avec elles, qu'il faudroit s'en défaire, si l'on pou voit subsister sans elles, ibid. Elles n'attachent constamment qu'autant qu'elles sont utiles pour les commodités de la vie intérieure, XVIII, 13, 24. En Orient ne remplissent leurs devoirs qu'autant qu'elles sont séquestrées de la compagnie des hommes, privées d'amusements, et éloignées des affaires, XVI, 10.

Leurs mœurs ne sont pures qu'autant qu'elles sont séquestrées de la société, ibid. Quand elles vivent peu avec les hommes, elles sont modestes, comme en Angleterre, XIX, 27. Sont trop foibles pour avoir de l'orgueil; elles n'ont que de la vanité, si l'esprit général de la nation ne les porte à Torgueil, VII, 9; XIX, 9. Leur foiblesse doit les exclure de la prééminence dans la maison ; et cette môme foiblesse les rend capables de gouverner un état, VII, 17. La faculté que, dans certains pays, on donne aux eunuques de se marier, est une preuve du mépris que l'on y fait de ce sexe, XV, 19. Sont juges très-éclairés sur une partie des choses qui constituent le mérite personnel. De là, en partie, notre liaison avec elles, provoquée d'ailleurs par le plaisir des sens, et par celui d'aimer et d'être aimé.

ET ALPHABÉTIQUE

XXVIII, 22. Li commerce de galanterie avec elles produit l'oisiveté, fait qu'elles corrompent avant que d'être corrompues, qu'elles mettent tous les riens en valeur, réduisent à rien ce qui est important, et établissent les maximes du ridicule comme seules règles de la conduite, VII, 8. Leur désir de plaire, et le désir de leur plaire, font que les deux sexes se gâtent, et perdent leur qualité distinctive et essentielle, XIX, 12. Si elles gâtent les mœurs, elles forment le goût, XIX, 8. Leur commerce nous inspire la politesse; et cette politesse corrige la vivacité des François, qui, autrement, pourrait les faire manquer à tous les égards, XIX, 6. Leur communication avec les hommes inspire à ceux-ci cette galanterie qui empêche de se jeter dans la débauche, XIX, 27. Plus le nombre de celles qu'on possède tranquillement et exclusivement est grand, plus on désire celles que l'on ne possède pas ; et l'on s'en dégoûte enfin totalement, pour se livrer à cet amour que la nature désavoue. Exemples tirés de Constantinople et d'Alger , XVI, G. Elles inspirent deux sortes de jalousie; l'une de mœurs, l'autre de passion, XVi, 13. Leur débauche nuit à la propagation»

XXIII, 2. Dans quelle proportion elles influent sur la population, XXIII, 7. Leur mariage dans un âge avancé, nuit à la propagation, XXIIl, 21. Dans les pays où elles sont nubiles dès l'enfance , la beauté et la raison ne se rencontrent jamais en même temps :

la polygamie s'y introduit naturellement, XVI, 2. Ces deux avantages se trouvant réunis en même

temps dans les femmes des pays tempérés et froids, la polygamie n'y doit pas avoir lieu, ibid. La pudeur leur est naturelle, parce qu'elles doivent toujours se défendre, et que la perte de leur pudeur cai.se de grands maux dans le moral et dans le civil, XVI, 12, XXVI, 8. Cet état perpétuel de défense les porte à la sobriété : seconde raison qui bannit la polygamie des pays froids, XVI, 2. Leur influence sur la religion et sur le gouvernemen*. La liberté qu'elles doivent avoir de concourir aux assemblées publiques dans les églises, nuit à la propagation de la religion chrétienne, XIX, 18. Un prince habile, en flattant leur vanité et leurs passions, peut changer, en peu de temps, les mœurs de sa nation. Exemple tiré de la Moscovio, XIX, 14. Leur liberté s'unit naturellement avec l'esprit de la monarchie, XIX, la.

Si elles ont peu de retenue, comme dans les monarchies, elles prennent cet esprit de liberté qui augmente leurs agréments et leurs passions : chacun s'en sert pour avancer sa fortune, et elles font régner avec elles le luxe et la vanité, VII, 9. Vues que les législateurs doivent se proposer dans les règles qu'ils établissent concernant les mœurs des femmes, XXVI, 9.

