XX
Financier. Combien les peuples simples sont éloignes d'imaginer et de comprendre ce que c'est qu'un tel homme, XXX, 13.
Firmitas. Ce que c'étoit autrefois en matière féodale, XXXI, 33.
Fisc. Comment les lois romaines en avoient arrêté la rapacité,
XXI, 17. Ce mot, dans l'ancien langage, étoit synonyme de fief, XXX, 21 et 22.
ET ALPHABÉTIQUE
Florence. Pourquoi cette ville a perdu sa liberté, VI, 5. Quel commerce elle faisoit, XX, 4.
Florins. Monnoie de Hollande ; l'auteur explique par cette monnoie, ce que c'est que le change, XXII,
FoÉ [nom chinois du Bouddha]. Son système, ses lois, en se prêtant à la nature du climat, ont causé mille maux dans les Indes, XIV, 5. Sa doctrine engage trop dans la vie contemplative, XXIV, 11. Conséquences funestes que les Chinois prêtent au dogme de l'immortalité de l'àme établi par ce législateur, XXIV, 19.
Foi et hommage. Origine de ce droit féodal, XXXI, 33.
Foi punique. La victoire seule a décidé si l'on devoit dire la foi punique, ou la foi romaine, XXI, 1 1 .
Foiblesse. Est le premier sentiment de l'homme dans l'état de nature, I, 2. On doit bien se garder de profiter de celle d'un état voisin, pour l'écraser, IX, 10. Etoit à Lacédémone le plus grand des crimes, XXIX, 9.
Folie. Il y a des choses folles qui sont menées d'une manière fort sage, XXVIIl, 25.
Fonds de terre. Par qui peuvent être possédés, XX, 23. C'est une mauvaise loi que celle qui empêche de les vendre, pour en transporter le prix dans les pays étrangers, XXII, 15.
Fontenay (Bataille de). Cause la ruine de la monarchie, XXXI, 25-
Force défensive des états, relaUvement les uns aux autres. Dans quelle proportion elle doit être, IX, *j.
Force défensive d'un état. Cas où
elle est inférieure à la force offensive, IX, 8.
Force des états. Est relative, IX, 9.
Force générale d'un état. En quelles mains peut être placée, I, 3.
Force offensive. Par qui doit être réglée, X, 1.
Forces particulières des hommes.
Comment peuvent se réunir. 1,3.
Formalités de justice. Sont nécessair es dans les monarchies et dans les républiques; pernicieuses dans le despotisme, VI, 2. Fournissoient aux Romains, qui y ctoient fort attachés, des prétextes pour éluder les lois, XX VII, 1. Sont pernicieuses, quand il y en a trop, XXIX, 1.
Formose. Dans cette île, c'est le mari qui entre dans la famille de la femme, XXIII, 4. C'est le physique du climat qui a établi le précepte do religion qui défend aux femmes d'être mères avant trentecinq ans, XXIII, 10. La débauche y est autorisée parce que la religion y fait regarder ce qui est nécessaire comme indifférent, et comme nécessaire ce qui est indifférent, XXIX, 14. Les mariages entre parents, au quatrième degré, y sont prohibés : cette loi n'est point prise ailleurs que dans dans la nature, XXVI, 14.
France. Les peines n'y sont pas assez proportionnées aux crimes, VI, 10.
Y doit-on souffrir le luxe, VII, 6.
