‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 128 sur 251 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

DE l'État de rome après la mort de césar.

Il étoit tellement impossible que la république pût se rétablir, qu'il arriva, ce qu'on n'avoit jamais encore vu, qu'il n'y eut plus de tyran, et qu'il n'y eut pas de liberté * : car les causes qui l'avoient détruite subsistoient toujours

Les conjurés n'avoient formé de plan que pour la conjuration, et n'en avoient point fait pour la soutenir.

Après l'action faite, ils se retirèrent au Capitole ; le sénat ne s'assembla pas, et, le lendemain, Lépidus, qui cherchoit le trouble, se saisit, avec des gens armés, de la place romaine

Les soldats vétérans, qui craignoient qu'on ne répétât ^ les dons immenses qu'ils avoient reçus, entrèrent dans Rome : cela fit que le sénat approuva tous les actes de César, et que, conciliant les extrêmes, il accorda une amnistie aux conjurés; ce qui produisit une fausse paix.

César, avant sa mort, se préparant à son expédition contre les Parthes, avoit nommé des magistrats pour plusieurs années, afm qu'il eût des gens à lui qui maintins-

1. Lettres familières de Cicéron, XII, i, et tout le quatorzième livre des Lettres à Atticus.

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