LOT
cieux dans les républiques, VII, 3.
Pourquoi les femmes y ctoient si sages, VII, 9. Son gouvernement fédératif est ce qui la fit fleurir si longtemps, IX, 1. Ce qui fut cause de sa porte, IX, 2. On n'y pouvoit souffrir le gouvernement d'uiv seul, XVIIl, 1. Belle description de ses richesses, de son commerce, de ses ai^ts, de sa réputation, des biens qu'elle recevoit de l'univers, et de ceux qu'elle lui faisoit,XXI, 7. Etoit pleine de petits peuples, et regorgeoit d'habitants, avant les Romains, XXIII, 18. Pourquoi la galanterie de chevalerie ne s'y est point introduite, XXVIII, ^2.
Sa constitution demandoit que l'on punît ceux qui ne prenoient pas de parti dans les séditions, XXIX, 3. Vice dans son droit des gens : -il étoit abominable, et étoit la source de lois abominables:
XXIX, 14. On n'y punissoit pas le suicide par les même motifs qu'à lîome, XXIX, 9 On y punissoit le receleur comme le voleur : cela étoit juste en Grèce; cela est injuste en France; pourquoi, XXIX, Grecs. Leurs politiques avoient des idées bien plus nettes sur le principe de la démocratie que ceux d'aujourd'hui, III. 3. Combien ont fait d'elïorts pour diriger l'éducation du côté de la vertu, IV, 6. Regardoient le commerce comme indigne d'un citoyen, IV, 8. La nature de leurs occupations leur rendoit la musique nécessaire, ibid. La crainte des Perses maintint leurs lois, Vill, 5. Pourquoi se croyoient libres du temps de Cicéron, XI, 2. Quel étoit leur gouvernement dans les temps héroïques, XI, il. Ne surent jamais
quelle est la vraie fonction du prince : cette ignorance leur fit chasser tous leurs rois, ibid. Ce qu'ils appelloient police, ibid.
Combien il falloit de voix, chez eux, pour condamner un accusé, XIJ, 3. D'où venoit leur penchant pour le crime contre nature, XII, 6. La trop grande sévérité avec laquelle ils punissoient les tyrans occasionna, chez eux, beaucoup de révolutions, XII, 18. La lèpre leur étoit inconnue, XIV, 11. Loi sage qu'ils avoient établie en faveur des esclaves, XV, 17. Pourquoi leurs navires alloient plus vite que ceux des Indes, XXI, G.
Leur commerce avant et depuis Alexandre, XXI, 7, 8 et 9. — avant Homère, XXI, 7. Pourquoi firent le commerce des Indes avant les Perses, qui en étoient bien plus à portée, XXI, 8. Leur commerce aux Indes n'étoit pas si étendu, mais plus facile que le nôtre, XXI, 9. Leurs colonies, XXI, 12. Pourquoi estimoient plus les troupes de terre que celles de mer, XXI, 13. Loi qu'ils imposèrent aux Perses, XXI, 21. Leurs difl'érentes constitutions sur la propagation, suivant le plus grand ou le plus petit nombre d'habitants, XXIII, 17. N'auroicnt pas commis les massacres et les ravages qu'on leur reproche, s'ils pussent été chrétiens, XXIV, 3. Leurs prêtres d'Apollon jouissoient d'une paix éternelle : sagesse de ce règlementreligieux,XXIV, 10. Comment, dans le temps de leur barbarie, ils employèrent la religion pour arrêter les meurtres, XXIV, 18. L'idée des asiles devoit leur \enir plus naturellement qu'aux autres peuples; ils restreignirent
TABLE ANALYTIQUE
d'abord l'usage qu'ils en firent dans de justes bornes ; mais ils les laissèrent devenir abusifs et pernicieux, XXV, 3.
Grimoald. Ajouta de nouvelles lois à celles des Lombards, XXVill, 1 .
Guèbres. Leur religion est favorable à la propagation, XXIII, 21. Leur religion rendit autrefois le royaume de Perse florissant, parce qu'elle n'est point contemplative ; celle de Mahomet l'a dctfuit, XXIV, H.
Leur religion ne pouvoit convenir que dans la Perse, XXIV, 26.
Guerre. Quel en est l'objet, I, 3. On ne doit point en entreprendre de lointaines, IX, 8. Dans quel cas on a droit de la faire : d'où dérive ce droit, X, 2. Donne-t-elle droit de tuer les captifs? XV, 2.
C'est le christianisme qui l'a purgée de presque toutes les cruautés, XXIV, 3. Comme la religion peut en adou\cir les fureurs, XXIV, 10.
Étoit 'souvent terminée par le combat judiciaire, XXyilI, 25.
Avoit souvent, autrefois, pour motif la violation du droit politique, comme celles d'aujourd'hui ont pour cause ou pour prétexte celle du droit des gens, XXVIII, 28. Tout le monde, du temps de Charlemagne, étoit obligé d'y aller, XXXI, 27.
Guerre civile. N'est pas toujours suivie de révolutions, V, 11. Colles qui ravagèrent les Gaules, après la conquête des barbares, sont la principale source de la servitude de la glèbe et des fiefs, XXX,
Guerre (état de). Comment les nations se sont trouvées en état de guerre,!, 3. Comment les particuliers sont parvenus à être en état de guerre les uns vis-à-vis des
autres, ibid. Est la source des lois humaines, ibid.
Guinée, Cause de l'extrême lubricité des femmes de ce pays, XVI, lO.
Gymnastique. Ce que c'étoit; combien il y en avoit de sortes; pourquoi, de très-utiles qu'otoient d'abord ces exercices, ils devinrent, dans la suite, funestes aux mœurs, VIII, 1 1 .
Habit de religieuse. Doit-il être un obstacle au mariage d'une femme qui l'a pris sans se consacrer? XXIX, 16.
Hannon. Véritables motifs du refus qu'il vouloit que l'on fit d'envoyer du secours à Annibal en Italie, X, 6. Ses voyages ; ses découvertes sur les côtes de l'Afrique, XXI, 11. La relation qu'il a donnée de ses voyages est un morceau précieux de l'antiquité. Estelle fabuleuse? ibid.
Hardoui\ (le Père). Il n'appartient qu'à lui d'exercer un pouvoir arbitraire sur les faits, XXX, 12.
Harmonie. îVécessairc entre les lois delà religion et les lois civiles du môme pays, XXIV, 14.
Hébdn, archevêque de Reims. Son ingratitude envers Louis le Débonnaire. Qui étoit cet llébon, XXX,
Henri II. Sa loi contre les filles qui ne déclarent pas leur grossesse au magistrat est contraire à la loi naturelle, XXVI, 3.
Henri III. Ses malheurs sont une preuve bien sensible qu'un prince ne doit jamais insulter ses sujets, XII, 28.
Henri VIII, roi [d'Angleterre. Dut
ET ALPHABÉTIQUE
vraisemblablement sa mort à une loi trop dure qu'il fit publier contre le crime de lèse-majesté, XII, 10. Ce fut par le moyen des commissaires qu'il se défit des pairs qui lui déplaisoient, XII, 22. A établi l'esprit d'industrie et de commerce en Angleterre, en y détruisant les monastères et les hôpitaux, XXIII, 29. En défendant la confrontation des témoins avec l'accusé, il fit une loi contraire à la loi naturelle, XXVI, 3. La loi, par laquelle il condamnoit à mort toute fille qui, ayant eu un mauvais commerce avec quelqu'un, ne le déclaroit pas au roi avant de l'épouser, étoit contre la loi naturelle, ibid.
Hercule. Ses travaux prouvent que la Grèce étoit encore barbare de son temps, XXIV, 18.
Hérédité. La même personne n'eu doit pc\j>recueillir deux, dans une démocratie où l'on veut conserver l'égalité, V, 5.
Hérésie. L'accusation de ce crime doit être poursuivie avec beaucoup de circonspection : exemples d'absurdités et de cruautés qui peuvent résulter d'une poursuite indiscrète, XII, 5. Combien ce crime est susceptible de distinctions, XII, 6.
Héritiers. Les cadets, chez les Tartares, en quelques districts de l'Angleterre, et dans le duché de Eohan, sont héritiers exclusivement aux aînés, XVIII, 21. Il n'y avoit à Rome que deux sortes d'héritiers, les héritiers-siens, et les agnats. D'où venoit l'exclusion des cognats, XXVII, 1. C'éioit un déshonneur à Rome de mourir sans héritiers: pourquoi, XXIX, 8.
Héritiers-siens. Ce que c'étoit,
XXVII, 1. Dans l'ancienne Rome, ils étoient tous appelés à la succession, mâles et femelles, ibid.