Heureuse étendue de ce royaume; heureuse situation de sa capitale, IX, 0. Fut, vers le milieu du règne de Louis XIV, au plus haut point de sa grandeur relative, IX, 9. Combien les lois criminelles y étoient imparfaites sous les premiers rois, XII, 3. Combien il y faut de voix pour condamner
un accusé, XII, 4. On y lève mal les impôts sur les boissons, XIII, 7. On n'y connoit pas assez la bonté du gouvernement des pays d'états, XIII, 12. Il ne seroit pas avantageux à ce royaume que la noblesse y put faire le commerce, XX. 12. A quoi elle doit la constance de sa grandeur, it»iJ. Quelle y est la fortune et la récompense des magistrats, ibid. C'est elle qui, avec l'Angleterre et la Hollande, fait la navigation et le commerce de l'Europe, XXÎ, '21. Les filles ne peuvent pas y avoir tant de liberté, sur le mariage, qu'elles en ont en Angleterre, XXIII, 8. Xombro de ses habitants sous Charles IX,
XXIII, 24. Sa constitution actuelle n'est pas favorable à la population, ibid. Comment la religion du temps de nos pères y adoucissoU les fureurs de la guerre,
XXIV, 16. Doit sa prospérité à l'exercice des droits d'amortissement et d'indemnité, XXV, 5. Par quelles lois fut gouvernée pendant la première race de ses rois, XXVIII. 4. Étoit, dès le temps de l'édit de Pistes, distinguée en France coutumièro, et en pays de droit écrit, ibid. Les fiefs devenus héréditaires s'y multiplièrent tellement, qu'elle fut gouvernée plutôt parla dépendance féodale, que par la dépendance politique, XXVIII, 9. Étoit autrefois distinguée en pays de Vobéissance-leroi, et en pays hors l'obéissancele-rui, XXVIII, 29. Comment le droit romain y fut apporté : autorité qii'on lui donna, XXVIII, 42.
On y rendoit autrefois la justice de deux différentes manières, ibid. Presque tout le petit peuple y étoit autrefois serf. L'affranchis-
sement de ces serfs est une des sourcps de nos coutumes, XWIII, 45. On y admet la plupart des lois romaines sur les substitutions, quoique les substitutions eussent, chez les Romains, un tout autre motif que celui qui les a introduites en France, XXIX, 8. La peine contre les faux témoins y est capitale; elle ne l'est point en Angleterre. Motifs de ces deux lois, XXIX, 11. On y punit le receleur de la même peine que le voleur; cela est injuste, quoique cela fut juste dans la Grèce et à Rome, XXIX, 12. Causes des révolutions dans les richesses de ses rois de la première race, XXX, 5. L'usage où étoient ses rois de partager leur royaume entre leurs enfants, est une des sources de la servitude de la glèbe, et des fiefs, XXX, 11. Comment la nation réforma elle-même le gouvernement civil, sous Clotaire, XXXI, 2. La couronne étoit élective sous la seconde race,XXXI, 17. Pourquoi fut dévastée par les Xormands et les Sarrasins, plutôt que l'Allemagne, XXXI, 30. Pourquoi les filles n'y succèdent point à la couronne, et succèdent à plusieurs autres couronnes de l'Europe, XXXI, 33.
Franchise. Dans quel sens est estimée dans une monarchie, IV,
François. Pourquoi ont toujours été chassés de l'Italie, X, 11. Leur portrait: leurs manières ne doivent point être gênées par des lois ; on gêneroit leurs vertus, IX, 7 et XIX, 3. Seroit-il bon de leur donner un esprit de pédanterie? ibid. Bonne loi maritime des François, XXVI, 25. Origine
ET ALPHABÉTIQUE
et révolutions de leurs lois civiles, Li'i;re XXVIII. Commea t les lois saliques, ripuaires, bourguignonnes et wisigothes, cessèrent d'être en usage chez les François, XXVIII, 3. Férocité, tant des rois que des peuples, de la première race, XXX, 2.
François l". C'est par une sage imprudence qu'il refusa la conquête e l'Amérique, XXI, 22.