Leur luxe et les dérèglements qu'elles font naître sont utiles aux monarques. Auguste et Tibère en firent usage pour substituer la monarchie à la république, VII, 4 et 13. Leurs déportements sont des prétextes dans la main des tyrans pour persécuter les grands.

Exemple tiré de Tibère, VII, 13.

Les empereurs romains se sont

TABLE ANALYTIQUE

bornés à punir leurs crimes, sans cherciier h établir cbez elles la pureté des mœurs, ibid. Ces vices sont même quelquefois utiles à l'état, XIX, 5. L'envie de leur plaire établit les modes, et augmente sans cesse les branches du commerce, XIX, 8. Leur fécondité plus ou moins grande doit être la mesure du luxe dans un état monarchique. Exemple tiré do la Chine, VII, 0. Loi bizarre de l'île de Formose, pour prévenir leur trop grande fécondité, XXIII, 16.

Leurs vices les rendent fatales au gouvernement républicain, VII, 8.

Leur pluralité, autorisée par le mahométisme, tenant le prince toujours séparé de ses sujets, lui fait oublier qu'il est homme, et qu'il ne peut pas tout. C'est le contraire dans les états chrétiens, XXIV, 3. Lois et tègles, faites ou à faire, concernant les femmes.

Pour Qu'elles n'influent pas sur les mœurs, il faut les tenir séparées des hommes. Exemple tiré de la Chine, XIX, 13. Ne doivent point participer aux cérémonies religieuses qui sont contraires à la pudeur. Moyens de concilier ces cérémonies avec la pudeur, XXIV, 15. Les lois ne doivent jamais leur ôter la défense de la pudeur naturelle. Exemples tirés de la loi de Henri VIII, qui condamne toute fille que le roi veut épouser, si, ayant eu un mauvais commerce, elle ne le lui déclare pas; et de celle de Henri II, qui condamne à mort toute fille qui ne déclare pas sa grossesse au magistrat, XXVI, 3. C'est un bon moyen pour les contenir, que de rendre publique l'accusation d'adultère, V, 7. Leur escla-

vage suit naturellement le despotisme du prince, XIX, 15. Leur liberté seroit funeste dans ces états, XVI, 9, XIX, 12. On ne pourroit pas les tenir en servitude dans une république, XVI, 9. C'est un bon moyfn pour les réduire, que de les attaquer par la vanité, XXIII, 2L On doit, dans une république, faire en sorte qu'elles ne puissent se prévaloir, pour le luxe, ni de leurs richesses, ni de l'espérance de leurs richesses :

c'est le contraire dans une monarchie, XXVII, 1. On chercha, à Rome, à réprimer leur luxe, auquel les premières lois avoient laissé une porte ouverte : on défendit de les instituer héritières, ibid. Cas où la loi chez les premiers Romains, les appelloit à la succession : cas oii elle les en excluoit, ibid. La loi peut, sans blesser la nature, les exclure de toute succession, ibid. Pourquoi, et dans quel cas la loi Papienne, contre la disposition de la loi Voconienno, les rendit capables d'être légataires, tant de leurs maris, que des étrangers, ibid. Comment les lois romaines ont mis un frein aux hbcralités que la séduction des femmes pourroit arracher des maris, XIX, 25. Limitation de ces lois, en faveur de la propagation, XXIII, 21. Leurs droits successifs chez les Germains et chez les Saliens, XVIII, 22. Sont assez portées au mariage, sans qu'il faille les y exciter par l'appât des gains nuptiaux, VII, 15. Causes de cette propen.sion au mariage, XXIII, 10.

Quels doivent être leurs dots et leurs gains nuptiaux dans les différents gouvernements, VII , 15.

Étoient fort sages dans la Grèce.Cir-

ET ALPHABÉTIQUE

constances et règlements qui maintenoient cette sagesse, VII, 9. A Rome, elles étoient comptables de leur conduite devant un tribunal domestique,VII, 10. Les traitements que les maris peuvent exercer envers elles dépendent de l'esprit du gouvernement, XXVI, 14. Étoient à Rome, et chez les Germains, dans une tutelle perpétuelle, VII, 12. Auguste, pour favoriser l'esprit de la monarchie qu'il fondoit, et, en même temps, pour favoriser la population, affranchit de cette tutelle celles qui avoient tiois ou quatre enfants, XXIII, 21.