Héroisme. Celui des anciens étonne nos petites âmes, IV, 4,
Héros. Écrivent toujours leurs propres actions avec simplicité, XXI,
//(»«rc/ite. Pourquoi Luther la conserva dans sa religion, tandis que Calvin la bannit de la sienne, XXIV, 5.
HiMiLco\, pilote des Carthaginois.
Ses voyages, ses établissements ; se fait échouer pour ne pas apprendre aux Romains la route d'Angleterre, XXI, 11.
Hippolyte. Éloge de ce rôle dans la Phèdre de Racine, XXVI, 4.
Histoire. Il faut éclairer l'histoire par les lois, et les lois par l'histoire, XXXI, 2.
Histoires. Les monuments qui nous restent de celle de France sont une mer à qui les rivages môme manquent, XXX, 11. Germe de celle des rois de la première race, XXX, 4.
WisiorJe»s. Trahissent la vérité dans les états libres, comme dans ceux qui ne le sont pas, XIX, 27. Doivent-ils juger de ce que les hommes ont fait par ce qu'ils auroient dû faire? XXXI, 16. Source dune erreur dans laquelle sont tombés ceux de France, XXX, 11.
HoBBES. Son erreur sur les premiers sentiments qu'il attribue à l'homme. I, 2. Le nouvelliste ecclésiastique prend pour des preuves d'athéisme les raisonnements que l'auteur de VEsprit des lois emploie pour détruire le système de Hobbes et celui de Spinosa, D.
Hollande (la). Est une république
TABLE ANALYTIQUE
fédf^rativc, v.t par là, regardée en Europe comme t'tprnelle, IX, L Cette république fédérative est plus parfaite que celle d'Allemagne ; en quoi, IX, 2. Comparée, comme république fédérative, avec celle de Lycie, IX, 3. Ce que doivent faire ceux qui y représentent le peuple, XI, 6. Pourquoi n'est pas subjuguée par ses propres armées, XI, G, Pourquoi le gouvernement modéré y convient mieux qu'un autre, XVIII, 6. Quel est son commerce, XX, 4. Dut son commerce à la violence et à la vexation, XX, 5. Fait tel commerce sur lequel elle perd, et qui ne laisse pas delui être fort utile, XX^ 0. Pourquoi les vaisseaux n'y sont pas si bons qu'ailleurs, XXI, 0. C'est elle qui, avec la France et l'Angleterre, fait tout le commerce de l'Europe, XXI, 21. C'est elle qui règle le prix du cbango,XXII,
HoUandois. Profits qu'ils tirent du privilège exclusif qu'ils ont de commercer au Japon, et dans quelques autres royaumes des Indes, XX, 9. Font le commerce sur les errements des Portugais, XXI, 21. C'est leur commerce qui a donné quelque prix à la marchandise des Espagnols, XXI, 22.
HoMÈr.E. Quelles étoient, de son temps, les villes les plus riches de la Grèce, XXI , 1. Commerce des Grecs avant lui, ibid.
Homicide. Comment ce crime étoit puni chez les Germains, XVIII, 22.
Homicides. Doit-il y avoir des asiles pour eux? XXV, 3.
Hommage. Origine de celui que doivent les vassaux, XXXI, 33.
Hommes. Leur bonheur comparé à celui des bêtes, I, I. Comme êtres
physiques, sujets à des lois invariables; comme être intelligents, violent toutes les lois, pourquoi.
Comment rappelés sans cesse à l'observation des lois, ibid. Quels ils seroient dans l'état de pure nature, I, 2. Par quelles causes se sont unis en société, ibid. Changements que l'état de société a opérés dans leur caractère, I, 3.
Leur état relatif à chacun d'eux en particulier, et relatif aux différents peuples, quand ils ont été en société, ibid Leur situation déplorable et vile, dans les états despotiques, III, 8 et 10. Leur vanité augmente à proportion du nombre de ceux qui vivent ensemble, VII, 1. Leur penchant à abuser de leur pouvoir, XI, 4. Quelle est la connoissance qui les intéresse le plus, XII, 2. Leurs caractères et leurs passions dépendent des différents climats; raisons physiques, XJV, 2. Plus les causes physiques les portent au repos, I)lus les causes morales doivent Ips on éloigner; XIV, 5. Naissent tous égaux; l'esclavage est donc contre nature, XV, 7. Beauté et utilité de leurs ouvrages, XVIII, (i. De leur nombre, dans le rapport avec la manière dont ils se procurent la subsistance, XVIII, 10. Ce qui les gouverne, et ce qui forme l'esprit général qui résulie des choses qui les gouvernent, XIX, 4. Leur propagation est troublée en mille manières, par les passions, par les fantaisies et par le luxe, XXIII, 1. Combien vaut un homme en Angleterre. 11 y a des pays où un homme vaut moins que rien, XXIII, 17. Sont portés à craindre, ou à espérer.
Sont fripons en détail ; et, on
gros, de très-honnêtes gens. De là le plus ou le moins d'attachement qu'ils ont pour leur religion, \XV, 2. Aiment, en matière de religion, tout ce qui suppose un effort, comme, eu matière de morale, tout ce qui suppose de la sévérité, XXV, 4. Ont sacrifié leur indépendance naturelle aux lois politiques, et la communauté naturelle des biens aux lois civiles; ce qui en résulte, XXVI, 15. Il leur est plus aisé d'être extrêmement vertuuux, que d'être extrêmement sages, XXVllI, 41. Est-ce être sectateur de la religion naturelle, que de dire que l'homme pouvoit, à tous les instants, oublier son créateur, et que Dieu l'a rappelé à lui par les lois de la religion? D., 1, n, liuitièine objection.
Hommes de bien- Ce que c'est : il y en a fort pou dans 1 .>s monarchies, III, 6.
Hommes libres. Qui on appeloit ainsi dans les commencements de la monarchie. Gomment et sous qui ils marchoient à la guerre, XXX, 17.
Hommes qui sont sous la foi du roi.
C'est ainsi que la loi salique désigne ceux que nous appelons aujourd'hui vassaux, XXX, 16.
Hongrie. La noblesse de ce royaume a soutenu la maison d'Autriche, qui avoit travaillé sans cesse à l'opprimer, VIII, 9. Quelle sorte d'esclavage y est établi, XV, 10.
Ses mines sont utiles, parce quelles ne sont pas abondantes, XXI, 2'2. Honnêtes gens. Ceux qu'on nomme ainsi tiennent moins aux bonnes maximes que le peuple, V, 2.
Honnêle homme. Le cardinal de Richelieu l'exclut de l'adminis-
tration des affaires, dans une monarchie, III, 5. Ce qu'on entend par ce mot dans une monarchie, IV, 2.
Honneur . Ce que c'est; il tient lieu de la vertu dans les monarchies, III, G. Est essentiellement placé dans l'état monarchique, 111, 1.
Effets admirables qu'il produit dans une monarchie, ibid. Quoique faux, il produit, dans une monarchie les mêmes effets que s'il étoit véritable, ibid. N'est point le principe des états despotiques, III, 8. Quoique dépendant de son propre caprice, il a des règles fixes, dont il no peut jamais s'écarter, IV, 2. Est tellement inconnu dans les états despotiques, que souvent il n'y a pas de n^ot pour l'exprimer, III, 8. Seroit dangereux dans un état despotique, III, 9. Met des bornes à la puis^ sance du monarque, III, 10. C'est dans le monde, et non au collège, que Ton en apprend les principes, IV, 2. C'est lui qui fixe la qualité des actions dans une monarchie, ibid. Dirige toutes les aciions, et toutes les façons de penser, dans une monarchie, ibid.
Empêche Crillon et d'Orte d'obéir à des ordres injustes du monarque, ibid. C'est lui qui conduit les nobles à la guerre; c'est lui qui la leur fait quitter, ibid. Quelles en sont les principales règles, ibid. Ses lois ont plus de force, dans une monarchie, que les lois positives, ibid. Bizarrerie de l'honneur, V, 19. Tient lieu de censeurs, dans une monarchie, ibid.
Voyez Point d'honneur.
Honneurs. C'est ainsi que l'on a nommé quelquefois les fiefs, XXX, , 10.
Hoxonits. Ce qu'il pensoit des pa-
TABLE ANALYTIQUE
rolcs criminelles, XII, 12. Mauvaise loi de ce prince, XXIX, 16.
Voyez Arcadhis.
Honte. Prévient plus de crimes que les peines atroces, VI, 12. Punit plus le père d'un enfant condamné au supplice, et vice versa, que toute autre peine, VI. 2î.