Francs. Leur origine: usage et propriété des terres, chez eux, avant qu'ils fussent sortis de la Germanie, XVIII, 22. Quels étoient leurs biens et l'ordre de leurs successions, lorsqu'ils vivoient dans la Germanie ; changements qui s'Introduisirent dans leurs usages, lorsqu'ils eurent fait la conquête des Gaules; causes de ces changements, XVIII, 22. En vertu de la loi salique, tous les enfants mâles succédoient, chez eux, à la couronne par portions égales, ibid. Pourquoi leurs rois portoient une longue chevelure, XVIII, 23. Pourquoi leurs rois avoient plusieurs femmes, tandis que les sujets n'en avoient qu'une, XVIII, 24. Majorité de leurs rois; elle a varié; pourquoi, XVIII, 26. Raison de l'esprit sanguinaire de leurs rois, XVIII, 29. Assemblées de leur nation, XVIII, 30. N'avoient point de rois dans la Germanie, avant la conquête des Gaules, ibid.
Avant et après la conquête des Gaules, ils laissoient aux principaux d'entre eux le droit de délibérer sur les petites choses, et réservoient à toute la nation la délibération des choses importantes, ibid. N'ont pas pu faire rédiger la loi salique avant que d'être sortis de la Germanie, leur pays,
XXVIIJ, l. Il y en avoit doux tribus: celle des Ripuaires, et celle des Salions ; réunies sous Clovis, elles conservèrent chacune leurs
• usages, ibid. Reconquirent la Germanie, après en être sortis, ibid.
Prérogatives que la loi salique leur donnoit sur les Romains; tarif de cette différence, XXVIII, 3. Comment le droit romain se perdit dans les pays de leur domaine, et se conserva chez les Goths, les Bourguignons et les Wisigo ths, XXVIII, 4. La preuve par le combat était en usage chez eux, XXVIII, 1 8. Est-il vrai qu'ils aient occupé toutes les terres de la Gaule, pour en faire des fiefs, XXX, 5. Occupèrent dans les Gaules les pays dont les Wisigoths et les Bourguignons ne s'étoient pas emparés; ils j^ portèrent les mœurs des Germains; de là les fiefs dans ces contrées, XXX, 6. Ne payoient point de tributs dans les commencements de la monarchie ; les seuls Romains en payoient pour les terres qu'ils possôdoient ; traits d'histoire et passages qui le prouvent, XXX, 12. Quelles étoient les charges des Romains et des Gaulois dans la monarchie françoiso, XXX, 13.
Toutes les preuves qu'emploie M. l'abbé Dubos, pour établir que les Francs n'entrèrent point dans les Gaules en conquérants, mais qu'ils y furent appelés par les peuples, sont ridicules, et démenties par l'histoire, XXX,
Francs-aleux. Leur origine, XXX,
Francs Ripuaires. Leur loi suit pas à pas la loi salique, XVIII, 22.
Viennent de la G erma.nie, ibid.
TABLE ANALYTIQUE
En quoi leur loi, et colles des autres peuples barbares, différoient ' delà loi salique, XXVIII, 13.
Fraude. Est occasionnée par les droits excessifs sur les marchandises ; est pernicieuse à l'état ; est la source d'injustices criantes, et est utile aux traitants, XIII, 8. Comment punie chez le Mogol et au Japon, XIII, II.
Fred. Ce que signifie ce mot en langue suédoise, XXX, 20. Voyez Fredum.
Freda. Quand on commença à les régler plus par la coutume que par la texte des lois, XXVIII, FiiÉDÉGONDE. Pourquoi elle mourut dans sou lit, tandis que Brunehault mourut dans les supplices, XXXI, l. Comparée à Brunehault, XXXI, '2.
Fredum. Comment ce mot, qui se trouve dans les lois barbares, a été forgé, XXX, 14. Ce que c'étoit ; ce droit est la vraie cause de l'établissement des justices seigneuriales; cas où il étoit exigé; par qui il l'étoit, XXX, 20. Sa grandeur se proportionnoit à celle de la protection que recevoit celui qui le payoit, ibid. Nom que l'on donna à ce droit sous la seconde race, ibid. Ne pouvoit appartenir qu'au seigneur du fief, à l'exclusion môme du roi; de là, la justice ne pouvoit appanenir qu'au seigneur du tief, ibid.