La loi salique les tenoit dans une tutelle perpétuelle 1, XVIII, 22.

Leurs mariages doivent être plus ou moins subordonnés à l'autorité paternelle, suivant les circonstances, XXIII, 7 et 8. Il est contre la nature de leur permettre de se choisir un mari à sept ans, XXVI, 3. Il est injuste, contraire au bien public, et à l'intérêt particulier, d'interdire le mariage à celles dont le mari est absent depuis longtemps, quand elles n'en ont aucune nouvelle, XXVI, 9. Le respect qu'elles doivent à leurs

maris est une des raisons qui empêchent que les mères puissent épouser leurs fils : leur fécondité prématurée en est une autre, XXVI, 14. Passent dans la famille du mari; XXIII, 4. Il est contre la nature, que leurs propres enfants soient reçus à les accuser d'aduhère, XXVI, 4. La loi civile qui, dans les pays oîi il n'y a point de sérails, les soumet à l'inquisition de leurs esclaves, est absurde, XXVI, 19. Un mari ne pouvoit autrefois reprendre sa femme condamnée pour adultère :

Justinien changea cette loi ; XXVI, 9. Il est contre la loi naturelle de les forcer h se porter accusatrices contre leur mari, XXVI, 4. Doivent, dans les pays où la répudiation est admise, en avoir le droit comme les hommes : preuves, XVI, 15. Il est contre la nature que le père puisse obliger sa fille à répudier son mari, XXVI, 3.

Pourquoi, dans les Indes, se brûlent à la mort de leurs maris, XXIV, 21. Les lois et la religion, dans certains pays, ont établi divers ordres de femmes légitimes pour le même homme, XXIII, 5.

1. M. de Montesquieu tire la preuve de cette tutelle perpétuelle établie par la loi salique, du titre 46 de cette loi, suivant l'édition de Baluze; et 47, suivant d'autres éditions. Quoi qu'il en soit, l'auteur n'a pu trouver dans ce titre la tutelle dontilne parle que par induction. Il y est dit que celui qui veut épouser une veuve, doit donner, en présence du juge et en public, une certaine somme aux personnes désignées par la loi. Or, il paroît que cette somme étoit le prix du consentement que ces personnes donnoient au mariage ; d'où il y a lieu de conclure que la veuve étoit sous leur tutelle. D'ailleurs, la loi des Lombards ordonne expressément cette tutelle perpétuelle, et met les veuves au niveau des

enfants orphelins. Vo3-ez le Recueil de Baluze, t. I, page 544. Or, les personnes désignées sont en effet les parents du mari par femmes, suivant le degré de proximité. C'est, en premier lieu, le fils de la sœur du défunt ; après lui, c'est le fils de la nièce ; à son défaut, le fils de la cousine maternelle ; ensuite le frère de la mère du défunt. Si tous ces parents manquent, alors le frère du défunt est appelé, pourvu qu'il n'ait pas droit à sa succession. Si fous ceux-là manquent, le plus proche, après eux, est appelé, jusqu'au sixième degré, mais toujours sous la condition, qn'il ne sera pas héritier de la veuve. (Note de l'édition de n58.)

TABLE ANALYTIQUE

Quand on en a plusieurs, on leur doit un traitement égal. Preuves tirées des lois de Moïse, de Mahomet, et des Maldives, XVI, 7. Doivent, dans les pays où la polygamie est établie, être séparées d'avec les hommes, XVI, 8. On doit pourvoir à leur état civil, dans les pays où la polygamie est permise, quand il s'y introduit une religion qui la défend, XXVI, 10. Chaque homme, à la Chine, n'en a qu'une légitime, à laquelle appartiennent tous les enfants des concubines de son mari, XXIII, 5. Pourquoi une seule peut avoiiplusieurs maris dans les climats froids de l'Asie, XVI, 4. Sous les lois barbares, on ne les faisoit passer par l'épreuve du feu, que quand elles n'avoient point de champions pour les défendre, XXVIII, 17. Ne pou voient appeler en combat judiciaire, sans nommer leur champion, et sans être autorisées de leur mari; mais on pouvoit les appeler sans ces formalités, XXVIII, 25.

Fer chaud. Voyez Preuves.

Fermes et revenus du roi. La régie leur est préférable : elles ruinent le roi, affligent et appauvrissent le peuple, et ne sont utiles qu'aux fermiers, qu'elles enrichissent indécemment, XIII, 19.