Hôpital (le chancelier de 1'). Erreur dans laquelle il est tombé, XXIX, IG.
Hôpitaux. Ne sont jamais nécessaires que dans les nécessités accidentelles. Des secours momentanés sont toujours préférables aux hôpitaux fondés à perpétuité.
Exemples des maux que causent ces établissements, XXIII, 29.
Hor.TENsius. Emprunta la femme de Caton, XXVI, 18.
Hospitalité. C'est le commerce qui l'a bannie, XX, 2. Jusqu'à quel point observée par les Germains, ibid.
Hugues Capet. Son avènement à la couronne fut un plus grand changement que celui de Pépin, XXXI, 10. Comment la couronne de France passa dans sa maiso n, XXXI, 32.
Humeur sociable. Ses effets, XIX, 8.
Ichthyophàges. Alexandre les avoit-il tous subjugués, X.\I, 8.
Idolâtrie. Nous y sommes fort portés ; mais nous n'y sommes point attachés, XXV, 2. Est-il vrai que l'auteur ait dit que c'est par orgueil que les hommes l'ont quittée ? D. IP partie, art. Erreurs particulières du critique.
Ignominie. Étoit, à Lacédémone, un si grand mal qu'elle autorisoit le
suicide de celui qui ne pouvoit l'éviter autrement, XXIX, 9.
Ignorance. Dans les siècles où elle règne, l'abrégé d'un ouvrage fait tomber l'ouvrage môme, XXVIII,
Iles. Les peuples qui les habitent sont plus portés à la liberté que ceux du continent, XIII, 5.
Illusion. Est utile en matière d'impôts. Bloyens de l'entretenir, XIII, 7 et 8.
Ilotes. Condamnés, chez les Lacédémoniens, h l'agriculture, comme h une profession servile, IV, 8.
Ilotie. Ce que c'est ; elle est contre la nature des choses, XV, 10.
Immortalité de l'âme. Ce dogme est utile ou funeste à la société, selon les conséquences que l'on en tire, XXIV, 19. Ce dogme se divise en trois branches, XXIV, 21.
Immunité. On appela ainsi d'abord le droit qu'acquirent les ecclésiastiques de rendre la justice dans leur territoire, XXX, 21.
Impôts. Comment, et par qui doivent être réglés dans un état libre, XI, C. Peuvent être mis sur les personnes, sur les terres, ou sur les marchandises, ou sur deux de ces choses, ou sur les trois à la fois. Proportions qu'il faut garder dans tous ces cas, XIII, 7. On peut les rendre moins onéreux, en faisant illusion à celui qui les paye ; comment on conserve cette illusion, XIII, 7 et 8. Doivent être proportionnes à la valeur intrinsèque de la marchandise sur laquelle on les lève, XIII, 8. Celui sur le sel est injuste et funeste en France, ibid. Ceux qui mettent le peuple dans l'occasion de faire la fraude, enrichissent le traitant, qui vexe le peuple, et
ET ALPHABÉTIQUE
ruine l'état, ibid. Ceux qui se perçoivent sur les différentes clauses des contrats civils, sont funestes au peuple, et ne sont utiles qu'aux traitans. Ce qu'on y pourroit substituer, XIII, 9. L'impôt par tète est plus naturel à la servitude; celui sur la marchandise est plus naturel à la liberté, XIII 14. Pourquoi les Anglais eu supportent de si énormes, XIX, 27.
C'est une absurdité que de dire que, plus on est chargé d'impôts, plus on se met en état de les payer, XXIII, 11.
Impuissance. Au bout de quel temps on doit permettre à une femme de répudier son mari, qui ne peut pas consommerson mariage, XXIX, 10.
Impureté. Comment ce crime doit être puni. Dans quelle classe il doit être rangé, XII, 4.
Inceste. Raisons de l'horreur que cause ce crime, dans ses différents degrés, à tous les peuples, XXVI, 13.
Incidents. Ceux des procès, tant civils que criminels, se décidoient par la voie du combat judiciaire, XXVIII, 19.
Incontinence. Ne suit pas les lois de la nature; elle les viole, XVI, 12.
Incontinence publique. Est une suite du luxe, VII, 13.
Indemnité. Est due aux particuliers, quand on prend sur leurs fonds pour bâtir un édifice public, ou pour faire un grand chemin, XXVI,
Indemnité (droit d'). Son utilité. La France lui doit une partie de sa prospérité; il faudroit encore y augmenter ce droit, XXV, 5.
Indes. On s'y trouve très-bien du gouvernement des femmes. Cas où on leur défère la couronne à
l'exclusion des hommes, VII, 17.
Pourquoi les derviches y sont en si grand nombre, XIV, 7. Extrême luljricité des femmes indiennes.
Causes do ce désordre, XVI, 10. Caractère des différents peuples indiens , XIX, 9. Pourquoi on n'y a jamais commercé, c[u'avec de l'argent, XXI, 1 et G.
Comment , et par où le commerce s'y faisoit autrefois, XXI, 1. Pourquoi les navires indiens étoient moins vîtes que ceux des Grecs ou des Romains, XXI, G.
Comment et par où on y faisoit le commerce après Alexandre, XXI, 9 et IG. Les anciens les croyoient jointes à l'Afrique par une terre inconnue, et ne regardoient la mer des Indes que comme un lac, XXI, 11. Leur commerce avec les Romains ctoit-il avantageux? XXI, 16. Projets proposés par l'auteur sur le commerce qu'on y pourroit faire, XXI, 23.
Si on y établissoit une religion, il faudroit, quant au nombre des fêtes, se conformer au climat, XXIV, 23. Le dogme de la métempsycose y est utile; raisons physiques, XXIV, 24. Précepte de la religion de ce pays, qui ne pourroient pas être exécutés ailleurs, XXIV, 26. Jalousie que l'on y a pour sa caste. Quels y senties successeurs à la couronne, XXVI, 6. Pourquoi les mariages entre beau-frère et belle-sœur y sont permis, XXVI, li. De ce que les femmes s'y brûlent, s'ensuitil qu'il n'y ait pas de douceur dans le caractère des Indiens ?
D. ÏI" pa; lie. art. Climat.
Indiens. Raisons physiques de la force et de la foiblesse qui se trouvent tout à la fois dans le
TABLE ANALYTIOUE
caractère de ces peuples, XIV, H. | Font consister le souverain bien \ dans le repos ; raisons physiques de ce système. Les législateurs le doivent combattre, en y établissant des lois toutes pratiques, ' XIV, 5. La douceur de leur carac- | tère a produit la douceur de leurs lois, XXVI, 14. La croyance ; où ils sont que les eaux du Gan^ saiiciifient ceux qui meurent sur ses bords, est très-pornicieuse, XXIV, 14. Leur système sur l'immortalitc de l'âme. Ce système est cause qu'il n'y a, chez eux, que les innocents qui souffrent une mort violente, XXIV, 21.
Leur religion est mauvaise, en ce quelle inspire de l'horreur aux castes les unes pour les autres, et qu'il y a tel Indien qui se croiroit déshonoré s'il mangeoit avec son roi, XXIV, 22. Raison singulière qui leur fait détester les mahométans, ibid. Ceux des pays froids ont moins de divertissements que les autres ; raisons physiques, XXIV, 23.
Indus. Comment les anciens ont fait usage de ce fleuve pour lo commerce, XXI, 8.
Induslne. Moyens de l'encourager, XIV, 9. Celle d'une nation vient de sa vanité, XIX, 9.
Informations. Quand commencèrent à devenir secrètes, XXVIll, 34.
Ingénus. Quelles femmes pouvoient épouser à Home, XXIII, 2L
Injures. Celles qui sont dans les livres ne font nulle impression sur les gens sages, et prouvent seulement que celui qui les a écrites sait dire des injures, D. Première partie, seconde objection.
Inquisiteurs. Persécutent les Juifs plutôt comme leurs propres enne-
mis, que comme cnnen is de la religion, XXV. 13.
Voyez Inquisition.
Inquisiteurs d'état. Leur utilité à Venise, II, 3. Durée de cette magistrature. Comment elle s'exerce, sur quel crime elle s'exerce, ibid. Pourquoi il y en a à Venise, XI, 6. Moyen de suppléer à cette magistrature despotique, ibid.
Inquisition. A tort de se plaindre de ce qu'au Japon on fait mourir les chrétiens à, petit feu, XXV, 13.