Frères. Pourquoi il ne leur est pas permis d'épouser leurs sœurs, XXVI, 14. Peuples chez qui ces mariages étoieut autorisés ; pourquoi, ibid.
Frisons. Quand et par qui leurs lois furent rédigées, XXVIII, 1. Simplicité de leurs lois; cause de cette
simplicité, ibid. Leurs lois crimi" nelles étoient faites sur le môme planque les loisripuaires, XX VIII, 13. Voyez Bijiuaires. Tarif de leurs compositions, XXVlll, 20.
Frugalité. Dans une démocratie où il n'y a plus de vertu, c'est la frugalité, et non le désir d'avoir qui passe pour avarice, lil, 3.
Doit être générale dans une démocratie ; effets admirables qu'elle y produit, ibid. Ne doit, dans une démocratie, régner que dans les familles, et non dans Tétat, ibid.
Comment on en inspire l'amour, V. 4. Ne peut pas régner dans une monarchie, t&(c/. Combien est nécessaire dans une démocratie ; comment les lois doivent l'y entretenir, V, 6.
FunéraiUes. Platon a fait des lois d'épargne sur les funérailles ; Ciréron les a adoptées, XXV, 8. La religion ne doit pas encourager les dépenses funéraires, ibid.
Gabelles. Celles qui sont établies en France sont injustes et funestes, XIII, 8.
Gages de bataille. Quand ils étoient reçus, on ne pouvoit faire la paix sans le consentement du seigneur, XXVIII, 24 et 25.
Gains nuptiaux. Quels doivent ètr ceux des femmes, dans les différents gouvernements, VII, 15.
Galanterie. Dans quels sens est permise dans une monarchie, IV, 2.
Suites fâcheuses qu'elle entraîne, VII, 8 et 9. D'où elle tire sa source ; ce que ce n'est point; ce que c'est ; comment s'est accrue, XXVIII, 22.
Origine de celle de nos chevaliers
ET ALPHABÉTIQUE
errants, ibid. Pourquoi celle de nos chevaliers ne s'est point introduite à Rome ni dans la Grèce, ibid. Tira une grande importance des tournois, ibid.
Gange. C'est une doctrine pernicieuse, que celle des Indiens, qui croient que les eaux de ce fleuve sanctifient ceux qui meurent sur ses bords, XXIV, 14.
Gantois. Punis pour avoir mal à propos appelé de défaute de droit le comte de Flandre, XXVII I.
Garçons. Sont moins portés pour 1' mariage que les filles; pourquoi, XXIII, 9. Leur nombre, relatif à celui des filles, influe beaucoup sur la propagation, XXIII, 12.
Garde-noble. Sou origine, XXI, 33.
Gardiens des mœurs, Gardiens des lois à Athènes, V, 7.
Gaules- Pourquoi les vignes y furent arrachées par Domitien,et replantées par Julien, XXI, 15. Étoient pleines de petits peuples, et regorgeoient d'iiabitants, avant les Romains, XXIII, 18. Ont été conquises par des peuples de la Germanie, desquels les François tirent leur origine, XXX, 2, 5,
Gaule méridionale. Les lois romaines y subsistèrent toujours, quoique proscrites par les Wisigoths, XXVIII, 7.
Gaulois. Le commerce corrompit leurs mœurs, XX, 2, Quelles étoient leurs charges dans la monarchie des Francs, XXX, 13.
Ceux qui, sous la domination fraiiçoise, étoient lil)res, marchoient à la guerre sous les comtes, XXX, 17.
Gazetier ecclésiastique. Voyez Nouvellii .'6 ecclésiastique.
Gélon. Beau traité de paix qu'il fit avec les Carthaginois, X, 5.
Gênes. Comment le peuple a part au gouvernement de cotte république, II.. 3. Édit par lequel cette république corrige ce qu'il y avoit de vicieux dans son droit politique et civil, à l'égard de l'île de Corse, X, 8.
