‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 142 sur 251 · A. Où c'est un crime capital de boire, etc · texte numérisé non relu

A. Où c'est un crime capital de boire, etc

5. En Angleterre il était défendu de boire à la santé du jeune homme qui est de l'autre côté de Veau, c'est à-dirc du prétendant.

marques de deuil, de regret et de désespoir, que l'on ne trouve plus parmi nous. Il faut voir les historiens décrire la désolation publique^ si grande, si longue, si peu modérée : et cela n'étoit pas joué ; car le corps entier du peuple n'affecte, ne flatte, ni ne dissimule.

Le peuple romain, qui n'avoit plus de part au gouvernement, composé presque d'affranchis, ou de gens sans industrie qui vivoient aux dépens du trésor public, ne sentoit que son impuissance; il s'affligeoit comme les enfants et les femmes, qui se désolent par le senthiient de leur foiblesse : il étoit mal; il plaça ses craintes et ses espérances sur la personne de Germanicus; et, cet objet lui étant enlevé, il tomba dans le désespoir.

Il n'y a point de gens qui craignent si fort les malheurs, que ceux que la misère de leur condition pourroit rassurer, et qui devroient dire, avec Andromaqae : Plût à Dieu que je craignisse!^ H y a aujourd'hui, à Naples, cinquante mille hommes ^ qui ne vivent que d'herbe, et n'ont, pour tout bien, que la moitié d'un habit de toile : ces gens-là, les plus malheureux de la terre, tombent dans un abattement affreux à la moindre fumée du Vésuve ; ils ont la sottise de craindre de devenir malheureux.

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