Son injuste cruauté démontrée dans les remontrances adressées aux inquisiteurs d'Espagne et de Portugal, ibid. Xe doit pas faire brûler les Juifs, j^arce qu'ils suivent une religion qui leur a été inspirée par leurs pères, que toutes les lois les obligent de regarder comme des dieux sur la terre, ibid. En voulant établir la religion chrétienne par le feu, elle lui a ôté l'avantage qu'elle a sur le mahométisme, qui s'est établi par le fer, ibid. Fait jouer aux chrétiens le rôle des Dioclétietis ; et aux Juifs celui des chrétiens, ibid.
Est contraire à la religion de Jésus-Christ, à l'humanité, et à la justice, ibid. Il semble qu'elle veut cacher la vérité en la proposant par des supplices, i6id Ne doit pas faire brûler les Juifs, parce qu'ils ne veulent pas feindre une abjuration, et profaner nos mystères, ibid. Ne doit pas faire mourir les Juifs, parce qu'ils professent une religion que Dieu leur a donnée, et qu'ils croient qu'il leur donne encore , ibid. Déshonore un siècle éclairé comme le nôtre, et le fera placer, par la postérité, au nombre des siècles barbares, ibid. Par qui, comment
ET ALPHABÉTIQUE
établie: ce tribunal est insupportable dans toutes sortes de gnivernemcnts, XXVI, 11. Abus injuste de ce tribunal, XXVI, l'2.
Ses lois ont toutes été tirées de celles des Wisigoths, cfue le clergé avolt rédigées, et que les moines n'ont fait que copier, XXVIII, 1.
Insinuation. Le droit d'insinuation est funeste aux peuples, et n'est utile qu'aux traitants, XIII, 9.
Instit'ites. Celles de Justinien donnent une fausse origine de l'esclavago, XV, 2.
Institutions. Règles que doivent se prescrire ceux qui en voudront faire de nouvelles, IV, 6. Il y a des cas où les institutions singulières peuvent être bonnes, IV, 7.
Insulaires. Voyez Iles.
Insulte. Un monarque doit toujours s'en abstenir : preuves par faits, XII, -28.
Insurrection. Ce que c'ctoit, et quel avantage en retiroient les Cretois.
On s'en sert, en Pologne, avec bien moins d'avantage, que l'on u." faisoit en Crête, VIII, M.
Intérêts. Dans quels cas l'état peut diminuer ceux de Targent qu'il a emprunté : usage qu'il doit faire du profit de cette diminution, XXII, 18. Il est juste que l'argent prêté en produise: -si l'intérêt est trop fort, il ruine le commerce; s'il est trop foible, s'il n'est pas du tout permis, l'usure s'introduit, et le commerce est encore ruiné, ibid. Pourquoi les intérêts maritimes sont plus forts que les autres, XXII, 20. De ceux qui sont stipulés par contrat, XXII, 21.
Voyez Usure.
Interprétation des lois. Dans quel gouvernement peut être laissée aux juges, et dans quel gouverne-
ment elle doit leur être iuterdite, Intolérance morale. Ce dogme donne beaucoup d'attachement pour une religion qui l'enseigne. XXV, 2.
In truste, explication de cette expression, mal entendue par MM. Dignon et Ducange, XXX, 22.
Irlande. Les moyens qu'on a employés pour rétablissement d'une manufacture, devroient servir de modèles à tous les autres peuples pour encourager l'industrie, XIV, 9. État dans lequel l'Angleterre la contient, XIX, 27.
IsAAC l'Ange, empereur. Outra la
clémence, VI, 21.
Isis. C'étoit en son honneur que les Égyptiens épousoient leurs sœurs XXVI, 14.
Italie. Sa situation vers le milieu du règne de Louis XIV, contribua à la grandeur relative de la France, IX, 9. Il y a moins de liberté dans ses républiques, que dans nos monarchies: pourquoi, XI, G. La multitude des moines y vient de la nature du climat : comment on devroit arrêter le progrès d"un mal si pernicieux, XIV, 7. La lèpre y étoit avant les croisades : comment elle s'y étoit communiquée:
comment on en arrêta les progrès, XIV, 11. Pourquoi les navires n'y sont pas si bons qu'ailleurs, XXI, 6. Sou commerce fut ruiné par la découverte du cap de Bonne-Espérance, XXI, 21. Loi contraire au bien du commerce, dans quelque états dltalie, XXII, 15. La liberté sans bornes qu'y ont les enfants de se marier à leur goût, y est moins raisonnable qu'ailleurs, XXIII, 8. Étoit pleine de petits peuples, et rcgorgeoit d'habitants, avant les Romains.
TABLE ANALYTIQUE
XXIII, 18. Les hommes et les femmes y sont plutôt stériles que dans le nord, XXIII, 21. L'usage derécriture s'y conserva, malgré la barbarie qui le fit perdre partout ailleurs: c'est ce qui empêcha les coutumes de prévaloir sur les lois romaines dans les pays de droit écrit, XXVIII, 11. L'usage du combat judiciaire y fut porté par les Lombards, XXVIII, 18. On y suivit le code de Justinien, dès qu'il fut retrouvé, XXVIII, 42.
Pourquoi ses lois féodales sont différentes de celles do France, XXX, 11.
Ivrognerie. Raisons physiques du penchant des peuples du Xord pour le vin, XIV, 2. Est établie par toute la terre, en proportion de la froideur et de l'humidité, XIV, 10
Jacqles I. Pourquoi fit des lois somptuaires en Aragon. Quelles elles furent, VII, 5.
Jacqdes II, roi de Majorque. Paroît être le premier qui ait créé une partie publique, XXVIII, 36.
Jalousie. Il y en a de deux sortes; l'une de passion ; l'autre de coutumes, de mœurs, ou de lois: leur nature; leurs effets, II, 18
Janicule. Voyez Mont Janicule.
Japon. Les lois y sont impuissantes, parce qu'elles sont trop sévères, VI, 13. Exemples des lois atroces de cet empire, XII, 14. Pourquoi la fraude y est un crime capital, XIII, 11. Est tyrannisé par les lois, XIX, 4. Pertes que lui cause, sur son commerce, le privilège exclusif qu'il a accordé aux Hol-
landois et aux Chinois, XX, 9. Il fournit la preuve des avantages infinis que peut tirer du commerce une nation qui peut supporter à la fois une grande importation et une grande exportation, XX, 23. Quoiqu'un homme y ait plusieurs femmes, les enfants d'une seule sont légitimes, XXIII, 5. Il y naît plus de filles que de garçons ; il doit donc être plus peuplé que l'Europe, XXIII, 12. Cause physique de la grande population de cet empire, XXIII, 13. Si les lois y sont sévères et .sévèrement exécutées, c'est parce que la religion dominante dans cet empire n'a presque point de dogmes, et qu'elle ne promet aucun avenir, XXIV, 14. Il y a toujours, dans son sein, un commerce que la guerre ne ruine pas, XXIV, 16. Pourquoi les religions étrangères s'y sont établies avec tant de facilité, XXV, 2. Lors de la persécution du christianisme, ou s'y révolta plus contre la cruauté des supplices, que contre la durée des peines, XXV, 12. On y est autant autorisé à faire mourir les chrétiens à petit fou, que l'inquisition à faire brûler les Juifs, XXV, 13. C'est l'atrocité du caractère des peuples, et la soumission rigoureuse que le prince exige, qui rendent la religion chrétienne si odieuse dans ce pays. XXV, 14. On n'y disputejamais sur la religion. Toutes, hors celle des chrétiens, y sont indifférentes, ibid.
Japonais. Leur caractère bizarre et atroce. Quelles lois il auroit fallu leur donner, VI, 13. Exemple de la cruauté de ce peuple, ibid.
Ont des supplices qui font frémir
ET ALPHABÉTIQUE
la pudeur et la nature, XII, 14.
L'atrocité de leur caractère est la cause de la rigueur de leurs lois, XIV, 15. Conséquences funestes qu'ils tirent du dogme de l'immortalité do l'âme, XXIV, 11>. Tirent leur origine des Tartares. Pourquoi sont tolérants en fait de religion, XXV, 3.
Jaxarte. Pourquoi ce fleuve ne va plus jusqu'à la mer, XXI, 6.
Jésuites. Leur ambition : leur éloge, par rapport au Paraguay, IV, 6.
Jeu de fief' Origine de cet usage, XXVIII, 10.
JugeHienfs. Comment se prononçoient à Rome, VI, 3. Comment se prononcent en Angleterre, ibid. Manières dont ils se forment dans les différents gouvernements, VI, 4. Ceux qui sont rendus par le prince sont une source d'abus, VI, 5. Ne doivent être dans un état libre qu'un texte précis de de la loi: inconvénients des jui^ements arbitraires, XI, G. Détail des différentes espèces de jugements qui étoient en usage à Rome, XI, 18. Ce que c'étoit que fausser le jugement, XXVIII, 27.