Genève. Belle loi de cette république touchant le commerce, XX,
GE>;r,iSKA\. S'il eût été chrétien, il n'eût pas été si cruel, XXIV. 3.
Pourquoi, approuvant tous les dogmes mahométans, il méprisa si fort les mosquées, XXV, 3. Fait fouler l'Alcoran aux pieds de ses chevaux, ibid. Trouvoit le voyage de la M'.'cque absurde, ibid.
Gentilshommes. La destruction des hôpitaux, en Angleterre, les a tirés de la paresse où ils vivoient, XXIII, 29. Comment se battoient en combat judiciaire, XXVIII, 20.
Commentcontre un vilain, XXVIII, 24, Vidoient leur différends par la guerre ; et leurs guerres se terminoient souvent par un combat judiciaire, XXVIII, 25.
Geofroy, duc de Bretagne. Son assise est la s 'urce de la coutume de cette province, XXVIII, 45.
Germains. C'est d'eux que les Francs tirent leur origine, VI, 18. Ne conuoissoient guère d'autres peines que les pécuniaires, ibid. Les femmes étoient, chez eux, dans une perpétuelle tutelle, VII, 12.
Simplicité singulière de leurs lois en matière d'insultes faites tant aux hommes qu'aux femmes ; cette simplicité provenoit du climat, XIV, 14. Ceux qui ont changé de climat, ont changé de lois et de mœurs, ibid. Quelle sorte d'es-
TABLE ANALYTIQUE
clavcs ils avoicnt, XV, 10. Loi civile de ces peuples, qui est la source de ce que nous appelons loi salique, XVIII, 22. Ce que c'étoit, chez eux, que la maison et la terre de la maison, ibid.
Quel étoit leur patrimoine, et pourquoi il n'appartenoit qu'aux mâles, ibid. Ordre bizarre dans leurs successions ; raisons et source de cette bizarrerie, ibid.
Gradation bizarre qu'ils nicttoient dans leur attachement pour leurs parents, ibid. Comment punissoient l'homicide, ibid. Étoient le seul peuple barbare oOi l'on n'eût qu'une femme ; les grands en avoient plusieurs, XVIII, 2 i. Austérité de leurs mœurs, XVIII, 25. Ne faisoient aucune affaire publique ni particulière sans être armés, XVIII, 26. A quel âge, eux et leurs rois, étoient majeurs, ibid.
On ne parvenoit, chez eux, à la royauté, qu'après la majorité; inconvénients qui firent changer cet usage ; et de ce changement naquit la différence entre la tutelle et la baillie ou garde, XVIII, 27.
L'adoption se faisoit chez eux par les armes, XVIII, 28. Étoient fort libres ; pourquoi, XVIII, 30. Pourquoi le tribunal de Varus leur parut insupportable, XIX, 2. Combien ils étoient hospitaliers, XX, 2. Comment punissoientics crimes.
La monnoie, chez eux, devenoit bétail, marchandise ou denrée ; et ces choses devenoicnt monnoie, XXII, 2. N'exposoient point leurs enfants, XXIII, 22. Leurs inimitiés, quoique héréditaires, n'étoient point éternelles : les prêtres avoient vraisemblablement beaucoup de part aux réconciliations, XXIV, 17.
Différents caractères de leurs lois,
XXVIII, 1. Étoient divisés on plusieurs nations qui n'avoient qu'un même territoire ; et chacune de ces nations, quoique confondue, avoit ses lois, XXVill, 2. Avoient l'esprit des lois personnelles, avant leurs conquêtes, et le conservèrent après, ibid. Quand rédigèrent leurs usages par écrit, pour en faire des codes, XXVllI, 11. Esquisse de leurs mœurs; c'est dans ces mœurs que l'on trouve les raisons de ces preuves que nos pères cmplo3'oient par le ffr ardent, l'eau bouillante, et le combat singulier, XXVIII, 17. La façon dont ils terminoient leurs guerres intestines est l'origine du combat judiciaire, ibid. Leurs maximes sur les outrages, XXVIII, 20. C'étoit, chez eux, une grande infamie d'avoir abandonné son bouclier dans le combat, XXVIII, 21.