Fermiers généraux. Leurs richesses énormes les mettent, en quelque sorte, au-dessus du législateur, XIII, 10.

Fertilité. Rend souvent déserts les pays qu'elle favorise; amollit les hommes, XVIII, 3.

Fêtes. Leur nombre doit plutôt être proportionné aux besoins des hommes , qu'à la grandeur de l'être que l'on honore, XXIV, 23.

Fiançailles. Temps dans lequel on les pouvoit faireà Rome, XXIII, 21.

Fidéicommis. Pourquoi n'étoient pas permis dans l'ancien droit romain:

Auguste fut le premier qui les autorisa, XXVII, 1. Furent introduits d'abord pour éluder la loi Voconienne : ce que c'étoit : il y eut des fidci-commissaires qui rendirent la succession . d'autres la gardèrent, ibid. Ne peuvent être faits que par des gens de bon naturel: ne peuvent être confiés qu'à d'honnêtes gens : et il y auroit de la rigueur à regarder ces honnêtes gens comme de mauvais citoyens, ibid. Il est dangereux de les confier à des gens qui vivent dans un siècle où les mœurs sont corrompues, ibid.

Fidèles. Nos premiers historiens nomment ainsi ce que nous appelons vassaux, XXX, 10. Voyez Tassa wa;.

Fiefs. Il en faut dans une monarchie : doivent avoir les mômes privilèges que les nobles qui les possèdent, V, 0. Sont une des sources de la multiplicité de nos lois, et de la variation dans les jugements de nos tribunaux, VI, 1. Dans les commencements, ils n'étoient point héréditaires, XVIII, 22. Ce n'étoit point la même chose que les terres salique5,î6/c/.

Leur établissement est postérieur à la loi salique, ibid. Ce n'est point la loi salique qui en a formé l'établissement ; c'est leur établissement qui a borné les dispositions de la loi salique, ibid. Époque de leur établissement, ibid.

Quand la tutelle commença à être distinguée de la baillie ou garde, XVIII, 27. Le gouvernement féodal est utile à la propagation,

ET ALPHABÉTIQUE

XXIII, 24. C'est peut-être avec raison qu'on a exclu les filles du droit d'y succéder, XXVI, 6. En les rendant héréditaires, on fut obligé d'introduire plusieurs usages auxquels les lois saliques, ripuaires, etc., n'ctoient plus applicables, XXVIII, 9. Leur multiplicité introduisit, en France, une dépendance plutôt féodale que politique, ibid. Origine de la règle qui dit : autre chose est le fief, autre chose est la justice, XXVIII, 27.

Leur origine; théorie de leurs lois, et causes des révolutions qu'elles ont essuyées, Livres XXX et XXXI. 11 n'y en avoit point d'autres chez les Germains, que des chevaux de bataille, des armes et des repas; mais il y avoit des vassaux, XXX, 3. Est-il vrai que les Francs les ont établis en entrant dans la Gaule ? XXX, 5. Le partage des terres qui se fit entre les Barbares et les Romains, prouve que les Romains ne furent pas tous mis en servitude; et que ce n'est point dans cette prétendue servitude générale qu'il faut chercher l'origine des fiefs, XXX, 7. Leur origine est la même que celle de la servitude de la glèbe :

quelle est cette origine, XXX, 11.

Par quelle superstition l'église en a acquis, ibid. Ne tirent point leur origine des bénéfices militaires des Romains, XXX, 12.

On en accordoit souvent les privilèges à des terres possédées par des hommes libres, XXX, 13.

Différents noms que l'on a donnés à cette espèce de biens, dans les différents temps, XXX, 16. Furent d'abord amovibles : preuves, ibid.

Le fredum ne pouvoit appartenir qu'au seigneur du fief, à l'exclu-

sion même du roi ; d'où il suit que la justice ne pouvoit appartenir qu'au seigneur du fief, XXX, 20. Celui qui avoit le fief, avoit aussi la justice, ibid. Au défaut des contrats originaires de concession, ou trouve-t-on la preuve que les justices étoient originairement attachées aux fiefs? XXX, 22. Ne se donnoient originairement qu'aux antrustions et aux nobles, XXX, 25, Quoiqu'amovibles, ne se donnoient et ne s'ôtoient pas par caprice : comment se donnoient : on commença à s'en assurer la possession à vie, par argent, dès avant le règne de la reine Brunehault, XXXI, 1.