En cas de partage, on prononçoit autrefois pour l'accusé ou pour le débiteur, ou pour le défendeur, ihid. Quelle en étoit la formule, dans les commencements de la monarchie, XXX, 18. Ne pouvoient jamais, dans les coramencemens de la monarchie, être rendus par un homme seul, ibid.
Jugement de la croix. Établi par Charlemagne, limité par Louis le Débonnaire, et aboli par Lothaire, XXVIII, 18.
Juger. C'étoit, dans les mœurs de nos pères, la môme chose que combattre XXVIII, ^27.
Juger (puissance de). Dans les états libres, doit être confiée au peuple, avec quelques précautions, VI, 5, XI, 18; ou à des magistrats momentanés, tirés du peuple, XI, 6.
Peu importe à qui la donner, quand le principe du gouvernement est corrompu, VIII, 12. Le despote peut se la réserver, VI, 5 Le monarque ne doit point se l'attribuer, ibid. Elle doit être donnée, dans une mon irchie, aux magistrats exclusivement, VI, 6.
Motifs qui en doivent exclure les ministres du monarque, ibid. Il n'y a point de liberté dans les états où elle se trouve dans la main qui à la puissance exécutrice et la puissance législative, XI, 6. Comment peut être adoucie, ibid. Dans quel cas peut être unie au pouvoir législatif, ibid.
Juges. A qui cette fonction doit être attribuée dans les différents gouvernements, M, 5. La corruption du principe du gouvernement, à Rome , empêcha d'en trouver, dans aucun corps , qui fussent intègres, VIII, 12; XI, 18. De quel corps doivent être pris dans un état libre, XI, 6. Doivent, dans un état libre, être de li condition de l'accusé, ibid. Ne doivent point, dans un état libre, avoir le droit de faire emprisonner un citoyen qui peut répondre de sa personne : exception, ibid. Se battoient, au commencement de la troisième race, contre ceux qui ne s'étoient pas soumis à leurs ordonnances, XXVIII, 19. ïerminoient les accusations intentées devant eux, en ordonnant aux parties de se battre, XXVIII, 20.
Quand commencèrent à juger
TABLE ANALYTIQUE
seuls, contre l'usage constamment observé dans la monarchie , XXVIII, 42. N'avoient autrefois d'autre moyen de connaître la vérité, tant dans le droit que dans le fait, que par la voie des enquêtes : comment on a suppléé à une voie si peu sure, XXVIII, 44.
Étoient les mêmes personnes que les rathimburges et les échevins, XXX, 18.
Juges de la question. Ce que c'étoit à Rome, et par qui ils étoient nommés, XI, 18.
Juges royaux. Ne pouvoicnt autrefois entrer dans aucun fief, pour y faire aucunes fonctions, XXX, 20.
Juifs (anciens). Loi qui maintenoit l'égalité entre eux,V, 5. Quel ctoit l'objet de leurs lois, XI, 5. Leurs lois sur la lèpre étoient tirées de la pratique des Égyptiens, XIV, 11.
Leurs lois sur la lèpre auroient dû nous servir de modèle pour arrêter la communication du mal vénérien, ibid. La férocité de leur caractère a quelquefois obligé Moïse de s'écarter, dans ses lois, de la loi naturelle, XV, 17. Comment ceux qui avoient plusieurs femmes dévoient se comporter avec elles, XVI, 7. Étendue et durée de leur commerce, XXI, 6. Leur religion encourageoitlapropagation,XXIII, 21. Pourquoi mirent leurs asiles dans des villes plutôt que dans leurs tabernacles ou dans leur temple, XXV, 3. Pourquoi avoient consacré une certaine famille au sacerdoce, XXV, 4. Ce fut une stupidité de leur part, de ne pas vouloir se défendre contre leurs ennemis, le jour du sabbat, XXVI, 7.
Juifs (modernes). Cliassés de France sous un faux prétexte, fondé sur la haine publique, XII, 5. Pour-
quoi ont fait seuls le commerce en Europe, dans les temps de barbarie : traitements injustes et cruels qu'ils ont essuyés : sont inventeurs des lettres de change, XXI, 20. L'ordonnance qui, en 1745, les chassoit de Moscovie, prouve que cetéiat ne peut cesser d'être despotique, XXII, 14. Pourquoi sont si attachés à leur religion, XXV, 2. Réfutation du raisonnement qu'ils emploient pour persister dans leur aveuglement, XXV, 13. L'inquisition commet une très -grande injustice en les persécutant , ibid. Les in quisiteurs les persécutent plutôt comme leurs propres ennemis, que comme ennemis de la religion, ibid. La Gaule méridionale étoit regardée comme leur prostibule : leur puissance empêcha les lois des Wisigoths de s'y établir, XXVIII, 7. Traités cruellement par les Wisigoths, XXIX, 1(3.
Julia (la loi). Avoit rendu le crime de lèse-majesté arbitraire, XII, 10.
Julien l'apostat. Par une fausse combinaison, causa une affreuse famine à Amioche. XXII, 7. On peut, sans se rendre complice de son apostasie, le regarder comme le prince le plus digne de gouverner les hommes, XXIV, 10. A quel motif il attribue la conversion de Constantin, XXIV, 13.
Julien (le comte). Son exemple prouve qu'un prince ne doit jamais insulter ses sujets, XII, 28.
Pourquoi entreprit de perdre sa patrie et son roi, XIV, 14.
Juridiction civile. C'étoit une des maximes fondamentales de la monarchie françoise, que cette juridiction résidoit toujours sur la môme tête que la puissance mili-
ET ALPHABÉTIQUE
taire ; et c'est dans ce double service que l'auteur trouve l'origine des justices seigneuriales, XXX,
Juridiction ecclésiastique. Nécessaire dans une monarchie, II, 4.
Nous sommes redevables de son établissement aux idées de Constantin sur la perfection, XXIII, 21.
Ses entreprises sur la juridiction laie, XXVIII, 40. Flux et reflux de la juridiction ecclésiastique, et de la juridiction laie, XXVIII, 41.
Juridiction royale. Comment elle recula les bornes de la juridiction ecclésiastique, et de celle des seigneurs : bien que causa cette révolution, XXVIII, 41.
Jurisconsultes l'omains. Se sont trompés sur l'origine de l'esclavage, XV, 2.
Jurisprudence. Causes de ses variations dans une monarchie : inconvénients de ses variations : remèdes, VI, 1. Est-ce cette science, ou la théologie, qu'il faut traiter dans les livres de jurisprudence?
D., article Célibat.
Jurisprudence française. Consistoit en procédés, au commencement de la troisième race, XXVIII, 19.
Quelle ctoit celle du combat judiciaire , XXVIII, 23. Varioit du temps de saint Louis, selon la différente nature des tribunaux, XXVIII, 'iO. Comment on en conservoit la mémoire, du temps oii l'écriture n'étoit point en usage, XXVIII, 34. Comment saint Louis en introduisit une uniforme par tout le royaume, XXVIII, 39.
Lorsqu'elle commença à devenir un art, les seigneurs perdirent l'usage d'assembler leurs pairs pour juger, XXVIII, 42. Pourquoi l'auteur n'est pas entré dans le
détail des changements insensibles qui en ont formé le carps , XXVIII, 45.
Jurisprudence romaine. Laquelle, de celle de la république, ou de celle des empereurs , étoit en usage en France, du temps de saint Louis, XXVIII, 38.
Justice. Ses rapports sont antéi leurs aux lois, I, 1. Les particuliers ne doivent jamais être autorisés à punir eux-mêmes le crime qu'ils dénoncent, XII, 17. Les sultans ne l'exercent qu'en l'outrant , XXVI, 24. Précautions que doivent prendre les lois qui permettent de se la faii-e à soi-même, XXIX, 15.
Nos pères entendoient par rendre la justice, protéger le coupable contre la vengeance de l'offensé, XXX, 20. Ce que nos pères appeloient rendre la justice : ce droit ne pouvoit appartenir qu'à celui qui avoit le fief, à l'exclusion môme du roi : pourquoi, ibid.
Justice divine. A deux pactes avec les hommes, XXVI, 12.
Justice humaine. N'a qu'un pacte avec les hommes, XXVI, 12.
Justices seigneuriales. Sont nécessaires dans une monarchie, II. 4.