C'est d'eux que sont sortis les peuples qui conquirent l'empire romain ; c'e>t dans leurs mœurs qu'il faut chercher les sources des lois féodales, XXX, 2. C'est dans leur façon de se nourrir, dans la variation de leurs possessions, et dans l'usage où étoient les princes de se faire suivre par une troupe de gens attachés à eux, qu'il faut chercher l'origine du vasselage, XXX, 3. Il y avoit, chez eux, des vassaux; mais il n'y avoit point de fiefs ; ou plutôt les fiefs étoient des chevaux de bataille, des armes et des repas, ibid. Leur vie étoit p'-esque toute pastorale :
c'est de là que presque toutes les lois barbares roulent sur les troupeaux, XXX, 6. Il est impossible d'entrer un peu avant dans notre droit politique, si l'on ne connoît les lois et les mœurs des Ger-
ET ALPIIABÉTIOUE
mains; X\X, 10. Ce qui les a arrachés à l'état de nature où ils sembloicnt être encore du temps de Tacite, ihid. Pourquoi, étant si pauvres, ils avoient tant de peines pécuniaires, (6id. Entendoient, par rendre la justice, protéger le coupable contre la venseance de l'offensé, XXX, 20. Comment punissoient les meurtres involontaire', ibid. C'est dans leurs mœurs qu'il faut chercher la source des maires du palais, et de la foiblesse des rois, XXXI, 4.
Germanie. Est le berceau des Francs, des Ripuaires et des Saxons, XVIII, 22. Étoit pleine de petits peuples, et regorgeoit d'habitants avant les Romains, XXIII, 18. Fut reconquise par les Francs, après qu'ils en furent sortis, XX VIII, 1.
Glèbe (Servitude de la). Quelle en est, la plupart du temps, l'origine, XIII, 3. A'a point été établie par les Francs entrant dans la Gaule, XXX, 5. Établie dans la Gaule, avant l'arrivée des Bourguignons; conséquences que l'auteur tire de ce fait, XXX. 10.
Gloire. Celle du prince est son orgueil ; elle ne doit jamais être le motif d'aucune guerre, X, 2.
Gloire ou magnanimité. Il n'j- en a ni dans un despote, ni dans ses sujets, V, 12.
Gnide. Vice dans son gouvernement, XI, 6.
Goa. Xoirceur horrible du caractère des habitants de ce pays, XVI, 11.
GoNDEBAtD. Loi iujustc de ce roi de Bourgogne, XXVI, 4. Est un de ceux qui recueillirent les lois des Bourguignons, XXVilJ, 1, Caractère de sa loi; son objet ^pour qui elle fut faite, XXVIII, 4. Sa ki
subsista longtemps chez leî Bourguignons, XXVIII, 5. Fameuses dispositions de ce prince, qui ôtoient le serment des mains d'un homme qui en vouloit abuser.
XXVIII, 15. Raison qu'il allègue pour substituer le combat singulieràla preuve par serment, XXVIII, 17. Loi de ce prince qui permet aux accusés d'appeler au combat les témoins que l'on produisoit contre eux, XXVIII. 2G.
GoNTRAîv. Comment adopta Childobert, XVIII, 28.
Goths, Leur exemple, lors de la conquête d'Espagne, prouve que les esclaves armés ne sont pas si dangereux dans une monarchie, XV, 14. La vertu faisoit, chez eux, la majorité, XVIII, 20. Comment le droit romain se conserva dans les pays de leur domination et de celle des Bourguignons, et so perdit dans le domaine des Francs, XXVIII, 4. La loi salique ne fut jamais reçue chez eus, ibid. La prohibition de leur mariage avec les Romains fut levée par Recessuinde; pourquoi, XXVIII, 7. Persécutés, dans la Gaule méridionale, par les Sarrasins, se rétirèrent en Espagne; effets que cette émigration produisit dans leurs lois, ibid.
