Le préfet do la ville et les prétoriens
4. Il régla que les soldats prétoriens auroient cinq mille drachmes [4,347 francs]; deux mille après seize ans do service, et les trois autres mille drachmes après vingt ans. Dion, in Aujust. (M.)
m GRANDEUR DES ROMAINS, GHAP. XIII.
terres incultes, et devenoient de dangereux citoyens* : mais, si on les distribuoit par légions, les ambitieux pouvoient trouver, contre la république, des armées dans un moment.
Auguste fit des établissements fixes pour la marine. Comme, avant lui, les Romains n'avoient point eu des corps perpétuels de troupes de terre, ils n'en avoient point non plus de troupes de mer. Les flottes d'Auguste eurent pour objet principal la sûreté des convois, et la communication des diverses parties de l'empire : car d'ailleurs les Romains étoient les maîtres de toute la Méditerranée ; on ne navigeoit, dans ces temps-là, que dans cette mer ; et ils n'avoient aucun ennemi à craindre-.
Dion remarque très-bien que, depuis les empereurs, il fut plus difficile d'écrire l'histoire : tout devint secret ; toutes les dépêches des provinces furent portées dans le cabinet des empereurs ; on ne sut plus que ce que la folie et la hardiesse des tyrans ne voulut point cacher, ou ce que les historiens conjecturèrent.
1. Voyez Tacite, Annal., liv. XIV, ch. xxvri, sur les soldats menés à Tarente et à Antium. (M.)
2. A. Auguste fit des établissements fixes pour la marine. Avant lui les Romains n'en avoient point eu. Comme ils étoient maîtres de la Méditerranée, et qu'on ne navigeoit dans ce temps là que dans cette mer, ils n'avoient aucun ennemi à craindre.