De qui ces tribunaux étoient composés : comment on appelloit des jugements qui s'y rendoient , XXVIII , 27. De quelque qualité que fussent les seigneurs, ils jngpoient en dernier ressort, sous la seconde race, toutes les matières qui étoic'it de leur compétence : quelle étoit cette compétence, X.WIII, 28. Ne ressortissoient point aux missi dominici, ibid. Pourquoi n'avoient pas toutes, du temps de saint Louis, la même jurisprudence, XXVIII, 29. L'auteur en trouve l'origine dans le
TABLE ANALYTIQUE
double service dont les' vassaux étoieut tenus dans les commencements de la monarchie, XX\, 18. L'auteur, pour nous conduire, comme par la main, àleur origine, entre dans le détail de la nature de celles qui étoient en usage chez les Germains, et chez les peuples sortis de la Germanie pour conquérir l'empire romain, ibid. Ce qu'on appelloit ainsi du temps de nos pères, XXX, '20. D'où vient le principe qui dit qu'elles sont patrimoniales en France, ibid. Ne tirent point leur origine des affranchissements que les rois et les seigneurs firent de leurs serfs, ni de l'usurpation des seigneurs sur les droits de lu couronne : preuves, ibid. Comment et dans quel temps les églises commencèrent à en posséder, XXX, 21. Étoient établies avant la fin de la seconde race, XXX, 22. Où trouve-t-on la preuve, au défaut des contrats originaires de concession, qu'elles étoient originairement attachées aux fiefs, ibid.
JusTixiEN. Maux qu'il causa à l'empire, en faisant la fonction de juge, VI, 5. Pourquoi le tribunal qu'il établit chez les Laziens leur parut insupportable, XIX, 2. Coup qu'il porta à la propagation, XXIII, 21 .
A-t-il raison d'appeler barbare le droit qu'ont les mâles de succéder an préjudice des filles? XXVI, C. En permettant au mari de reprendre sa femme, condamnée pour adultère , songea plus à la religion qu'à la pureté des mœurs, XXVI, !•. Avoit trop en vue l'indissolubilité du mariage, en abrogeant une loi de Constantin touchant celui des femmes qui se rcniaiient pendant l'absence de
leur mari, dont elles n'ont point de nouvelles, ibid. En permettant le divorce pour entrer en religion, s'éloignoit entièrement des principes des lois civiles, ibid. S'est trompé sur la nature des testaments per œs et libram, XXVII, I.
Contre l'esprit de toutes les anciennes lois, accorda aux mères la succession de leurs enfants, ibid. Ota jusqu'au moindre vestige du droit ancien touchant les successions : il crut suivre la nature, et se trompa, en écartant ce qu'il appela les embarras de l'ancienne jurisprudence , ibid.
Temps de la publication de son code, XXVllI, 42. Comment son droit fut apporté en France : autorité qu'on lui attribua dans les différentes provinces, ibid. Époques de la découverte de son Digeste : ce qui en résulta : changements qu'il opéra dans les tribunaux, ibid. Loi inutile de ce prince, XXIX, IG. Sa compilation n'est pas faite avec assez de choix, XXIX, n.
Vovez Novelles.
Kan des Tartares. Comment il est
proclamé : ce qu'il devient quand
il est vaincu, XVIII, 19.
Kur ou Kour. C'est le seul fleuve,
en Perse, qui soit navigable,
Lacédèmone. Sur quel original les lois de cette république avoient été copiées, IV, G. La sagesse de
ET xVLPHABÉTiQUE.
SCS loi» la mit en état de résister aux Macédoniens plus longtemps que les autres villes de la Grèce, ibid. On y pouvoit épouser sa sœur ulcrine et non sa sœur consanguine, V, 5. Tous les vieillards y étoient censeurs, V, 7.
Différence essentielle entre cette république et celle d'Athènes , quant à la subordination aux magistrats, ibid. Les éphores y maintenoient tous les états dans l'égalité, V, 8. Vice essentiel dans la constitution de cette république, VI, 3. Ne subsista longtemps, que parce qu'elle n'étendit point son territoire VIII , 16. Quel étoit l'objet de son gouvernement, XI, 5. C'étoit une république que les anciens prenoient pour une monarchie, XI, 9. C'est le seul état où deux rois aient été supportables, XI, 10. Excès de liberté et d'esclavage en même temps dans cette république, XI, 19. Pourquoi les esclaves y ébranlèrent le gouvernement, XV, 16. État injuste et cruel des esclaves dans cette république, XV, 17. Pourquoi l'aristocratie s'y établit plutôt qu'à Athènes, XVIII, 2. Les mœurs y donnoient le ton, XIX, 4. Les magistrats seuls y régloient les mariages, XXIII, 7. Les ordres du magistrat y étoient absolus, XXIX, 9. L'ignominie y étoit le plus grand des malheurs, et la foiblesse le plus grand des crimes, ibid. On y exerçoit les enfants au larcin ; et l'on ne punissoit que ceux qui se laissoient surprendre en flagrant délit, XXIX, 13. Ses usages sur le vol avoient été tirés de la Crète; et furent la source des lois romaines sur la même matière, ibid. Ses lois
sur le vol étoient bonnes pour elle, et ne valoient rien ailleurs, ibid.
Lacédémoniens. Leur humeur et leur caractère étoient opposés à ceux des Athéniens, XIX, 7. Ce n'étoit pas pour invoquer la Peur que ce peuple belliqueux lui avoit élevé un autel, XXIV, 'i.
Lamas. Comment justifient la loi qui , chez eux , permet à une femme, d'avoir plusieurs maris, XVI, 4.
Laockium ou Lao-sse. Sa doctrine entraîne trop dans la vie contemplative, XXIV, 2.
Larcin. Pourquoi on exerçoit les enfants de Lacédcmone à ce crime, XXIX, 13.
Latins. Qui étoient ceux que l'on nommoit ainsi à Rome, XXII, 22.
Laav, Bouleversement que son ignorance pensa causer, II, 4. Son système fit diminuer le prix de l'argent, XXII, 6. Danger de son système, XXII, 10. La loi, par laquelle il défendit d'avoir chez soi au delà d'une certaine somme en argent, étoit injuste et funeste.
Celle de César, qui portoit la même défense, étoit juste et sage, XXIX, 6.
Laziens. Pourquoi le tribunal que Justinien établit chez eux leur parut insupportable, XIX, 2.
Législateurs. En quoi les plus grands se sont principalement signalés, II, 2. Doivent conformer leurs lois au principe du gouvernement, Livre V. Ce qu'ils doivent avoir principalement en vue, VI, 9. Suites funestes de leur dureté, VI, 12. Comment doivent ramener les esprits d'un peuple que des peines trop rigoureuses ont rendu atroce, VI, 13. Comment doivent user des peines pécuniai-
TABLE ANALYTIQUE
res, et des peines corporelles, VI, 18. Ont plus besoin de sagesse dans les pays chauds,^ et surtout aux Indes, que dans nos climats, XIV, 3. Les mauvais sont ceux qui ont favorisé le vice du climat; les Ijons, ceux qui ont lutte contre le climat, XIV, fi. Belle règle qu'ils doivent suivre, XV, 10. Doivent forcer la nature du climat, quand il viole la loi naturelle des deux sexes, XVI, 12. Doivent se conformera l'esprit d'une nation, quand il n'est pas contraire à l'esprit du gouvernement, XIX, 5. Ne doivent point ignorer la différence qui se trouve entre les vices moraux et les vices politiques, XIX, 11. Règles qu'ils doivent se prescrire pour un état despotique, XIX, 12. Comment quelques-uns ont confondu les principes qui gouvernent les hommes, XIX, 16.
Devroient prendre Solon pour modèle, XIX, 21. Doivent, par rapport à la propagation, régler leur vues sur le climat, XXIII, 16.
Sont obligés de faire dos lois qui combattent les sentiments naturels mêmes, XXVJI, 1. Comment doivent introduire les lois utiles qui choquent les préjugés et les usages généraux, XXVIII, 3S, De quel esprit doivent être animés, XXIX, 1. Leurs lois se sentent toujours de leurs passions et de eurs préjugés, XXIX, 19. Où ontils appris ce qu'il faut prescrire pour gouverner les sociét's avec équité? D., I"^ partie, ii, huitième objection.
Lèfjislateurs romains. Sur quelles maximes ils réglèrent l'usure, après la destruction de la république, XXII, 22.
Législatif (corps). Doit-il être long-
temps sans être assemble? XI, 6.
Doit-il être toujours assemblé?
ibid. Doit-il avoir la faculté de s'assembler lui-même? ibid. Quel doit être son pouvoir vis-à-vis de la puissance exécutrice, ibid.