Gotit. Se forme, dans une nation, par l'inconstance même de cette nation, XIX, 8, Naît de la vanité, XIX, 9.
Gouvernement. Il y en a de trois sortes : quelle est la nature de chacune. II, 1. Exemple d'un pape qui abandonna le gouvernement à un ministre, et trouva que rien n'étoit si aisé que de gouverner, II, 5. Différence entre sa nature et son principe, III, 1. Quels en sont les divers principes, III, 2.
TABLE ANALYTIQUE
Ce qui le rend imparfait, III, II.
Ne se conserve qu'autant qu'on l'aime, IV, 5. Sa corruption commence presque toujours par celle des principes. Livre VIII. Quelles sont les révolutions qu'il peut essuyer sans inconvcniciit, VIII, 8.
Suites funestes de la corruption de son principe, VIII, 1 1. Quand le principe en est bon, les lois qui semblent le moins conformes aux vraies règles et aux bonnes mœurs, y sont bonnes; exemples, ibid.
Le moindre cban^ement dans sa constitution entraîne la ruine dos principes, VIII, 1 1. Cas où, de libre et de modéré qu'il étoif, il devient militaire, XI, 6. Liaison du gouvernement domestique avec le politique, XVI, 9. Ses maximes gouvernent les hommes concurremment avec le climat, la religion, les lois, etc.; de là naît l'esprit général d'une nation, XIX, 4.
Sa dureté est un obstacle à la propagation, XXIII, 11.
Gouvernement d'un seul. Xe dérive point du gouvernement paternel, 1, 3.
Gouvernement gotliique. Son origine, ses défauts; est la source des bons gouvernements que nous connoissons, XI, 8.
Gouvernement militaire. Les empereurs qui Favoient établi, sentant qu'il ue leur étoit pas moins funeste qu'aux sujets, cherchèrent à le tempérer, VI, 15.
Gouvernement modéré. Combien est difficile à former, V, li. Le tribut qui y est le plus naturel, est l'impôt sur les marchandises, XIII, 14. Convient dans les pays formés par l'industrie des ho;nmes, XVIil, 0.
Voyez Monarchie, République.
Gouverneurs des provinces romaines.
Leur pouvoir; leurs injustices, XI, 10.
Gracchus Tiberics. Coup mortel qu'il porte b, l'autorité du sénat, XI, 18.
Grâce. On ne peut pas demander, en Perse, celle d'un homme que le roi a une fois condamné, JII, 10. Le droit de la faire aux coupables est le plus bel attribut de la souveraineté d'un monarque, il ne doit donc pas être leur jugo, VI, 5.
Grâce (lettres de). Sont un grand ressort dans un gouvernement modéré, VI, 10,
Grâce (la). L'auteur de l'Esprit des lois étoit-il obligé d'en parler?
D. I, II, neuvième objection.
Gradués. Les deux, dont le juge est obligé de se faire assister dans les cas qui peuvent mériter une peine afflictive, représentent les anciens prud'hommes qu'il étoit obligé de consulter, XXVIII, 42.
Grandeur réelle des états. Pour l'augmenter, il ne faut pas diminuer la grandeur relative, IX, 9.
Grandeur relative des états. Pour la conserver, il ne faut pas écraser un état voisin qui est dans la décadence, IX, 10.
Grands. Leur situation dans les états despotiques, m, 9. Comitent doivent être jjunis dans une monarchie, VI, 21.
Gravina. Comment définit Tétat civil, I, 3.
Gravion. Ses fonctions étoient les mômes que celles du comte et du centenier, XXX, 18.
Grèce. Combien elle renfcrmoit de sortes de républiques, V, 6.
Par quel usage on y avoit prévenu le luxe des richesses, si perni-
ET ALPHABÉTIQUE