Étoient héréditaires, dès la fin de la première race, XXXI, 7. II ne faut pas confondre ceux qui furent créés par Charles Martel, avec ceux qui existoient avant, ibid. Ceux qui les possédoient autrefois s'embarrassoient peu de les dégrader: pourquoi, XXXI, 8.

N 'étoient destinés, dans le principe, que pour la récompense des services : la dévotion en fit un autre usage, XXXI, 9. Comment les biens de l'église furent convertis en fiefs, ibid. Les biens de l'église, que Charles Martel donna en fief, étoient-ils à vie ou à perpétuité? XXXI, 14. Origine des grands fiefs d'Allemagne possédés par les ecclésiastiques, XXXI, 19.

Quand tout le monde devint capable d'en posséder, XXXL 24.

Quand et comment les fiefs se formèrent des aïeux, XXXI, 25.

Quand et comment il s'en forma qui ne reîevoient point du roi, XXXI, 20. Quand et dans quelles occasions ceux qui les tenoient étoient dispensés d'aller à la

TABLE ANALYTIQUE

guerre, XXXI, 27. Quand commencèrent à devenir absolument hcrcditaires, XXXI, '28. Quand le partage a commencé d'y avoir lieu, ibid. Devinrent sous la seconde race des rois, comme la couronne, électifs et héréditaires en mémo temps: qui est-ce qui héritoit?

qui est-ce qui élisoit? XXXI, 29.

Dans quel temps vivoient les auteurs des livres des fiefs, XXXI, 30. L'empereur Conrad, établit le premier que la succession des fiefs passeroit aux peiits-enfants, ou aux frères; cette loi s'étendit peu à peu pour les successions directes, à linfinl ; et pour les collatérales, au septième degré, ibid. Pourquoi leur constitution primitive s'est plus longtemps conservée en Allemagne qu'en France, ibid. Leur hérédité éteignit le gouvernement politique, forma le gouvernenieut féodal, et fit passer la couronne dans la maison de Hugues Capet, XXXI, 32. C'est de leur perpétuité que sont venus le droit d'aînesse,le rachat, les lods et ventes, etc., XXXI, 33. Origine des lois civiles sur cette matière, XXXI, 34.

Fief de reprise. Ce que nos pères

appelloient ainsi, XXXI, 8.

Filles. Quand commencèrent, chez les Francs, à être regardées comme capables de succéder: effet de ce changement, XVIII, 22. N'étoient pas généralement exclues de la succession dps terres, par la loi salique, ibid. La liberté qu'elles ont, en Angleterre, au sujet du mariage, y est plus tolérable qu'ailleurs, XXIII, 8. Sont assez portées au mariage: pourquoi, XXIII, 9. Leur nombre, relatif à celui des garçons, influe sur la propagation, XXIII, 12. Vendues

à la Chine par leurs pères, par raison de climat, XXIII, 15.11 est contraire à la loi naturelle de les obliger à découvrir leur propre turpitude, XXVI, 3. Il est contraire à la loi naturelle de leur permettre de choisir un mari à sept ans, ibid. C'est peut-être avec raison qu'on les a exclues de la succession aux fiefs, XXVI, 6. Pourquoi ne peuvent pas épouser leur père, X.\.VI, 14. Pourquoi pouvoient être prétérites dans le testament du père ; et les garçons ne le pouvoient pas être, XXVII, 1.

Pourquoi ne succèdent point à la couronne de France, et succèdent à plusieurs autres de l'Europe, XXXI, 33. Celles qui, du temps de saint Louis, succédoient aux fiefs, ne pouvoient se marier sansleconsentementdu seigneur, XXXI, 3 i.

Fils. Pourquoi ne peuvent épouser leur mère, XXVI, 14. Pourquoi ne pouvoient pas être prétérits dans le testament de leur père, tandis que les filles pouvoient l'être, XXVII, 1.

Fils de famille. Pourquoi ne pouvoit point tester, même avec la permission de son père, en la puissance de qui il étoit, XXVII, 1.

Finances. CsiusGs de leurs désordres dansnosétats, XIlI,10et 17.

Finance (la) détruit le commerce,

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