Législative (puissance). Voyez Puissance législative.
Legs. Pourquoi la loi Voconienne y mit des bornes, XXVII, 1 .
Lepidus. L'injustice de ce triumvir est une grande preuve de l'injustice des Romains de son temps, XII, 18.
Lèpre. Dans quel pays elle s'est étendue, XIV, 11.
Lépreux. Étoient morts civilement par la loi des Lombards, XIV, II.
Lèse-majesté (crime de). Précaution que l'on doit apporter dans la punition de ce ciime, XII, 7.
Lorsqu'il est vague, le gouvernement dégénère en despotisme, XII, 8. C'est un abus atroce de qualifier ainsi les actions qui ne le sont pas. Tyrannie monstrueuse exercée par les empereurs romains, sous prétexte de ce crime, ibid.
N'avoit point lieu sous les bons empereurs, quand il n'étoit pas direct, XII, 9. Ce que c'est proprement, suivant Ulpien , ibid.
Les pensées ne doivent point être regardées comme faisant partie de ce crime, XII. II. Ni les paroles indiscrètes XII, 12. Quand, et dans quels gouvernements, les écrits doivent être regardés comme crime de lèsc-majesté, XII, 13.
Calomnie dans ce crime. XII, 16.
Il est dangereux di; le trop punir dans une république, XII, 18.
Lettres anonymes. Sont odieuses, et ne méritent attention que quand il s'agit du salut du prince, XII, 2i. Lettres de change. Kpoque, et au-
teurs de leur établissement, XXI, 20. C'est à elles que nous sommes redevables de la modération des gouvernements d'aujourd'hui, et de l'anéantissement du machiavélisme, ibid. Ont arraché le commerce des bras de la mauvaise foi, pour le faire rentrer dans le sein de la probité, ibid.
Lettres de grâce. Leur utilité dans une monarchie, VI, 16.
Leudes. Nos premiers historiens nomment ainsi ce que nous appelions vassaux : leur origine, XXX, 16. Il paroît,que ce mot étoit proprement dit des vassaux du roi, ibid. Par qui étoient menés à la guerre, et qui ils y menoicnt, XXX, 17. Pourquoi leurs arrièrevassaux n'étoient pas menés à la guerre par les comtes, XXX, 18.
Étoient des comtes dans leurs seigneuries, ibid.
Voyez Vassaux.
Leuvigilde. Corrigea les lois des VVisigoths. XXVIII, 1.
Lévitique. Nous avons conservé ses dispositions sur les biens du clergé, excepté celles qui mettent des bornes à ces biens, XXV, 5.
Libelles. Voyez Écrits.
Liberté. Chacun a attaché à ce mot ridée qu'il a tirée du gouvernement dans lequel il vit, XI, 2. On a vu quelquefois confondre la liberté du peuple avec sa puissance, ibid. Juste idée que l'on doit se faire do la liberté ibid., XXVI, 2. On ne doit pas la confondre avec l'indépendance, XI, 3. Elle ne réside pas plus essentiellement dans les républiques qu'ailleurs, XI, 4. Constitution du gouvernement unique qui peut l'établir et la maintenir, ('6(d. lille est plus ou moins étendue , suivant l'objet
particulier que chaque état se propose, XI, 5. Existe principalement en Angleterre, XI, 6. Il n'y en a point dans les états où la puissance législative et l'exécutrice sont dans la même main, ibid. Il n'y en a point là où la puissance de juger est réunie à la législative et à l'exécutrice, ibid. Ce qui la forme, dans son rapport avec la constitution de l'état, XII, 1. Considérée dans le rapport qu'elle a avec le citoyen : en quoi elle consiste, ibid. Sur quoi est principalement fondée, XII, 2. Un homme qui, dans un pays où l'on suit les meilleures lois criminelles possibles, est condamné à être pendu, et doit l'être le lendemain, est plus libre qu'un bâcha ne l'est on Turquie, ibid. Est favorisée par la nature des peines et leur proportion, XII, 4. Comment on en suspend l'usage dans une république, XII, 19. On doit quelquefois, même dans les états les plus libres , jeter un voile dessus, ibid. Des choses qui l'attaquent dans la monarchie, XII, 22. Ses rapport avec la levée des tributs et la grandeur des revenus publics, XIII, 1; XIII, 12. Est mortellement attaquée en France, par la façon dont on y lève les impôts sur les boissons, XIII, 7.
L'impôt qui lui est le plus naturel, est celui sur les marchandises, XIII, 14. Quand on en abuse pour rendre les tnbuts excessifs, elle dégénère en servitude ; et l'on est obligé de diminuer les tributs, XIII, 15. Causes physiques qui font qu'il y en a plus en Europe que dans toutes les autres parties du monde ,
TABLE ANALYTIQUE
XVII, 3. Se (conserve mieux dans les montagnes qu'ailleurs, XVIIl, 2. Les terres sont cultivées en raison de la liberté, et non de la fertilité, XVHI, 3, Se maintient mieux dans les îles, que sur le continent, XVIII, 5. Convient dans les pa} s formes par l'industrie des hommes, XVIII, G. Celle dont jouissent les peuples qui ne cultivent point les terres est trèsgrande, XVIII, 14. Les Tartaros sont une exception à la règle précédente : pourquoi, XVIII, 19.
Est très-grande chez les peuples qui n'ont pas l'usage de la monnoic, XVIII, il. Exception à la règle précédente, XVIII, 18. De celle dont jouissent les Arabes,
XVIII, 19. Est quelquefois insupportable aux peuples qui ne sont pas accoutumés à en jouir ; causes et exemples de cette bizarrerie,
XIX, 2. Est une partie des coutumes du peuple libre, XIX, 27.
Effets bizarres et utiles qu'elle produit en Angleterre, ibid. Faculté que doivent avoir ceux qui en jouissent, ibid. Celle des Anglois se soutient quelquefois par les emprunts de la nation, ibid.
Ne s'accommode guère de la politesse, ibid. Rend superbes les nations qui en jouissent; les autres ne sont que vaines, ibid.
Ne rend pas les historiens plus véridiques que l'esclavage : pourquoi, ibid. Est naturelle aux peuples du nord, qui ont besoin de beaucoup d'activité et d'industrie pour se procurer Jcs biens que la nature leur refuse; elle est comme insupportable aux peuples du midi, auxquels la nature donne plus qu'ils n'ont besoin, XXI, 3. Est acquise aux hommes
par les lois politiques : conséquences qui en résultent, XXVJ, 15. On ne doit point décider par ces lois ce qui ne doit l'être que par celles qui concernent la propriété : conséquences de ce principe, ibid. Dans les commencements de la monarchie, les questions sur la liberté des particuliers ne pouvoient être jugées que dans les placites du comte , et non dans ceux des officiers , XXX,
Liberté civile. Époque de sa naissance à Rome, XII. 21.
Liberté de sortir du royaume. Devroit être accordée à tous les sujets d'un état despotique, XII,
Liberté d'un citoyen. En quoi elle consiste, XI, G; XII, 2. Il faut quelquefois priver un citoyen de sa liberté pour conserver celle de tous; exemple tiré de l'Angleterre, XII, 19. Lois qui y sont favorables dans la république, ibid. Un citoyen ne la peut pas vendre, pour devenir esclave d'un autre, XV, 2.
Liberté du commerçant. Est fort gênée dans les états libres, et fort étendue dans ceux où le pouvoir est absolu, XX, 12.
Liberté du commerce. Est fort limitée dans les états où le pouvoir est absolu, et fort libredanslesautres; pourquoi, XX, 12.
Liberté 'philosophique. En quoi elle consiste, XII, 2.
Liberté politique. En quoi elle consiste, XII, 2. Epoque de sa naissance à Rome, XII, 21.
Libre arbitre. Une religion qui admet ce dogme, a besoin d'être soutenue par des lois moins sévères qu'une autre, XXIV, 14.
Lieutenant. Celui du juge représente
ET ALPHABÉTIQUE
les anciens prud'hommes, qu'il étoit obligé de consulter autrefois, XXVIII, 42.
Ligne de démarcation du Pape Alexandre VI, XXT, 21.
Lods et ventes. Origine de ce droit, XXXI, 33.
LOI. Ce mot est celui pour lequel tout l'ouvrage a été compose. Il y est donc présenté sous un trèsgrand nombre de faces, et sous un très-grand nombre de rapports. On le trouvera ici divisé en autant déclasses que l'on a pu apercevoir de différentes faces principales.
Toutes ces classes sont rangées alphabétiquement, dans l'ordre qui suit : Loi Acilia. Loi de Gondebaud. Loi de Valentinien. Loi des Douze-Tables. Loi du talion.
Loi Gabinienne. Loi Oppienne. Loi Papienne. Loi Porcia. Loi salique.
Loi Valérienne. Loi Voconienne.
Lois (ce mot pris dans sa signification générique.) Lois agraires.
Lois barbares. Lois civiles. Lois civiles des Français. Lois civiles sur les fiefs. Lois [clergé). Lois (climat). Lois (commerce). Lois (conspiration). Lois Cornéliennes.
Lois criminelles. Lois d'Angleterre. Lois de Crète. Lois de la Grèce. Lois de la morale. Lois de l'éducation. Lois de Lycurgue.
Lois de Moïse. Lois de M Penn.
Lois de Platon. Lois des Bavarois.
Lois des Bourguignons. Lois des Lombards. Lois (despotisme). Lois des Saxons. Lois des Wisigoths. Lois divines. Lois domestiques.
Lois du mouvement. Lois (égalité).
Lois (esclavage). Lois (Espagne).
Lois féodales. Lois (France). Lois humaines. Lois (Japon). Lois Juliennes. Lois (liberté). Lois (mariage). Lois (mœurs). Lois (mo-
narchie). Lois (ttionnoie). Lois naturelles. Lois (Orient). Lois politiques. Lois positives. Lois ( république ). Lois ( religion ).
Lois ripuaires. Lois romaines.
Lois sacrées. Lois (sobriété). Lois somptuaires. Lois (suicide). Lois (terrain).
Loi Acilia. Les circonstances où elle a été rendue, en font une des plus sages lois qu'il y ait, VI, 14.
Loi de Gondebaud. Quel en étoit le caractère, l'objet, XXVIIl, 4.
Loi de Valentinien permettant la polygamie dans l'empire : pourquoi ne réussit pas, XVI, 2.
Loi des Douze Tables. Pourquoi imposoit des peines trop sévères, VI, 15. Dans quel cas admettoit la loi du talion, VI, 19. Changement sage qu'elle apporta dans le pouvoir de juger à Rome, XI, 18. Ne contenoit aucune disposition touchant les usures, XXII, 22. A qui elle dcféroit la succession, XXVII, I. Pourquoi permcttoità un testateur de se choisir tel citoyen qu'il jugeoit à propos pour héritier, contre toutes les précautions que l'onavoit prises pour empêcher les biens d'une famille dépasser dans une autre, XXVII, 1. Est-il vrai qu'elle ait autorisé le créancier à couper par morceaux le débiteur insolvable? XXIX, 2. La différence qu'elle mettoit entre le voleur manifeste, et le voleur non manifeste, n'avoit aucune liaison avec les autres lois civiles des Romains :
d'où cette disposition avoit été tirée, XXIX, 13. Comment avoit ratifié la disposition par laquelle elle permettoit de tuer un voleur qui se mettoit en défense, XXIX, 15. Est un modèle de précision, XXIX, 1(3.
TABLE ANALYTIQUE
Loi du talion. Voyez Talion.
LoiGabinienne. Ce que c'ctoit,XXII,
LoiOppienne. Pourquoi Caton fit des efforts pour la faire recevoir. Quel étoit le but de cette loi ; XXVII,
Loi Papienne. Ses dispositions touchant les mariages, XXVI, 13.
Dans quel temps, par qui, et dans quelle vue elle fut faite, XXVII, 1.
Loi Porcia. Comment rendit sans application colles qui avoient fixé des peines, VI, 15.
Loi salique. Origine et explication de celle que nous nommons ainsi, XVIII, 22. Disposition de cette loi touchant les successions, ;6irf. ^'a jamais eu pour objet la préférence d'un sexe sur un autre, ni la perpétuité de la famille, du nom, etc.
Elle n'éioit qu'économique : preuves tirées du texte môme de cette loi, ibid. Ordre qu'elle avoit établi dans les successions : elle n'exclut pas indistinctement les filles de la terre salique, ibid. S'explique par celles des Francs ripuaires et des Saxons, ibid. C'est elle qui a affecté la couronne aux mâles exclusivement, ibid. C'est en vertu de sa disposition, que tous les frères succcdoicnt également à la couronne, ibid. Elle ne put être rédigée qu'après que les Francs furent sortis de la Germanie, leur pays, XXVIII, 1 . Les rois de la première race en retranchèrent ce qui ne pouvoit s'accorder avec le christianisme, et en laissèrent subsister tout le fonds, ibid.
Le clergé n'y a point mis la main, comme aux autres lois barbares; et elle n'a point admis de peines corporelles, ibid. Différence capitale entre elle et celles des Wisi-
goths et des Bourguignons, XXVIII 3 et 13. Tarif des sommes qu'elle imposoit pour la punition des crimes. Distinctions affligeantes qu'elle meltoit, à cet égard, entre les Francs et les Romains, XXVIII,
3. Pourquoi acquit-elle une autorité presque générale dans le pays des Francs, tandis que le droit romain s'y perdit peu à peu? XXVIII,
4. N'avoit point lieu en Bourgogne : preuves, ibid. Ne fut jamais reçue dans le pays de l'établissement des Goths, ibid. Comment cessa d'être en usage chez les François, XXVIII, 9. On y ajouta plusieurs capitulaires, XXVIII, 10.
Étoit personnelle seulement, ou territoriale seulement, ou l'un et l'autre à la fois, suivant les circonstances; et c'est cette variation qui est la source de nos communes, XXVIII, 12. N'admit point l'usage des preuves négatives, XXVIII, 13. Exception à ce qui vient d'être dit, XXVIII, 14 et 10.
N'admit point la preuve par le combat judiciaire, XXVIII, li.
Admettoit la preuve par l'eau bouillante : tempérament dont elle usoit, pour adoucir la rigueur de cette cruelle épreuve, XXVIII, 10. Pourquoi tomba dans l'oubli, XXVIII, 19. Combien adjugeoit de composition à celui à qui on avoit repioché d'avoir laissé son bouclier : réformée, à cet égard, par Charlemague, XXVIII, 21. Appelle hommes qui sont sous la foi du roi, ce que nous appelons vassaux, XXX, 10.
Loi Valérienne. Quelle en fut l'occasion : ce qu'elle contenoit, XI,
Loi Voconienne. Étoit-ce une injustice, dans cette loi, de ne pas per-
ET ALPHABÉTIQUE
mettre d'instituer une femme héritière, pas môme sa fille unique? XXVI, 6. Dans quel temps et à quelle occasion fut faite : éclaircissement sur cotte loi, XXVII, i.
Comment on trouva, dans les formes judiciaires, le moyen de l'éluder, ibid. Sacrifioit le citoyen et l'homme, et ne s'occupoit que de la l'épublique, ibid. Cas où la loi papienne en fit cesser la prohibition, en faveur de la propagation, ibid. Par quels degrés on parvint à l'abolir tout à fait, ibid.
Lois. Leur définition, I, 1. Tous les êtres ont des lois relatives à leur nature; ce qui prouve l'absurdité de la fatalité imaginée par les matérialistes, ibid. Dérive de la raison primitive, ibid. Celles de la création sont les mêmes que celles de la conservation, ibid. Entre celles qui gouvernent les êtres intelligents, il y en a qui sont éternelles : qui elles sont, ibid.
La loi qui prescrit de se conformer à celles de la société dans laquelle on vit, est antérieure à la loi positive, ibtd. Sont suivies plus constamment par le monde physique, que par le monde intelligent : pourquoi, ibid. Considérées dans le rapport que les peuples ont entre eux, forment le droit des gens; dans le rapport qu'ont ceux qui gouvernent avec ceux qui sont gouvernés, forment le droit politique; dans le rapport que tous les citoyens ont entre eux, forment le droit civil, I, 3. Les rapports qu'elles ont entre elles, ibid. Leur rapport avec la force défensive, Livre IX; avec la force offensive, Livre X. Diverses sortes de celles qui gouvernent les hommes ; 1, le droit naturel;
2, le droit divin ; 3, le droit ecclésiastique ou canonique ; 4, le droit des gens; 5, le droit politique général ; 6, le droit politique particulier; 7, le droit de conquête; 8, le droit civil; 9, le droit domestique. C'est dans ces diverses classes qu'il faut trouver les rapports que les lois doivent avoir avec l'ordre des choses sur lesquelles elles statuent, Livre XXYI. Les êtres intelligents ne suivent pas toujours les leurs; XXVI, 14. Le